Je vous proposez de mettre dans ce petit topic toutes les conséquences du réchauffement climatique.
Aller hop je commence avec un article de l'A.F.P du 30/03/07:
Sécheresses, inondations, pénuries d'eau au menu du changement climatique
Le changement climatique, désormais inévitable, accentuera les inégalités en exposant durement les régions les plus défavorisées aux événements extrêmes et aux pénuries, selon la carte d'un monde sous pression qui sera présentée la semaine prochaine à Bruxelles.
A l'inverse, les latitudes tempérées pourraient dans un premier temps y trouver leur compte, selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) qui publie le 6 avril le second volet de son rapport, consacré aux conséquences, par secteur et par région, du phénomène.
Dans son chapitre scientifique, publié début février à Paris, le Giec s'est accordé sur un réchauffement moyen de la Terre de +1,8 à +4°C d'ici 2100 (par rapport à la fin du XXe siècle), en fonction des scénarios de croissance économique et démographique envisagés.
Selon le projet de document qui sera âprement négocié à Bruxelles du 2 au 5 avril, il est "probable" (66% de chances) que d'ici 2080, 1,1 à 3,2 milliards de personnes souffriront du manque d'eau à cause du changement climatique et 200 à 600 millions de la faim, selon les scénarios étudiés. Chaque année, 2 à 7 millions d'habitants de plus seront touchés par les inondations dans les régions côtières.
Photo satellite de du 29 September 2005 montrant la diminution de la calote glacière en Arctique
L'Afrique sera particulièrement affectée, ainsi que les régions arctiques, où le réchauffement sera d'une amplitude supérieure à celle observée partout ailleurs.
Or, les moyens d'adaptation sont proportionnels aux ressources disponibles et font encore cruellement défaut dans les régions qui seront les plus exposées, souligne le Giec.
"Les pays en développement vont sans doute insister sur ce point à Bruxelles et faire valoir qu'ils ont besoin d'aide", note un délégué occidental.
L'augmentation des vagues de chaleur "très probable" (plus de 95% de chances) dans la plupart des régions du globe et l'extension des zones affectées par la sécheresse vont faire exploser la demande en eau, notamment pour l'irrigation.
Si un réchauffement moyen de 2°C peut avoir un impact positif sur les rendements agricoles des latitudes nord, au delà de 3 degrés, il devient négatif, selon les études.
L'eau sera plus abondante au Nord (65% de chances), mais l'enneigement printanier se réduira d'une surface équivalente à 3 ou 4 fois la surface de la France. Les Alpes, qui se réchauffent déjà plus vite que le reste de l'Europe de l'ouest, perdront un tiers de leurs stations de ski avec une hausse globale de 2°C et les deux-tiers au-delà des +4°C.
Photo vue du lit du Gardon à sec, le 20 juin 2006, près du pont Saint-Nicolas entre Nimes et Alès
Si un réchauffement moyen de 2°C peut avoir un impact positif sur les rendements agricoles des latitudes nord, au delà de 3 degrés, il devient négatif, selon les études.
L'eau sera plus abondante au Nord (65% de chances), mais l'enneigement printanier se réduira d'une surface équivalente à 3 ou 4 fois la surface de la France. Les Alpes, qui se réchauffent déjà plus vite que le reste de l'Europe de l'ouest, perdront un tiers de leurs stations de ski avec une hausse globale de 2°C et les deux-tiers au-delà des +4°C.
Recul de la mer de glace de l'Arctique, selon des images satellitairesAilleurs dans le monde, la modification des régimes de précipitations et l'augmentation des événements extrêmes comme les cyclones tropicaux affecteront sévèrement les ressources en eau: pour 2°C supplémentaires, 1 à 2 milliard de personnes vivront en situation de pénurie aggravée (jusqu'à 3,2 mds pour +4°C). Un cinquième de l'humanité sera affecté par les inondations.
Les régions côtières seront aussi les plus menacées par la montée du niveau des océans (20 à 60 cm d'ici 2100), notamment dans les grands deltas d'Asie, le Bengladesh en particulier et les petits Etats insulaires du Pacifique.
Le réchauffement des océans provoquera (66% de risques) un "déclin majeur" des coraux dû au blanchissement avec 2 degrés de plus, et leur mort au delà.
Au total 20 à 30% des espèces vivantes seront menacées d'extinction si la température augmente de 1,5 à 2,5°C, selon le document.
Les scientifiques se défendent de céder à l'alarmisme, mais alertent sur les difficultés d'adaptation des plus vulnérables. "On peut s'adapter aux vagues de chaleur, surtout dans l'hémisphère nord, mais l'idée est très égoïste", souligne Jean Jouzel, membre du bureau du Giec.
Photo du recul de la mer de glace de l'Arctique, selon des images satellitaires
Et aussi un autre article toujour de l'A.F.P du 30/03/07:
Réchauffement climatique et santé: les pauvres vont trinquer
Le changement climatique va se traduire par une augmentation de la mortalité et ce sont les pauvres qui seront les plus touchés, préviennent les experts mondiaux sur le climat, qui se réunissent du 2 au 6 avril à Bruxelles pour approuver la deuxième partie de leur 4e rapport.
Des maladies tropicales comme le paludisme ou la dengue vont se répandre, diarrhées, malnutrition, pollens à allergies, vagues de chaleur, tempêtes, sécheresses et inondations feront payer leur tribut à l'humanité.
Les fortes chaleurs de l'été 2003 en Europe ont par exemple entraîné 70.000 décès supplémentaires dans 16 pays européens, selon le projet CANICULE, financé par l'Union Européenne.
Le Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (Giec), qui a estimé en février entre 1,8 et 4° la hausse moyenne prévisible de la température planétaire d'ici 2100, rendra le 6 avril à Bruxelles ses conclusions sur les impacts région par région du phénomène.
La dernière version du "résumé pour les décideurs", dont l'AFP a obtenu une copie, risque cependant d'être fortement amendée par les délégués des 190 Etats membres de l'Onu réunis à Bruxelles pour approuver ce chapitre.
Les conséquences du changement climatique sur la santé ne seront pas les mêmes pour tous, préviennent les climatologues.
Photos du Lac Nakury au Kenya datant de 1973 (G) et 2000 (D)
Les régions les plus vulnérables sont l'Arctique car le réchauffement climatique y sera particulièrement marqué, l'Afrique, où se posent déjà des problèmes de santé, d'épidémies et de disponibilité d'eau, et les régions côtières, menacées par l'élévation du niveau des océans, résume Jean Jouzel, climatologue, membre du bureau du Giec.
Dans les régions du sud, le réchauffement "va exacerber les problèmes posés par la disponibilité des ressources en eau", précise-t-il.
Les impacts sur la santé seront essentiellement négatifs, avec une difficulté accrue pour les pays les plus pauvres, qui ont moins de moyens pour s'adapter, souligne le rapport.
Il prévoit une augmentation de la mortalité liée à la chaleur, de la dengue, du choléra et des maladies liées aux tiques, une extension de la zone de paludisme et un allongement de la saison de propagation de cette maladie en Afrique.
D'ici 2020, les maladies diarrhéiques devraient augmenter de 2 à 5% dans les régions à faibles revenus, selon le document. La propagation de certaines espèces de pollens allergiques devrait être favorisée par le réchauffement.
Les effets de cette évolution seront particulièrement ressentis en Afrique sub-saharienne et en Asie.
Dans les pays développés, ce sont les plus vulnérables qui seront frappées, surtout dans les villes qui amplifient les effets de la canicule.
D'autant que "le changement climatique, même modeste, peut se combiner avec d'autres stress", souligne un participant aux travaux du Giec.
Ainsi, une étude menée sur la Suisse a montré que 30% des décès supplémentaires imputables à la canicule de 2003 (1.023 décès supplémentaires au total) étaient dus à des maladies respiratoires, précise cet expert. "Non seulement il a fait chaud, mais la chaleur a favorisé la polution à l'ozone et la rétention de particules dans l'air", précise-t-il.
Si les climatologues estiment que les impacts du changement climatique sur la santé seront avant tout négatifs, ils escomptent quelques effets bénéfiques dans certaines régions, notamment une diminution de la mortalité liée au froid et un recul de certains parasites au delà d'un certain seuil de températures et de précipitations.







c'est vrai?


