drazic a écrit:J’ai décidé de vous envoyer les grandes lignes du rapport Stern, qui est tout a fait d’actualité face aux différents défis et sommets qui arrivent, dont le premier en date est celui d’Aquila en Italie et les grands dirigeants du G8.
Bonne lecture
Cordialement l'appel inter-ONG pour Copenhague 2009
LA “ STERN REVIEW ” : l’économie du changement climatique Précis
http://www.latribune.fr/static/pdf/ster ... ancais.pdf Les preuves scientifiques sont désormais écrasantes : le changement climatique présente des risques très sérieux à l’échelle de la planète et exige une réponse mondiale de toute urgence.
Ce rapport indépendant a été mandaté par le Chancelier de l’Echiquier – en vue de faire rapport au Chancelier et au Premier Ministre – en tant que contribution pour évaluer les preuves et faire mieux comprendre l’économie du changement climatique.
Le rapport examine tout d’abord les preuves relatives aux effets économiques du changement climatique en soi et explore les coûts économiques d’une stabilisation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. La seconde moitié du rapport étudie quels sont les impératifs complexes en jeu pour gérer la transition vers une économie moins carbonée et pour veiller à ce que les sociétés puissent s’adapter aux effets du changement climatique qui sont désormais inéluctables.
Le rapport adopte une perspective internationale. ….
Le changement climatique présente un défi unique pour l’économie : il constitue l’échec du marché le plus important et le plus étendu que l’on n’ait jamais connu. En conséquence, l’analyse économique se doit d’être mondiale, elle doit traiter d’horizons à longue échéance, garder à l’esprit l’économie du risque et de l’incertitude, et examiner la possibilité d’un changement majeur, qui ne saurait être marginal. Pour répondre à ces besoins, le rapport s’inspire d’idées et de techniques issues de la plupart des domaines importants de l’économie, y compris de nombreuses avancées récentes.
Les bénéfices d’une action forte et rapide sur le changement climatique dépassent considérablement les coûts ( voir mesures)
Les preuves scientifiques semblent indiquer que toute inaction (« business-as-usual, ou BAU ») face aux émissions entraînerait des risques croissants d’effets graves et irréversibles dus au changement climatique.
LA “ STERN REVIEW ” : l’économie du changement climatique
Le changement climatique menace les éléments de base de la vie pour des pans entiers de populations autour du globe – à savoir, l’accès à l’eau, la production de vivres, la santé et l’utilisation des sols ainsi que l’environnement.
Estimer les coûts économiques du changement climatique représente un défi, mais il existe un assortiment de méthodes ou d’approches qui nous permettent d’évaluer la magnitude probable des risques et de les comparer aux coûts. Ce rapport examine trois de ces approches. ( les lires)
Les dommages issus du changement climatique s’intensifieront au fur et à mesure que le monde se réchauffe. …
Les effets du changement climatique ne sont pas également répartis – ce sont les pays et les populations les plus pauvres qui seront les premiers et les plus durement touchés. Et lorsque les dommages éventuels apparaîtront, il sera trop tard pour faire machine arrière. ….
A cause de ces vulnérabilités, le changement climatique pourrait réduire encore davantage des revenus déjà modestes et accroître les taux de maladie et de mortalité dans les pays en développement. …. Les effets d’un changement climatique incontrôlé, c’est-à-dire avec des hausses de 3° ou 4°C et plus, seront d’accroître très fortement les risques et les coûts de ces événements.
Le changement climatique peut initialement avoir de modestes effets positifs pour une poignée de pays industrialisés, mais il risque d’être très désastreux avec les hausses de température beaucoup plus importantes attendues vers le milieu ou la fin du siècle pour des scénarios d’inaction (« BAU »). …
Les modèles d’évaluation intégrés fournissent un instrument permettant d’estimer les effets totaux sur l’économie ; nos estimations suggèrent que ceux-ci pourraient être plus élevés qu’on ne l’avait laissé entendre précédemment. …
Les émissions ont été, et continuent à être, poussées par la croissance économique ; et pourtant la stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est possible et en accord avec une croissance continue.
Réaliser ces coupes profondes dans les émissions ne sera pas bon marché. Le rapport estime que les coûts annuels d’une stabilisation à 500-550 ppm éq. CO2 se situeront à environ 1% du PIB d’ici 2050 – un niveau non négligeable mais cependant gérable. …
Il existe quatre moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les coûts diffèreront considérablement selon quel mélange de ces méthodes on utilise et dans quel secteur :
(lires les 4 moyens si dessous)
Les estimations des coûts de ressources suggèrent qu’il est probable que, pour une trajectoire menant à une stabilisation à 550 ppm éq. CO2, le plafond du coût annuel attendu des réductions d’émissions se situera autour de 1% du PIB d’ici 2050.
L’observation de modèles macroéconomiques plus généraux confirme ces estimations.
La transition vers une économie moins carbonée amènera des défis pour la concurrence mais aussi des possibilités de croissance.
Réduire les effets néfastes attendus du changement climatique est par conséquent non seulement souhaitable mais réalisable.
La politique visant à réduire les émissions devrait reposer sur trois éléments essentiels : la fixation du prix du carbone, la politique en matière de technologie et le démantèlement des obstacles au changement de comportement.
Fixer un prix du carbone, au travers de taxes, du commerce ou d’une réglementation, constitue une assise essentielle pour toute politique sur le changement climatique.
Des lignes d’actions sont indispensables pour encourager le développement de toute urgence d’une gamme de technologies moins carbonées et à haut rendement.
Le second élément de la politique sur le changement climatique est la politique en matière de technologie, couvrant toute la gamme de la recherche et du développement, jusqu’à la démonstration et jusqu’au premier stade du déploiement.
Tableau : Figure 5 : Il est probable que les coûts des technologies chuteront avec le temps
Le démantèlement des obstacles au changement de comportement est le troisième élément essentiel, un élément qui est particulièrement important pour encourager la saisie des opportunités en matière d’efficacité énergétique.
Une réponse efficace au changement climatique dépendra de la création de conditions propices à une action collective internationale.
Instaurer un signal prix du carbone en gros similaire dans le monde entier et utiliser les fonds tirés du carbone pour accélérer l’action dans les pays en développement constituent des priorités urgentes de la coopération internationale.
Les décisions prises à présent sur la troisième phase des systèmes européens d’échange des quotas (ETS∗) offrent la possibilité au système d’influencer les marchés mondiaux futurs du carbone et d’en devenir le noyau.
Intensifier les flux de financement tirés du carbone vers les pays en développement pour encourager des lignes d’action et des programmes efficaces visant à réduire les émissions accélérerait la transition vers une économie moins carbonée.
Les pays en développement adoptent d’ores et déjà des mesures considérables pour séparer leur croissance économique de la hausse des émissions de gaz à effet de serre.
Une plus grande coopération internationale pour accélérer l’innovation technologique et sa diffusion réduira les coûts d’atténuation.
Endiguer la déforestation est un moyen extrêmement rentable de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Les efforts d’adaptation dans les pays en développement doivent être intensifiés et encouragés, y compris par le biais de l’aide publique au développement.
Mettre en place et soutenir une action collective est désormais un défi à relever de toute urgence.
Il est encore temps d’éviter les pires effets du changement climatique si une action collective est lancée dès à présent.
D'accord, mais que compte tu faire pour mobiliser les concitoyens
Car il ne faut pas laisser aux seuls dirigeants du G8 le choix de prendre des décisions importantes pour les prochaines années.
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