• Publicité

Le FORUM ECO-CITOYEN est désormais fermé ! Il reste ouvert uniquement pour l'accès à la lecture des sujets à considérer comme base de donnée. Merci à tous pour votre participation et à bientôt sur de nouveaux supports !

Vin et Environnement

Cette notion de Réchauffement Climatique est désormais connue du grand public. Ce forum parle des discours scientifiques, des exemples, des risques mais aussi des solutions existante ou probable.

Modérateur: Modérateurs

Vin et Environnement

Messagede Admin » Jeu Mar 29, 2007 5:01 am

Bonjour,

Après les routiers, il y a quelques jours, les véritables acteurs économiques semblent commencer à se retrousser les manches afin de faire face au réchauffement climatique, preuve qu'il est bien réel d'ailleurs ... ;-)

Donc après les routiers ( http://www.eco-citoyen.org/Forum/des-ro ... t2153.html ) Voici les viticulteurs qui organisent un colloque pour savoir QUOI faire !!

AFP a écrit: mercredi 28 mars 2007, 16h36
Vignobles: l'impact du réchauffement climatique, thème d'un colloque à Dijon

DIJON (AFP) - Un colloque international avec pour thème "l'impact probable" du réchauffement climatique sur les vignobles s'est ouvert mercredi à Dijon en présence d'une centaine de chercheurs et professionnels du monde viticole issus de plusieurs pays.
L'objectif de la rencontre est de faire le point des "connaissances actuelles sur les conséquences du réchauffement climatique sur la vigne et le vin", et de dresser les perspectives sur les "changements à venir en matière de pratiques culturales et de vinification".


Placé sous l'égide de la Chaire Unesco "Vin et Culture" octroyée à l'université de Bourgogne en octobre dernier, ce colloque est organisé conjointement par le Centre de Recherches de Climatologie (UMR 5210/CNRS) et l'Institut Universitaire de la Vigne et du Vin (IUVV) de l'université de Bourgogne, ainsi que le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) basé à Beaune.

Les organisateurs insistent sur le caractère "international" de l'événement. Outre les représentants des différentes régions viticoles de France, plusieurs pays européens dont l'Allemagne, la Suisse, le Portugal, l'Italie, l'Espagne ou la Roumanie, les Etats-Unis et l'Afrique du Sud seront présents.

Le caractère interdisciplinaire de la rencontre est illustré par la participation de l'ensemble des professionnels du monde viticole et la venue de scientifiques de différentes disciplines, ainsi que d'économistes et même d'historiens.

Les débats se poursuivront jusqu'à jeudi soir à l'université de Bourgogne à Dijon.

Vendredi, une table ronde ouverte au grand public réunira les scientifiques et les professionnels du monde vitivinicole au lycée viticole de Beaune (Côte d'or).
Avatar de l’utilisateur
Admin
Webmaster
Webmaster
 
Messages: 8780
Photos: 112
Inscription: Mar Sep 20, 2005 7:29 am
Localisation: Proche de vous
A remercié: 8 fois
A été remercié: 2 fois

Publicité

Messagede zouzou » Sam Mar 31, 2007 8:26 am

En tout cas, c'est une prise de conscience du réchauffement dans la mesure ou pour les vignerons, effectivement, 1° de plus ou de moins, ça peut avoir des conséquences importantes !

Extrait AFP qui parle de la même chose :
DIJON, 29 mars 2007 (AFP) - La vigne, dont les spécificités sont très liées à des critères météorologiques, s'apprête à vivre une phase de grande mutation --notamment géographique-- en raison du réchauffement de la planète, selon des scientifiques réunis à Dijon à l'occasion d'un colloque (28-30 mars).
Températures mais aussi précipitations et ensoleillement: "la vigne est très fortement influencée par le climat", note Bernard Seguin, de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) d'Avignon, un des spécialistes présents à l'Université de Bourgogne qui abrite le colloque sur le thème: "Réchauffement climatique, quels impacts probables sur les vignobles?".
La date des vendanges est à ce titre un outil précieux de l'évolution
climatique: "une variation d'un degré par rapport à la normale entre mai et août entraîne une variation de 10 jours de la date des vendanges", explique Valérie Daux, du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement.
"En disposant d'une longue série de dates de vendanges, et en tenant compte de l'influence exercée par des facteurs extraclimatiques, on peut établir des variations décennales et séculaires du climat", souligne Luca Bonardi, de l'Institut de géographie humaine de l'Université de Milan.
Grâce aux études d'Emmanuel Le Roy Ladurie, membre de l'Institut de France, également présent à Dijon, "+la méthode des vendanges+ a permis des reconstructions assez fidèles concernant les six derniers siècles du climat en France", observe M. Bonardi.
A l'étude du seul XXe siècle, le constat du réchauffement climatique est
sans appel. "Vers 1945, les vendanges à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse) intervenaient début octobre. Aujourd'hui, c'est début septembre", relève Bernard Seguin.
En outre, la perspective scientifique d'un réchauffement croissant de la
planète devrait avoir des effets majeurs sur l'emplacement des vignobles.
"En Europe, la limite septentrionale de la culture s'étendait en 1946 de la Bretagne à l'Ukraine, en passant par Paris et Berlin. D'ici 2100, elle devrait remonter jusqu'en Scandinavie", fait valoir le scientifique de l'Inra.
En 2050, "on pourrait assister dans le sud de la France à des vendanges début août. Et les Côtes du Rhône ressembleront peut-être à du Sidi Brahim", un vin d'Afrique du Nord, estime-t-il.


Mais pour les solutions....
Je ne suis pas très sûre qu'ils aillent jusqu'à en conclure de limiter les produits chimiques dont la fabrication coûte en Co2... :siffle:
Avatar de l’utilisateur
zouzou
Ours
Ours
 
Messages: 780
Inscription: Mer Mar 22, 2006 10:14 pm
Localisation: iDf
A remercié: 0 fois
A été remercié: 0 fois

Messagede Mr.ecologie » Sam Mar 31, 2007 7:47 pm

Bonjour,

Voici encore un article de l'A.F.P sur le vin et le réchauffement climatique:

Une année chaude est souvent associée à un grand millésime mais, par ses excès, le réchauffement climatique pourrait d'ici la fin du siècle avoir des effets contraires sur le vin produit dans certaines régions méridionales.

"Les premières études sur les conséquences du changement climatique montrent que le réchauffement a globalement favorisé la qualité du vin", note Grégory Jones, scientifique américain lors d'un colloque réunissant à Dijon une centaine d'experts sur le thème "Réchauffement climatique, quels impacts probables sur les vignobles?".

"Mais à l'avenir, le réchauffement pourrait devenir néfaste dans de nombreuses régions", ajoute ce scientifique de l'Université du Sud Oregon, évoquant les problèmes d'irrigation liés aux sécheresses, le développement de maladies ou encore l'érosion des sols du fait de la répétition des inondations.

Bernard Seguin, de l'Institut national de recherche agronomique (Inra), confirme: "La chaleur, c'est plutôt une bonne chose... jusqu'à un certain seuil".

La canicule qui a frappé l'Europe en 2003 présage de ce qui pourrait se produire fréquemment à l'avenir. "Elle a globalement été positive pour les récoltes du nord de la France, mais moins dans le sud", relève-t-il.

D'une manière plus générale, les régions les plus menacées sont logiquement celles qui disposent des climats les plus chauds, comme l'Europe du Sud ou la Californie: dans ce dernier Etat, si rien n'est fait, seules les zones côtières, tempérées par l'océan, seront encore en mesure de cultiver la vigne à l'horizon 2100, estime Grégory Jones.

Face à ce défi, scientifiques et professionnels du monde viticole se mobilisent pour trouver des parades.

Spécialiste des vignobles espagnols, Gemma Mollevi évoque la possibilité de planter les vignes à "ras du sol" - pour mieux conserver l'humidité et protéger les raisins du soleil - ou encore développer "l'irrigation contrôlée".

"Il est urgent d'appliquer des mesures dans les zones les plus chaudes et arides de l'Espagne", assure-t-elle.

Dans le Bordelais, les recherches s'organisent, affirme un spécialiste local du monde viticole. Il s'agit avant tout de travailler scientifiquement sur l'adaptation à la chaleur de certains pieds de vigne au sein d'un même cépage, tout en luttant contre les effets pervers sur le goût du vin d'une trop forte chaleur (teneur en sucre et degré d'alcool trop élevés par exemple).

Jean-Claude Hinnewinkel, géographe à l'université de Bordeaux, en appelle à la capacité d'adaptation de la filière viticole. Selon lui, le changement climatique est "comparable" aux mutations du marché et le monde viticole doit y répondre "rapidement": en "repensant son organisation pour s'adapter à cette nouvelle donne".
RACINES 49: Réseau d'Associations et de Collectifs d'Informations pour une Nature et un Environnement Sauvegardés: http://www.racines49.org/
Avatar de l’utilisateur
Mr.ecologie
Eléphant
Eléphant
 
Messages: 1238
Photos: 7
Inscription: Lun Jan 22, 2007 2:34 pm
Localisation: Angers, Maine et Loire, 49
A remercié: 0 fois
A été remercié: 0 fois

Messagede grenouille » Dim Mai 06, 2007 2:08 pm

Dans un autre domaine, les recherches menées par l'ONF ont montré que la période de végétation moyenne pour les arbres en métropole s'est accrue d'un mois en 60 ans (15j au printemps, autant en hiver).
Les arbres poussent aussi plus vite (chaleur + taux de co2 plus fort)
grenouille
Koala
Koala
 
Messages: 131
Inscription: Ven Mai 04, 2007 10:17 pm
Localisation: Nantes
A remercié: 0 fois
A été remercié: 0 fois

Messagede Lord69 » Dim Mai 06, 2007 2:39 pm

Mes connaissances viticulteurs bio s'en tirent mieux sur le terrain que les non bio (il semble que leur vignes est plus adaptable). J'espère que ce constat va perdurer, parce que la vie sans vin ce serait triste
L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul (Gandhi)
Avatar de l’utilisateur
Lord69
Dinosaure du Forum
Dinosaure du Forum
 
Messages: 5120
Inscription: Mer Oct 12, 2005 6:23 pm
Localisation: Villeurbanne (pas loin de Lyon)
A remercié: 0 fois
A été remercié: 3 fois

Messagede pipoune » Dim Mai 06, 2007 4:27 pm

grenouille a écrit:Dans un autre domaine, les recherches menées par l'ONF ont montré que la période de végétation moyenne pour les arbres en métropole s'est accrue d'un mois en 60 ans (15j au printemps, autant en hiver).
Les arbres poussent aussi plus vite (chaleur + taux de co2 plus fort)


certes, mais quelles sont les conséquences de la pollution sur ces arbres? les troncs de certains arbres sont noirs (il n'y a pas que du CO2 dans l'air) :siffle:

si tu as des infos ;-)
j'aime les chats qui ont des poils aux doigts
Avatar de l’utilisateur
pipoune
Dinosaure du Forum
Dinosaure du Forum
 
Messages: 3122
Inscription: Ven Mar 10, 2006 1:30 pm
A remercié: 0 fois
A été remercié: 0 fois

Messagede grenouille » Dim Mai 06, 2007 5:42 pm

On dévie du topic original mais bon...
Troncs noirs ? Sur des hêtres probablement, il s'agit de lichens et non de pollution.
Sinon, concernant les agents polluants, difficile de généraliser, ils sont tellement nombreux...donc à effets très variables... :-|
Enfin, en dehors des centre-villes et des spots industriels très pollués, il ne semble pas à l'heure actuelle et en France y avoir des effets très marqués. Les arbres sont quand même des organismes résistants. Les résineux souffrent plus (les aiguilles fixent les polluants en continu).
Par contre, nous sommes plus inquiets des conséquences sur le fonctionnement des sols : dégradation des capacités argilohumique, modification de la microfaune ou flore, concentration de polluants.

Le réseau RENECOFOR étudie cela précisément, faire une recherche sur Google car plusieurs sites en parlent (recherche européenne avec de nombreux partenaires). :siffle:
grenouille
Koala
Koala
 
Messages: 131
Inscription: Ven Mai 04, 2007 10:17 pm
Localisation: Nantes
A remercié: 0 fois
A été remercié: 0 fois

Messagede Mr.ecologie » Lun Mai 14, 2007 9:05 am

Bonjour à tous,

La viticulture à la recherche de parades face au réchauffement climatique.
Article AFP en date du 12/05/07:

La viticulture à la recherche de parades face au réchauffement climatique.

Le réchauffement de la planète, après avoir produit quelques grands millésimes, commence à préoccuper les viticulteurs qui d'ores et déjà envisagent des parades, notamment par la microbiologie, pour faire face à l'élévation du degré d'alcool de leurs vins.

En vingt ans, la teneur en alcool des vins a augmenté "de un à deux degrés", souligne Anne Ortiz-Julien, de la société canadienne Lallemand, leader mondial de levures oenologiques, qui a réuni à Margaux des chercheurs travaillant à des solutions pour freiner cette évolution.

Selon un "scénario moyen", les températures devraient progresser de "1,8 à 2 degrés au 21e siècle", il faudra donc "réajuster les pratiques viticoles" en fonction des modifications subies par le raisin, explique Jean-Pierre Gaudillère, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Bordeaux.

Certes, "la vigne est capable de s'adapter, de résister", mais "les vins vont changer complètement de caractère", selon lui.

"On n'a pas de solution pour empêcher le climat de se réchauffer, mais on a quelques outils qui permettent, au niveau de la vinification, de corriger quelques effets du réchauffement", estime Christian Sanchez, président de Lallemand en France.

Les viticulteurs pourraient certes vendanger dès que la teneur en sucre est optimale --la date des vendanges a déjà été avancée de 15 jours en moyenne en vingt ans--, mais alors les pépins risquent de ne pas être suffisamment mûrs, donnant des tanins amers et des vins déséquilibrés, notent les experts.

D'où l'enjeu d'un contrôle du degré alcoolique par des levures: "ce sont les levures qui, par la fermentation alcoolique, sont responsables de la transformation du sucre en alcool", explique Sylvie Dequin, chercheuse à l'Inra de Montpellier.

En partenariat avec Lallemand, son équipe tente de "développer des levures produisant moins d’alcool, les sucres étant alors transformés en d’autres composés". "L’un des principaux défis est d’y parvenir sans pour autant altérer les caractéristiques sensorielles du vin", reconnaît-elle.

Lallemand travaille aussi à l'élaboration de nouvelles bactéries oenologiques pour faire face notamment au risque de développement de bactéries non désirables induit par la baisse constatée de l'acidité du moût (jus de raisin non fermenté), autre conséquence du changement climatique.

Reste que pour M. Gaudillère, l'avenir des vignobles sera essentiellement lié aux ressources en eau: "s'il y a de l'eau disponible, il faudra irriguer", sinon il faudra "déplacer" les vignes vers des endroits plus adaptés à ces nouvelles contraintes, par exemple en hauteur, explique le scientifique.

Si la situation s'annonce pour les prochaines décennies "tout-à-fait gérable dans des régions comme Bordeaux", grâce aux réserves en eau du sol et à la pluviométrie, elle risque d'amener des "difficultés très marquées dans les zones méditerranéennes" plus arides, prévient-il, soulignant le "réveil très récent" des viticulteurs face à ces problématiques.

Bien que l'irrigation ne constitue "pas une solution durable", les sols pauvres en eau risquent donc d'être "délaissés", et le remodelage des terroirs viticoles impliquera sans doute de "remettre à plat la notion d'AOC (Appellation d'origine contrôlée, ndlr) et la réglementation", estime-t-il.
RACINES 49: Réseau d'Associations et de Collectifs d'Informations pour une Nature et un Environnement Sauvegardés: http://www.racines49.org/
Avatar de l’utilisateur
Mr.ecologie
Eléphant
Eléphant
 
Messages: 1238
Photos: 7
Inscription: Lun Jan 22, 2007 2:34 pm
Localisation: Angers, Maine et Loire, 49
A remercié: 0 fois
A été remercié: 0 fois


Retourner vers Ecologie : Le Réchauffement Climatique

 


  • Articles en relation
    Réponses
    Vus
    Dernier message

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités

  • Publicité