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La Commission baleinière internationale réunie à Sydney.
Le maintien de l'autorisation pour les populations indigènes de chasser la baleine est l'un des thèmes de la 59e réunion de la Commission baleinière internationale (CBI) qui s'est ouverte lundi à Anchorage (Alaska), et promet un affrontement entre Japonais et Américains.
Si les Etats-Unis s'opposent, contrairement au Japon, à la chasse à la baleine à des fins commerciales, ils soutiennent le maintien pour les populations indigènes d'Alaska de pêcher un quota de baleines du Groenland (bowhead whales).
L'Australie a accusé mardi le Japon d'être "inutilement provocateur", en projetant de tuer 50 baleines à bosse lors de sa prochaine campagne annuelle en Antarctique. "Il est important que le Japon comprenne que l'inclusion de baleines à bosse dans ses pêches aura un impact sur son image en Australie", a déclaré à la chaîne ABC Malcolm Turnbull, ministre australien de l'Environnement depuis l'Alaska. Les baleines à bosse migrent chaque année vers les eaux chaudes du Pacifique le long des côtes australiennes où s'est développée une activité touristique florissante d'observation des baleines.
L'un des sujets de la réunion de la CBI est la demande du Japon d'obtenir l'autorisation de chasser 50 baleines à bosse, très protégées, à des fins "scientifiques" dans un sanctuaire proche de l'Antarctique. Le Japon chasse déjà régulièrement la baleine de Minke, un petit rorqual. Malcolm Turnbull a également appelé le Japon à cesser de prétendre que ses prises ont un objectif scientifique, ce qui permet de contourner le moratoire sur la chasse commerciale en vigueur depuis 1986. "L'échelle des pêches scientifiques de baleines du Japon est bien évidemment très loin de ce que nécessiterait en réalité un programme de recherche", a déclaré le ministre. Le Fonds international pour les animaux estime que le Japon a tué plus de 6.800 baleines Minke, sous couvert de recherche scientifique.
Le Japon de son côté plaide pour le droit de certaines de ses communautés côtières de pêcher un nombre non déterminé de baleines de Minke, au titre de cette même dérogation. La CBI, qui a décrété un moratoire sur la chasse commerciale à la baleine en 1986, fait néanmoins une exception pour des populations indigènes aux Etats-Unis, en Russie et au Groenland afin de leur permettre d'assurer leur subsistance.
Depuis 20 ans, le Japon demande que ce droit soit étendu à quatre de ses petites communautés côtières mais la CBI s'y refuse, affirmant qu'il s'agirait d'un quota commercial. Les nouvelles tentatives du Japon d'obtenir gain de cause vont être l'un des thèmes des discussions de la réunion qui se tient jusqu'au 31 mai dans la capitale de l'Alaska, alors que Tokyo est déjà critiqué pour son exploitation déjà très importante de la possibilité de chasser la baleine à des fins scientifiques.
Washington a besoin du soutien des trois quarts des 75 membres de la CBI pour assurer le maintien des droits de pêche accordés aux populations indigènes d'Alaska mais le Japon et ses alliés disposent d'assez de voix pour bloquer. "Nous nous attendons à obtenir le même traitement à toute proposition du Japon visant à obtenir un quota de pêche pour ses communautés côtières qui verrait les baleines être pêchées, dépecées, distribuées et consommées localement", a affirmé à l'AFP Joji Morishita, membre japonais suppléant auprès de la CBI.
L'an dernier, le Japon et d'autres membres de la Commission favorables à une reprise de la pêche à la baleine avaient réussi à faire adopter une résolution symbolique par 33 voix contre 32 estimant que le moratoire n'était plus nécessaire.
L'organisation écologiste Greenpeace a estimé samedi dans un communiqué que le Japon menace "plus que jamais" le moratoire et "redoute que le travail de lobbying des autorités japonaises ait déjà influencé les travaux de la commission scientifique et technique de la CBI".



Japan’s fourth largest fisheries company, Kyokuyo, has pledged to stop its sale of whale meat in Japan. Its decision follows a campaign led by Humane Society International, the Environmental Investigation Agency (EIA), and the International Fund for Animal Welfare (IFAW).
La 4ème plus grosse compagnie poissonnière du Japon a promis de mettre un terme à ses ventes de viande de baleine au Japon.
In April, the coalition of environmental and animal welfare groups called on American company True World Foods, which partnered with Kyokuyo to distribute sushi in the United States, to persuade Kyokuyo to stop selling whale products. According to Kyokuyo, it has ceased production of whale products and is in the process of selling off its remaining stockpile.
Without companies like Kyokuyo, Japan's whaling industry will fall flat. This news is especially timely as Japan is pushing its plan to kill even more whales at the International Whaling Commission meeting, happening right now in Alaska. Read HSI's daily coverage of the IWC.



La 59e commission baleinière internationale (CBI) s’est soldée par un renforcement des pays opposés à la chasse commerciale des baleines et autres cachalots. Une majorité des 77 Etats s’est ainsi prononcée contre un retour à la chasse, empêchant le Japon de réitérer son 'exploit' de rallier à sa cause une majorité de participants.
Lors de cette CBI, si le Japon a été particulièrement attaqué et a menacé de se retirer de la convention, une fois de plus la CBI a démontré son impuissance à faire respecter le moratoire sur la chasse à la baleine. En effet, bien qu'adopté en 1986, 3 pays pratiquent encore la chasse, à l'image du Japon qui a annoncé son intention de tuer plus de 1 400 baleines dans l’année à venir, y compris 50 baleines à bosse du Pacifique Sud dont la population serait en nette diminution. De même l’Islande et la Norvège, bien que moins actifs que les Japonais, vont continuer leur activité en totale impunité.
Outre cette bataille, le sanctuaire marin dans l’Atlantique Sud ne verra pas le jour faute de ne pas avoir recueilli la majorité des trois quarts requis (60 % des votants en sa faveur). Néanmoins, la CBI a adopté une résolution par consensus (une première pour un petit cétacé), exigeant une action pour sauver les vaquitas (2) dont les effectifs ne comptent plus que 400 à 600 individus. De plus, de fortes oppositions se sont levées contre la proposition des Etats-Unis d’utiliser une zone d’habitat primordiale pour la baleine franche du Pacifique, au profit de l’exploitation de gisements de pétrole et de gaz. Enfin, la commission a pris note que le baiji, un dauphin chinois d’eau douce, est probablement éteint en raison de la dégradation de son habitat et des captures accidentelles dont il était l’objet.
Pour finir, et ce n’est probablement pas la moindre des mesures adoptées, la CBI a voté une résolution qui appelle la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES), à respecter la relation qui existe depuis longtemps entre les 2 organismes et, à ce titre, à ne pas adopter la proposition que le Japon entend y présenter pour tenter de rouvrir le commerce international des baleines.
Pascal Farcy
1- La 14e réunion de la CITES se tient à La Haye 3 au 15 juin 2007.
2- Le vaquita (Phocoena sinus) est un cétacé, type marsouin, vivant au Mexique et considéré comme le plus petit au monde (1,5 m de long maxi). Son aire de répartition est très réduite (2 235 km2) et se situe uniquement dans le nord de la mer de Cortez (Mexique). En savoir plus (en anglais et mexicain)


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