A TRIZAY (17250) L'IDEE D'EVEILLER LES SCOLAIRES AUX PROBLEMES DE L'EAU NE PASSE PAS CAR L'ELU EST GESTIONNAIRE DU SYNDICAT DES EAUX.
Bonjour à tous,
En tant que parent d'élève et citoyen du Monde sensible à l'écologie en général, je suis très choqué de la décision (confirmée plus bas par un courrier envoyé aux membres du conseil d'école) de notre Sénateur-Maire Mr Michel Doublet ( email : trizay@mairie17.com - site www.trizay.com ).
J'ai conscience que les explications visant à faire admettre aux membres du conseil d'école la vision d'un "sage" sont hors propos, c'est pourquoi je vous propose de vous adresser à ce monsieur pour lui opposer vos meilleurs arguments...
Des arguments non relatés dans la lettre ci-dessous ont été donnés oralement lors du conseil d'école comme :
- en Charente Maritime nous ne manquons pas d'eau...
- la consommation moyenne est passée de 125m3 à 121m3 et donc aucune baisse des tarifs de l'eau n'est envisageable dans ces conditions...
Merci.
COMMUNIQUE SUITE AU CONSEIL D'ECOLE DU 16 MARS 2007
Lors du dernier conseil d'école, a été évoqué la possibilité de mettre en place un système de récupération d'eau de pluie pour l'arrosage des plantations, démarche s'inscrivant dans le projet environnemental de l'école.
J'ai eu écho que certains d'entre vous avaient été « étonnés » par mes propos.
Aussi, afin qu'il n'y ait aucune équivoque, ni méprise je souhaite faire le point.
La réponse que j'ai apportée était d'ordre économique et celle d'un gestionnaire du Syndicat des Eaux, que je préside. Sa mission est de réaliser les investissements, gérer le patrimoine, protéger la ressource ainsi que l'environnement naturel.
Mon propos visait à mettre en évidence que réduction de consommation d'eau ne rime pas forcément et malheureusement avec réduction de la facture, d'autres paramètres entrent en ligne de compte (charges fixes de fonctionnement, investissement travaux, traitement de l'eau, forages etc... ).
H va de soi qu'en aucune façon, je ne préconise une utilisation effrénée et non contrôlée de l'eau, tant d'un point de vue de l'utilisateur individuel, que de l'industriel ou de l'agriculture.
Je défends l'utilisation raisonnée et une bonne gestion de la ressource en eau. L'éco-citoyenneté doit être soutenue et encouragée, cela n'est pas contestable, mais il est vrai que j'ai « tendance » à avoir une vision d'ensemble de la situation, d'un bout de la chaîne à l'autre et dans ce cas là les choses sont plus complexes.
Concernant la récupération de l'eau de pluie pour arroser le jardin ou laver sa voiture, cela ne pose pas de problème en soi, mais ce qui m'inquiète le plus, et qui a peut-être été à l'origine d'une méprise dans mes propos, c'est que je redoute l'utilisation des eaux de pluie à des usages domestiques non alimentaires et non corporels.
Ma pensée est allée au-delà de la simple récupération des eaux de pluie pour l'arrosage des plantations très en vogue actuellement.
En effet, un usage étendu des eaux de pluie (WC, machine à laver etc...) commence à se pratiquer chez les particuliers, avec des risques sanitaires importants. Les eaux pluviales n'étant pas destinées à être rejetées dans les réseaux d'assainissement.
Par ailleurs, ces usages pourraient représenter une part importante des consommations d'eau, ce qui aurait des incidences en matière de prix de l'eau au m3. Ainsi l'économie financière pour les ménages ne se confirmerait pas dans les faits.
Malgré la pose de compteurs, il serait toujours difficile de différencier la part des eaux de pluie rejoignant le réseau d'assainissement et la part utilisée pour l'arrosage, et ne le rejoignant pas. En bref, les utilisateurs de ce type de pratique feraient peser sur l'utilisateur du réseau classique une charge financière non négligeable.
Quant à ma position de ne pas retenir le projet de l'école, je la maintiens, en tenant compte des différents arguments mis en avant lors de la réunion, hors aspect environnemental bien entendu.
MICHEL DOUBLET Sénateur Maire de Trizay




