Ptit_loupo a écrit:jacques89 a écrit:1) Combien de km parcourt la tonne de déchets entre le point de collecte et le centre de tri? (1 camion du type utilisé c'est en moyenne 1 kg de CO2 par km- il faut penser que la grue utilisée par le camion a besoin de son énergie pour fonctionner). Il faut penser aussi que pour arriver à une tonne de bouteilles plastiques il faut remplir une benne de 30 m³. Les plus gros camions en portent 2 (pour un 26 tonnes, bonjour l'efficacité...).
C'est également valable pour les déchets allant à l'incinérateur.
Tout a fait, mais les conditions de dépôt/stockage peuvent être adaptées. Déjà, il n'est plus nécessaire de séparer les emballages des papiers, par exemple (cela se fait déjà avant l'envoi en centre de tri). Ce mélange permet un "auto-compactage". De plus, si la collecte se fait au porte à porte, la benne peut compacter tous les déchets (secs) qu'elle collecte: six fois moins de volume. Actuellement, le compactage des papiers et emballages en collecte au porte à porte pose des problèmes de séparation dans les centres de tri équipés de détecteurs laser et de soufflettes. C'est le mauvais côté de la mécanisation.
Ptit_loupo a écrit:Le reste est tronqué : tu parles du transport des déchets au centre de tri puis au centre de recyclage donc la suite du centre de recyclage à l'usine de construction et au final au magasin/ Mais il manque l'autre version des déchets transportés à l'incinérateur donc détruit et il faudra en extraire à nouveau ailleurs et les transporter par différents intermédiaire avant d'avoir un produit à vendre.
Une fois le produit recyclé, je considère que les GES produits pour sa transformation sont comparables à ceux produits par la transformation de la matière première. C'est l'objectif du recyclage: produire de la matière première!
Quant à la destruction des déchets, c'est bien, pour moi, un objectif! Que ce soient les plastiques ou le papier, on voit bien que les efforts de réduction à la source restent vains. Les plastiques polluent nos océans et les papiers nos rivières. De plus on est revenu sur les slogans du type "la consommation de papier détruit nos forêts". Le "bois énergie" revient à la mode dans la conscience Ecolo, et on se rend bien compte qu'on a tout intérêt à maintenir la rentabilité de nos forêts qui souffriraient plus de l'absence d'exploitation que d'une production bien gérée. Les labels en font foi.
Ptit_loupo a écrit:De plus il y a une focalisation sur le CO2. Hors le recyclage permet d'éviter bien d'autres sources de pollutions : cela allant de l'extraction parfois dans des conditions déplorables par l'exploitation des travailleurs, à la protection de l'environnement : limitation de fuite de pétrole, déforestation pour les mines etc Car la où est l'aberration c'est de brûler des matériaux fossiles dont les ressources ne vont qu'en diminuant alors qu'on pourrait les conserver en les recyclant.
Là, je constate que nous n'avons pas la même vision globale de l'avenir énergétique. Pour moi, brûler ce qui pollue permettra à terme de développer les énergies propres. Si on y parvient, on n'aura plus besoin d'aller colmater les fuites sous les plates-formes pétrolières.