Je vous transmet une dépêche trouvée dans Le Monde :
La ministre de l'écologie, Nelly Olin, a présenté, mercredi 23 novembre, en conseil des ministres, plusieurs plans d'action sur la biodiversité. L'objectif affiché est de stopper la perte de diversité biologique d'ici à 2010. Les espèces animales et végétales disparaissent en effet à un rythme au moins mille fois supérieur à celui constaté dans le passé, du fait de l'action de l'homme. Agriculture et pêche intensives, urbanisme, pollutions, introduction d'espèces envahissantes et changement climatique sont autant de menaces pour les écosystèmes. A l'échelle mondiale, 60 % d'entre eux sont dégradés. Le patrimoine biologique de la planète constitue pourtant "l'assurance-vie écologique de l'humanité pour le futur", note le ministère de l'écologie.
Les plans annoncés sont la déclinaison nationale des engagements pris par la France lors de la Convention mondiale sur la biodiversité, signée en 1992. Le processus ayant rencontré de fortes résistances, la France n'est que le 110e pays sur les 188 signataires à remplir ses obligations. Pour l'essentiel, les plans rappellent des décisions déjà prises : constitution du réseau Natura 2000, création d'aires protégées, protection du littoral par le conservatoire, développement des contrôles sur les approvisionnement en bois tropicaux, etc. Le plan d'action sur l'agriculture met ainsi en avant la création de bandes non cultivées le long des cours d'eau, une mesure déjà prévue dans la réforme de la politique agricole commune.
Quelques idées nouvelles complètent cependant ce dispositif, comme la création d'une réserve naturelle dans les terres australes. Deux mesures visent à donner au patrimoine naturel un régime fiscal comparable au patrimoine historique bâti, afin d'encourager le maintien et l'entretien d'espaces naturels exceptionnels par leurs propriétaires, aujourd'hui incités à les transformer en zones cultivées. Par ailleurs, la France soutiendra un moratoire sur toutes les techniques de pêche d'espèces profondes dans les zones maritimes qui ne relèvent de la compétence d'aucun Etat (soit 75 % des océans). Elle s'engage également "à soutenir la mise en place, au niveau communautaire, des plans de reconstitution visant à restaurer les stocks [de poissons] les plus fragilisés".
Les associations regroupées au sein du comité français de l'Union mondiale pour la nature (UICN) saluent "l'effort de mobilisation du gouvernement", mais rappellent que, pour atteindre "l'ambitieux objectif de 2010", il faudra "aller bien au-delà des actions annoncées". Le ministère de l'écologie reconnaît qu'il ne s'agit que d'un "premier pas". A l'avenir, un observatoire national de la biodiversité, créé afin de réunir des données aujourd'hui éparses, permettra de présenter chaque année un bilan de l'évolution de la biodiversité.
Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 26.11.05
Je note que c'est un bon début et qu'il vaut mieux s'ossuper un peu du problème que pas du tout car il y a encore beaucoup de choses à faire. C'est intéressant aussi de savoir que l'on pourra suivre l'évolution de la biodiversité en France grâce à l'Observatoire Nationale de la biodiversité ...
Affaire à suivre donc ...
groinsm



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