Je vais surement en faire bondir plus d'un en disant que l'agriculture de demain ne doit pas être le système d'agriculture biologique!
Et je m'explique aujourd'hui les rendements de l'agriculture biologique sont bien inférieur à toutes les autres, donc logiquement si nous passons en tout bio les prix de la nourriture vont flamber (moins d'offre pour autant de demande) alors faut il que se nourrir devienne un luxe?
Deuxièmement au niveau sanitaire, depuis le développement de ce type d'agriculture nous avons vu des maladies transmissibles à l'homme réapparaître tel que l'ergots du seigle...
Troisièmement biologique ne rime pas avec durable, en effet dans ce système d'exploitation certains intrants ne sont pas durable et ont des effets notable sur l’environnement quand ils ne sont pas utilisé avec discernement (cuivre...).
Quatrièmement une étude de la Fondation Hulot montre que l'émission de GES par tonnes de matières sèches produites est plus important en bio qu'en agriculture dite "classique"...
Tout ça donne à réfléchir! Quelles solutions s'offrent à nous?
pollution pesticides: l'utilisation de pesticide est dû à la lutte contre les bio-agresseur (en perturbant l'écosystème parcelle mono-spécifique on favorise l'apparition des bio-agresseurs qui sont les prédateurs naturels des cultures) écophyto 2018 demande la réduction d'utilisation de pesticides de 50%, il faut donc trouver des solutions alternatives par exemple développer les relations proies prédateurs par le biais des auxiliaires de cultures. L'utilisation de ces auxiliaires doit se faire rapidement pour éviter les dégâts sur les cultures donc par inondation (lâché massif de coccinelles par exemple pour lutter contre la prolifération des pucerons en faisant attention d'utiliser des espèces endémiques) ou intégrer des habitats pour ces auxiliaires dans les parcelles dans le cas d'une lutte préventive, et utiliser le cas échéant des produits pesticides pour lutter contre certains virus n'ayant pas de prédateurs naturels. Mettre en place des itinéraires techniques pour lutter contre les maladies, le Mildiou de la pomme de terre par exemple son risque d'apparition pourrait etre réduit par un système d'arrosage goutte à goutte (système extrêmement coûteux n'étant pas assez rentable aujourd'hui pour le mettre en place... faudrait il des aides?). Mais aussi réduire les impacts de l'utilisation de ces produits pesticides : pollutions diffuses (bandes enherbées...) pollutions ponctuelles (les plus dangereuses et celle ayant le plus grand impact aujourd'hui) utilisation d'un biobac, mise en place de rétentions sous les cuves, formation des manipulateurs aux démarches à suivre en cas d'accidents...
gestion de la fertilisation: les reliquats azotés donnent aujourd'hui aux agriculteurs la possibilités de fertiliser le sol afin de rendre à la terre ce qui lui a été soutiré par les plantes. Il existe différents types de fertilisation (minérale, organique...). Une famille de plante à une action remarquable : les légumineuses capable de synthétiser l'Azote aérien en Azote assimilable par le biais d'une symbiose plante rhizobiums. La généralisation de l'utilisation de ces plantes en inter-culture devrait permettre de réduire les apports d'engrais minérales et par ce biais la réduction de l'émission de protoxyde d'azote (GES à fort pouvoir réchauffant correspondant à 50% des GES émis en agriculture en plus d'avoir une action de couverture végétale et de travail racinaire...)...
D'autres itinéraires techniques sont possibles et restent en recherche. Ce type d'agriculture est nommée agriculture intégrée mais elle implique des coûts de mise en oeuvre, et surtout les agriculteurs ont besoins de données claires pour mettre en places ce genre de mesures. Plusieurs avantages économiques s'offrent aux fournisseurs pour la luttes par auxiliaires: Au lieu de développer des produits inertes agissant sur tel organismes qui dans 5 ans développera des résistances, les auxiliaires ont l'avantages d'être capables de muter à leur tour afin de contrer ces résistances évitant ainsi des années de recherche et développement...
Enfin il est nécessaire pour notre agriculture de produire rapidement des expertises sérieuses sur ces différentes mesures, de sensibiliser les plus récalcitrants à une meilleure prise en compte des synergies environnement-agriculture. L'agriculture peut rentrer très prochainement grâce à ce type de techniques dans une démarches de développement durable social: produits de qualité au niveau sanitaire et accessible à l'achat environnement prise en compte de l'écosystème dans le système de production (synergie) économique produire assez pour assurer un revenu aux exploitants et se détacher des mouvements spéculatifs du pétrole.
On pourrait en écrire un livre qui serait l'anti-thèse du livre noir de l'agriculture qui soit dit en passant n'est absolument pas représentatif de l'agriculture française. Si vous avez des questions n'hésitez pas j’essaierai d'y répondre plus succintement



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