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Quelques Notions sur le Chauffage

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Quelques Notions sur le Chauffage

Messagede DELAIR » Ven Jan 08, 2010 12:52 pm

Auteur de l'article : DELAIR


Chauffage


Qu'il s'agisse de moderniser son équipement de chauffage, de choisir l'énergie la plus écologique pour sa nouvelle habitation, ou simplement d'opter pour des modes de vie qui réduisent la facture environnementale et économique du chauffage, les enjeux et les potentiels sont énormes.
Pour leurs besoins domestiques, les ménages français consomment 47 % de l’énergie produite dans le pays et le chauffage représente à lui seul 65 % de cette consommation domestique d’énergie (ou 77 % si on inclut la production d’eau chaude sanitaire) mais aussi14 % des émissions nationales de gaz à effet de serre. Outre sa contribution au changement climatique, les impacts environnementaux liés à la production de l’énergie sont principalement la génération de déchets radioactifs, la pollution de l’air liée à la combustion d’énergies fossiles ou de bois (pour les appareils anciens ou défectueux) et l’épuisement de ressources non renouvelables. Et si parmi l’ensemble des sources d’énergie pour le chauffage il en existe de plus vertueuses que d’autres, n’oublions pas que le chauffage le plus écologique est celui qu’on n’utilise pas : une maison bien conçue et bien orientée, munie d’une bonne isolation , d’une ventilation efficace (l’idéal étant les ventilations double-flux à récupération de chaleur) et de vitrages performants, réduit considérablement la facture chauffage… et les émissions de polluants et de gaz à effet de serre correspondants.

La production de renouvelables pour des usages thermiques s'élève à 10,15 Mtep. Elle provient essentiellement du bois. L'objectif fixé par la loi sur l'énergie est d'augmenter ce chiffre de 50% d'ici 2010. Celle-ci prévoit également que les aides financières de l'ADEME dans le domaine de la diffusion des énergies renouvelables sont orientées en priorité vers celles qui sont productrices de chaleur.

L'intégration des énergies renouvelables -en particulier la géothermie, le solaire thermique et le bois énergie- est une des clés de la réduction des consommations d'énergies fossiles à la fois dans les bâtiments neufs et dans les bâtiments existants.

  1. Un chauffage adapté à son logement…

    En neuf ou en rénovation, il est fondamental de bien connaître ses besoins pour choisir au mieux son mode de chauffage.
    Vous pouvez réaliser vous-même un premier diagnostic thermique de votre habitation avec des outils de simulation sur Internet, comme le site Ursa, par exemple.
    Si vous vendez ou achetez un logement, vous êtes tenus de réaliser un Diagnostic de Performance Energétique : ce diagnostic estime la consommation d’énergie du logement (en kWh/m2.an), son coût et les émissions de gaz à effet de serre associées (en kg Eq CO2/m2.an), et recommande les travaux les plus efficaces pour y économiser l’énergie. Votre logement est ainsi noté de A à G avec deux étiquettes, une pour la performance énergétique (comme pour les appareils électroménagers), et une pour les émissions de gaz à effet de serre. La consommation énergétique moyenne du parc immobilier français se situe autour de 240 kWh/m2.an (classe E, plutôt énergivore).
    Enfin, vous pouvez obtenir un bilan thermique plus complet en faisant appel à un bureau d’études spécialisé. Moyennant 300 à 1000 €, vous pourrez cibler précisément vos choix de chauffage et de travaux d’isolation.

  2. ... et à son mode de vie

    Un chauffage à 19°C dans les pièces à vivre (salon, salle à manger cuisine), 16°C dans les chambres, et 20 à 22 ° C dans une salle de bains le temps de son utilisation, c’est amplement suffisant ! Chaque degré en moins diminue la consommation énergétique de 7 %, il suffit souvent de mettre un pull pour garder le même confort. On peut aussi baisser la température de 3 ou 4 °C lors d’une absence de plus de deux heures.
    Le choix d’un chauffage dépend aussi de la façon dont l’habitation sera occupée : présence ponctuelle ou continue dans la journée, résidence principale ou secondaire, …

  3. Le chauffage central

    Le chauffage central à eau chaude, actuellement le plus répandu, est basé sur un système de production de chaleur relié à des émetteurs de chaleur par un réseau de distribution dans lequel circule l'eau chaude. Il est régulé par des thermostats d'ambiance ou des régulateurs à sonde extérieure. L’investissement de départ est plus onéreux qu’un chauffage pièce par pièce (par poêle ou radiateurs électriques par exemple), mais il assure un chauffage plus performant, plus flexible et mieux réparti à l’intérieur d’une même pièce ou d’une pièce à l’autre.
    Plusieurs équipements de chauffage central peuvent réaliser la production de chaleur de façon écologique.
  4. Système Solaire Combiné (SSC)

    Il transforme l'énergie solaire en chaleur, c'est le système de production le plus écologique. Couvrant de 20 % à 40 % des besoins selon la région et le type d’installation, il nécessite donc un chauffage d'appoint (chaudière, poêle à bois, radiateurs électriques, ...). Fonctionnant à basse température, il se combine à un plancher chauffant ou à des radiateurs basse température, et intègre généralement la production d’eau chaude sanitaire.
    Les équipements bénéficient d’un crédit d’impôts de 50 % (voir critères d’attribution sur le site de l’ADEME) et de l’aide des collectivités territoriales (se renseigner auprès de votre Région, de votre Département, voire de votre commune).

    ADEME : " * Solaire thermique

    Le Grenelle Environnement a, pour la filière solaire thermique, fixé des objectifs ambitieux pour les secteurs résidentiel collectif, tertiaire, industriel et agricole : produire à l'horizon 2020 (hors résidentiel individuel), 110 000 tep/an soit un supplément de production de 100 000 tep/an par rapport à 2006.

    Les projets soutenus par le Fonds Chaleur se focalisent prioritairement sur les installations de chauffe-eau solaires collectifs (CESC) pour les secteurs suivants :

    • le logement collectif et, par extension, tout hébergement permanent ou de longue durée avec des besoins similaires en eau chaude sanitaire (secteur hospitalier et sanitaire, structures d’accueil, maisons de retraite…) ;
    • le tertiaire privé comprenant les hôtels et hôtels de plein air à usage non saisonnier (camping utilisés au delà des seuls mois de juillet et août), les piscines collectives, les restaurants, les cantines d’entreprises…
    • les activités agricoles consommatrices d'eau chaude sanitaire (laiteries, fromageries…).

    Les aides Fonds Chaleur sont octroyées « aux projets optimisés» dans la mesure où l’installation solaire thermique répond à un certain nombre de critères d’éligibilité, comme notamment la surface de capteurs minimum (25m² jusqu’au 01/10/2009, puis 50m² à compter de cette date), et la mise en place systématique d’une procédure de monitoring de l’installation pour la mesure des données de production solaire utile et de consommation d'appoint de l'installation.

    Les nouvelles installations solaires thermiques éligibles concernent aussi bien les bâtiments neufs que les bâtiments existants. Il est donné la possibilité de réhabiliter des installations solaires thermiques de productions d’eau chaude sanitaire collectives antérieures à 1992. "

  5. La Géothermie

    ADEME : "Le Grenelle Environnement prévoit que le secteur de la géothermie sur aquifères profonds produira 500 000 tep/an à l'horizon 2020 soit un supplément de production de 370 000 tep/an par rapport à 2006. Il prévoit également que le secteur de la géothermie intermédiaire produira 250 000 tep/an à l'horizon 2020 soit un supplément de production de 200 000 tep/an par rapport à 2006.
    1. Géothermie profonde

      Cette filière concerne l’exploitation des aquifères d’une profondeur supérieure à 200 m. Compte tenu de l’importance des investissements à mettre en œuvre, lorsque notamment les aquifères valorisés sont très profonds, on associe généralement cette filière à des réseaux de chaleur aptes à desservir jusqu'à plusieurs milliers de logements.
      Cette association avec des réseaux de chaleur n’est cependant pas systématique et dépendra de la profondeur de l’aquifère exploité et du montant des investissements engagés pour l’exploiter. Des utilisations pour l’agriculture (pisciculture, serre…) sont aussi envisageables.

      Nature des opérations éligibles:
      Par définition, sont éligibles toutes les opérations de valorisation thermique de ressources géothermales profondes, parmi celles-ci :

      * la réalisation du puits géothermal (doublet, triplet ...) avec création d'un réseau de chaleur associé ou injection dans un réseau existant.
      * la mise en oeuvre d'une réinjection en aquifère sur une opération existante.

      D'autres opérations plus spécifiques peuvent aussi être prises en compte comme par exemple :

      * la réalisation d'un doublet (ou triplet ...) sur un aquifère profond peu connu avec (ou sans) création d'un réseau de chaleur associé.
      * la transformation d'un ancien puits pétrolier pour une valorisation thermique de l'eau chaude produite.
    2. Géothermie intermédiaire

      La géothermie intermédiaire quant à elle concerne deux classes d'opérations :

      * les opérations avec pompe à chaleur (PAC) sur aquifères superficiels (< 200 m), dites opérations "PAC sur eau de nappe". Ces opérations permettent de valoriser le potentiel thermique de ressources en eaux souterraines superficielles. Les PAC sur eau de nappe permettent d'assurer la couverture de besoins de chauffage, de froid et/ou d'eau chaude sanitaire (ECS) pour des installations de tous les secteurs d'activité.
      * les opérations de champs de sondes géothermiques.
      Il est possible, pour des usages thermiques, de récupérer la chaleur emmagasinée dans le sous-sol par le biais de sondes géothermiques. La profondeur du forage peut atteindre jusqu'à 200m et en fonction de l'importance des besoins thermiques à couvrir il est possible d'installer plusieurs sondes (de 10 à 30 en moyenne) sur le même site ; on parle alors de champs de sondes géothermiques.

      Les installations concernées sont celles du résidentiel collectif et du petit et moyen tertiaire (maisons de retraite, bâtiments communaux, bâtiments industriels, immeubles de bureaux) d'une surface comprise en moyenne entre 500 et 5 000 m2.

      Nota : Bien que ne relevant pas du domaine de la géothermie, deux autres types d'opérations pourront être prises en compte par le Fonds Chaleur :

      * les opérations valorisant l'énergie de l'eau de mer via des pompes à chaleur (ou non, lorsqu'il s'agira par exemple d'utiliser directement la "chaleur" de l'eau de mer pour refroidir des bâtiments), et par extension, les opérations valorisant l'énergie thermique de l'eau d'exhaure de mines ou de tunnels.
      * les opérations de pompes à chaleur sur des réseaux d'eaux usées."

  6. Chaudières

    Les plus écologiques sont les chaudières à bois, qui utilisent des bûches, des granulés (petits cylindres de bois compressés), ou des plaquettes (bois déchiqueté). Selon l’ADEME, en comptabilisant l’ensemble de l’énergie consommée pour produire de la chaleur, les émissions des chaudières par ordre décroissant sont les suivantes : les chaufferies au fioul (466kg CO2/MWh), au gaz (234kg CO2/MWh), à l’électricité (200kg CO2/MWh) et au bois (40kg CO2/MWh). Le bois permet donc de diviser les émissions de CO2 par 12 par rapport au fioul et par 6 par rapport au gaz. Le bilan du chauffage à bois est presque neutre pour l’environnement car pendant leur croissance, les arbres absorbent et stockent du CO2 qu’ils libèrent lorsqu’ils meurent, au fur et à mesure de leur décomposition. Et lors de la combustion, le bois libère la même quantité de CO2 que lors de son cycle naturel C’est aussi une énergie renouvelable, d’autant que les forêts françaises s’accroissent chaque année de 103 millions de m3. Voir conseils pour le bois ci-dessous.
    Pour les chaudières bois à chargement manuel, les meilleurs rendements sont obtenus avec les combustions inversées et surtout les tirages forcés (chaudières « turbos »), combinées avec un ballon d’hydro-accumulation. Les chaudières automatiques (granulés et plaquettes) apportent quant à elles un confort d'utilisation et des rendements excellents, jusqu’à 90%. Le label « Flamme Verte », créé en 2000 par l’ADEME et les fabricants d’équipements, apporte un gage de qualité à ces appareils, et remplit les critères d’obtention du crédit d’impôts.
    Les chaudières gaz à condensation, avec leur excellent rendement, offrent également une alternative intéressante, et bénéficient d'un crédit d'impôts, de 25 à 40 %.
    Si votre chaudière est ancienne, la remplacer par ce type de chaudière performante diminuera d’environ 40 % votre consommation, et réduira considérablement les émissions de polluants et de gaz à effet de serre : si on remplaçait le parc français des chaudières de plus de 20 ans, on réduirait de 7 millions de tonnes les rejets de CO2 !

  7. Pompes à chaleur (PAC)

    Elles récupèrent la chaleur de l'air (pompes aérothermiques), du sol ou de l’eau (pompes géothermiques), et augmentent ensuite sa température grâce à un compresseur électrique, puis la restituent au logement. Plus leur coefficient de performance (COP, qui mesure le ratio entre l'énergie thermique récupérée et l'électricité consommée) sera élevé, plus le système sera économique et écologique. Attention, ce coefficient varie fortement selon les modèles et les techniques utilisés, et on constate souvent de forts écarts entre la performance affichée par le fabricant et la performance réelle !
    Les PAC aérothermiques sont les plus simples à mettre en œuvre, mais elles ont de faibles performances par temps froid et nécessitent un chauffage complémentaire. Les PAC air/air (qui chauffent directement l’air intérieur à partir de la chaleur de l’air extérieur) ne bénéficient plus du crédit d’impôts depuis 2009. Les PAC air/eau (qui injectent dans l’eau d’un circuit de chauffage la chaleur récupérée sur l’air extérieur) bénéficient quant à elles d’un crédit d’impôts récemment revu à la baisse (40 % pour 2009).
    Les PAC géothermiques sont plus performantes, car leur circuit enterré n’est pas affecté par les variations climatiques. La chaleur du sol est récupérée par des capteurs horizontaux ou verticaux :
    • les capteurs horizontaux sont enterrés sur le terrain qui jouxte l’habitation, sur une surface correspondant à 1,5 à 2 fois la surface habitable à chauffer.
    • Les capteurs verticaux sont des sondes qui plongent à 70 m de profondeur. L’investissement est plus important, et nécessite des forages et des démarches administratives.
    La chaleur peut aussi être récupérée à partir de l’eau des nappes phréatiques (et parfois des rivières). Là aussi, prévoir des investissements et des démarches conséquents.

  8. Emettre la chaleur d’un chauffage central

    Avec un chauffage central, la chaleur récupérée ou produite est émise dans l’habitation de plusieurs façons possibles :
    -Radiateurs classiques dont le matériau dépend de l’usage attendu :
    -Fonte : la chaleur s'accumule et se redistribue lentement : à réserver aux pièces souvent occupées
    -Acier : la température monte rapidement, mais baisse tout aussi vite : pour les locaux à occupation intermittente
    -Aluminium : il combine les avantages des deux précédents : il chauffe vite et se refroidit lentement.
    - Radiateur basse température (fonctionnant avec une eau à 50°C), plancher chauffant (tubes noyés dans une dalle dans lesquels circulent l'eau ou le fluide caloporteur), mur chauffant : ils apportent un grand confort et des économies d'énergie, ils sont bien adaptés au chauffage solaire, aux chaudières basse température et aux pompes à chaleur.

  9. Chauffage au bois : inserts, poêles et cuisinières

    Hormis les chaudières, réservées au chauffage central, le bois est un excellent moyen de chauffage, bien adapté pour l’appoint et le chauffage ponctuel ou pièce par pièce. La bonne vieille cheminée, au rendement poussif (autour de 10 %) est aujourd’hui avantageusement remplacée par des équipements plus modernes : inserts à foyers fermés, poêles, voire cuisinières au bois, qui reviennent sur le devant de la scène et permettent de chauffer cuisine, séjour voire plus si la disposition des pièces s’y prête. Pour l’approvisionnement, afin de diminuer sa consommation et réduire les émissions de polluants, il est important d’utiliser du bois bien sec (moins de 20 % d’humidité), issu d’essences locales ayant un bon rendement : frêne, hêtre, chêne,… Une certification NF s’applique depuis peu pour le bois de chauffage, qui garantit la qualité du bois, et donne tous les conseils pour trouver des fournisseurs de bois près de chez soi )
    Les poêles à bûches les plus performants sont ceux qui intègrent des briques réfractaires. Les poêles de masse, pour leur part, sont fabriqués à partir de pierres solaires qui retiennent la chaleur et la diffusent très lentement dans le logement.
    Il existe des poêles et maintenant des cuisinières qui s’approvisionnent en granulés de bois, ce qui permet une combustion plus continue et une moindre manutention que les bûches.
    Soyez vigilent tout de même car la fumée dégagée par la combustion du bois peut contenir des polluants, en particulier des particules fines, qui peuvent avoir des effets sur la qualité de l’air et être néfastes sur la santé. Nos conseils : opter pour un combustible de bonne qualité, veiller au bon fonctionnement et à l’entretien de l’installation, et remplacer les appareils anciens. Sachez également que plus le rendement est élevé, moins l’appareil émet de particules et il existe des filtres qui permettent de capter 60 à 90% des particules (voir l’entreprise Ruegg).
    Comme pour les chaudières, privilégiez les appareils dont le rendement dépasse les 70 % et qui portent le label Flamme Verte : vous pourrez ainsi bénéficiez jusqu’au 31 décembre 2009 d’un crédit d’impôts égal à 50 % du montant TTC des équipements (dans les limites des plafonds par foyer fiscal).
  10. Chauffage électrique

    Le chauffage électrique, dont le rendement énergétique est faible, est à réserver en appoint ou pour les habitations occupées ponctuellement. Il doit se faire avec un matériel performant, en évitant les convecteurs « grille-pains » trop énergivores :
    • panneau radiant ou rayonnant : contrairement aux convecteurs qui chauffent l’air de façon inégale, ce type de panneau chauffe directement par rayonnement les personnes et les objets, ce qui assure un meilleur confort, une température plus homogène et un meilleur rendement énergétique.
    • radiateur à inertie : il apporte une chaleur douce comparable à un chauffage central, grâce à un fluide caloporteur intégré à l’intérieur du radiateur. Pour tirer parti au mieux de son inertie, utiliser un programmateur. Sa consommation est inférieure de 20 % à celle d’un convecteur, pour un prix situé entre 400 et 800 €.
    • radiateur à accumulation : il stocke dans un noyau de briques réfractaires la chaleur pendant les heures creuses et la restitue par rayonnement pendant la journée. Son coût est plus élevé, entre 800 et 2.000 €.
    • radiateur plasma : fonctionnant par rayonnement infra-rouge, cette nouvelle technologie brevetée CNRS consomme 40% de moins d'électricité qu'un convecteur classique. (voir Verelec)
    • pour les salles de bains, les radiateurs et les sèche-serviettes bi-énergie (électriques et reliés au chauffage central) assurent une température de base (même quand la chaudière est éteinte) qui peut être augmentée rapidement à la demande.
    La grande polémique autour du chauffage électrique est que bien qu’étant le moins performant, il est aujourd’hui le plus utilisé (près d’un ménage sur trois et 70% des logements neufs) et que ses défenseurs mettent en avant le fait qu’il limite les émissions de gaz à effet de serre étant donné qu’en France l’électricité est produite majoritairement par ds centrales nucléaires (80% environ). Mais les ONG environnementales ne sont pas de cet avis car les centrales nucléaires ne suffisent pas à couvrir l’ensemble des besoins en période de fortes demandes et ce sont les centrales thermiques (au fuel, charbon ou gaz) qui doivent assurer le complément. Or leur rendement est très mauvais puisqu’il faut 3,5 fois plus de fuel, de gaz ou de charbon pour alimenter une centrale qui produira de l’électricité que si le logement était directement équipé d’une chaudière alimentée par ce même fuel ou gaz. Ainsi, selon l’ADEME, chaque kwh électrique consommé en période de chauffage produit 180 g de CO2 et jusqu’à 260 g de CO2 lors des hivers froid. Par comparaison, une chaudière gaz émet 200g de CO2 / kwh et une chaudière fuel 280 g.

  11. A l’usage

    Les systèmes de régulation (thermostat, horloge programmable, robinets thermostatiques, … ) permettent de réduire jusqu’à 10 % les besoins de chauffage.
    Veillez à bien entretenir vos équipements : la révision régulière d’une chaudière, obligatoire une fois par an, rallonge la durée de vie du materiel, garantit la sécurité de son usage, et réduit les émissions de polluants et les consommations (de 8 à 12 %). Idem pour le ramonage des conduits de cheminée, à effectuer aussi régulièrement.


  12. Se chauffer écologique, c’est plus cher, non ?

    L’investissement dans un mode de chauffage écologique, solaire ou bois notamment, est généralement plus élevé au départ, même avec les aides et les crédits d’impôts : en effet, les fabricants peuvent avoir tendance à relever leur prix, sachant justement que le particulier bénéficiera d’un soutien financier derrière… Une chaudière bois, un Système Solaire Combiné ou une pompe à chaleur performante sont donc plus chers à l’achat qu’une chaudière fuel ou qu’une batterie de convecteurs électriques, même après déduction des aides et des crédits d’impôts.
    En revanche, les énergies renouvelables sont bien plus économiques à l’usage : le soleil est gratuit, et le bois est très bien placé par rapport aux énergies fossiles ou à l’électricité. Un réseau d’installateurs de solutions d’équipement fonctionnant aux énergies renouvelables a publié fin 2006 un comparatif des énergies et équipements de chauffage en euros pour 1000 kwh utiles produits. Le chauffage électrique y apparaît la solution de chauffage la plus coûteuse avec 118 euros / 1000 kwh, suivi du propane en citerne (de 89 à 105 euros), du fuel (69 euros), du gaz naturel (38 à 45 euros), de la pompe à chaleur (34 euros), du poêle à bois (30 à 32 euros) et du solaire avec appoint bois (15 à 21 euros).
    Au final, on peut estimer qu’un poêle bois performant sera amorti en cinq ans par rapport à un chauffage électrique par convecteur, qu’une pompe à chaleur à capteurs horizontaux le sera en dix ans, et qu’une chaudière bois sera amortie par rapport à une chaudière fuel en dix ou quinze ans, selon le combustible utilisé (bûche, granulés ou plaquettes).
    Mais tout cela dépend de l’évolution du prix de l’énergie : et là, tout laisse à penser que les énergies primaires comme le bois et a fortiori le soleil augmenteront moins vite dans le futur que les énergies fossiles ou l’électricité.



Système Solaires Combinés (SSC), chaudières (bois bûche, bois granulés, plaquettes, gaz à condensation,…) et pompes à chaleur :
de nombreux fabricants existent, nous listons ici les principaux, qui proposent plusieurs voire la totalité de ces produits :
• CLIPSOL : http://www.clipsol.fr
• DE DIETRICH : http://www.dedietrich-thermique.fr
• HELIOPAC : http://www.heliopac.com
• FROLING : http://www.froling.fr
• GILLES : http://www.gillesfrance.fr
• GIORDANO INDUSTRIE : http://www.giordano-industries.com
• HERZ : http://www.sbthermique.fr (distributeur SBThermique)
• HS-France : http://www.hsfrance.fr
• OKOFEN : http://www.okofen.fr (granulés)
• PARADIGMA : http://www.paradigma.de (en allemand)
• PHOENIX SOLAIRE : http://www.phoenix-solaire.fr
• VIESSMAN : http://www.viessmann.fr
• ZENIT : http://www.zenit.fr

Poêles, inserts et cuisinières bois :
Là aussi, nombreux fabricants, la liste ci-dessous n’est ni limitative, ni exhaustive :
• ARKIANE : http://www.arkiane.fr
• CHAZELLES : http://www.chazelles.com
• ECOFEU : http://www.ecofeu.com (poëles de masse)
• FONDIS : http://www.fondis.com
• FRANCE-TURBO : http://www.france-turbo.com
• GODIN : http://www.godin.fr
• HASE : http://www.hase.fr
• HIEMSTRA : http://www.poele.com
• JÖTUL : http://www.jotul.fr
• KACHELOFEN : http://www.kachelofe.com
• STUV : http://www.stuv.be
• SUPRA : http://www.supra.fr
• TULIKIVI : http://www.tulikivi.com (poëles de masse)
• TURBFONTE : http://www.turbofonte.com

Radiateurs électriques
• Radiateur plasma : VERELEC : http://www.verelec.net
• Autres radiateurs électriques : très nombreux fournisseurs et modèles, à voir en magasins de bricolage ou de meubles

SOURCES / BIBLIOGRAPHIE


Graines de Changement 2009
EN BALLADE . . . . .
Je ne jette pas un papier par terre, c'est le début de la haine...
les hommes précédent la forêt, les désert les suivent" CHATEAUBRIANT
La maison botanique : http://www.maisonbotanique.com/centre-e ... rognes.php
et http://fr.youtube.com/watch?v=jQRKWSRfF0w
Un humain : http://www.petergarrett.com.au/
N'as rien a voir : http://www.trackmania.com
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