Un collectif, c'est bien pour faire du battage et pour réveiller les consciences. Mais là, le gars il savait déjà, il n'y a pas besoin de le réveiller. La plainte, surtout en nom propre, ça va le mettre dans les emmerdements. Surtout si l'on donne un peu de relief médiatique à l'affaire. Il va passer aux yeux de beaucoups pour ce qu'il est : un salot. Et en plus, il risque de passer quelque temps en prison et de perdre beaucoup d'argent (accesoirement, cela permet de récupérer des sous pour payer les soins). En plus, les autres patrons qui auraient tendance à faire comme lui, sauront qu'ils risquent d'en avoir à payer le prix un jour ou l'autre.
L'avantage de 2 plaintes (nominatives et sous X), la nominative permet d'impliquer directement le ou les principaux responsables. Celle sous X oblige la justice a chercher leurs éventuels complices. Le mieux seraient que chaque personne concernée porte plainte.
PS: en Belgique, je ne sais pas, mais en France, une telle plainte, il vaut mieux la déposer auprès du Procureur de la République que devant un gendarme ou un policier.
En France, cela tombe sous le coup de
la faute inexcusable de l'employeur. Il risque 5 ans de prison ferme.
Voici la jurisprudence sur le sujet en France :
http://sos-net.eu.org/medical/amiante.htm
http://lexinter.net/ACTUALITE/amiante.htm
Au pénal pour mise en danger d’autrui (article 223 - 1 du code pénal), blessures involontaires (article 222 - 19 du code pénal), homicide involontaire (article 221 - 6 du code pénal), exposition à un danger (article 123 - 1 du code pénal).
* Depuis quelques années déjà, apparaissent des condamnations de nature pénale de chefs d’entreprise pour non-respect de la réglementation en matière de protection des salariés contre l’amiante. Toutefois, encore récemment, on ne dénombrait pas de décision condamnant pénalement les chefs d’entreprise à la suite de maladie déclarée par leurs salariés. On peut relever qu’à la suite de la plainte de six anciens salariés souffrant de maladies provoquées par l’amiante, l’ancien président directeur général d’une entreprise fabriquant des éléments d’isolation en amiante de Clermont-Ferrand a été mis en examen le 9 avril 1999 pour empoisonnement et atteinte à l’intégrité physique. À noter que plusieurs autres plaintes pénales de cet ordre ont été déposées à Paris, Lyon, Caen, Dunkerque, Saint-Nazaire et Valenciennes.
http://prudhommesisere.free.fr/maladieinaptitude/amiante.htm
http://www.oppbtp.fr/page-juridique/jp_old.html
http://www.courdecassation.fr/_bicc/610a619/618/jurisprudence/cour/arret/amiante-avis-ag.htm
http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-130.html