loulie a écrit:ça m'étonne cette perception des choses sur un site voué à l'écologie.
Peut-être parce que nous sommes face à un problème que tu ne connais pas autre-Atlantique. J'ai le sentiment que chez toi au Canada, il ne manque pas de forêt, et que dans celles-ci parfois il y a des ours, et que de temps en temps l'ours est dangereux.
En France, les forêts, il y en a moins. Dans ces forêts, de jour du moins, il n'y a pas d'animaux dangereux, du moins en dehors de la période de chasse (ou sévit l'animal le plus dangereux pour l'homme, le trouduc, sous-espèce viandard - moins fréquente donc moins dangereuse que la sous-espèce automobilus cela dit). Donc pour le Français citadin moyen, une forêt, c'est un endroit super-cool pour pique-niquer ou sortir en famille. Et c'est vrai pour toutes les forêts non cloturées, à tous les moments.
Que se passe-t-il du coup quand une petite famille arrive dans une forêt dangereuse parce que les arbres sont abîmées ? Si aucun panneau n'interdit l'entrée, elle y va quand même (s'il y a un panneau aussi d'ailleurs, à moins que ce ne soit entouré d'un fil barbelé... "si c'est interdit, c'est forcément intéressant").
Et là, si un accident arrive, c'est forcément la faute du propriétaire (sauf bien sûr si l'entrée était interdite et que cela était signalé par des panneaux).
Conclusion : c'est très très difficile de convaincre un responsable d'une forêt de laisser en place les arbres morts pour préserver la biodiversité qui va avec. Les électeurs vont râler si on leur interdit une partie de la forêt, et attaquer en justice si on ne leur interdit pas et qu'il y a un accident.
Je ne dis pas que tous les Français sont ainsi, mais il y en a suffisamment pour que personne ne souhaite prendre le risque...