Je ne vous rappelle pas les enjeux majeurs qui peuvent ou non être pris à bras le corps avec un tel plan, mais les 27 pays de l'Union Européenne pourront-ils tous mettre leurs intérêts particuliers de côté afin de vote sur un texte plus ambitieux que consensuel ?
Apparemment, ce sera difficile ...
Nous savons que notre président sait nous montrer toute sa volonté ( on se rappelle des 3% qu'il allait cherche avec les dents ) mais réussira t'il concrètement à en faire sortir de vraies avancées !"Nous ne sommes pas encore au bout de la discussion mais nous avons progressé", a déclaré le président français Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un déjeuner de travail avec les dirigeants de neuf pays de l'Est, dont la Pologne.
"Aujourd'hui, j'ai bon espoir qu'on puisse y arriver (...) Nous sommes en pleine négociation, il y a des équilibres à trouver", a ajouté le chef de l'Etat français, qui assure la présidence de l'UE jusqu'à la fin de l'année et a fait de l'adoption du "paquet énergie climat" une de ses priorités.
En savoir plus sur le paquet Energie-climat :
http://www.dailymotion.com/video/x7gatg ... ergie_news
Il va donc être difficile de concilier à la fois réduction de 20% des GES en Europe et le cas de la Pologne avec son énergie à base de Charbon !!Le mini-sommet de Gdansk n'a cependant pas rassuré les écologistes présents sur place. "Nous espérons qu'il s'agit de progrès pour le climat et non pas pour la satisfaction des égoïsmes nationaux", a ironisé Damien Demailly, du WWF. "On attendait un signal fort, on voit que l'Europe est encore engluée dans ses négociations", a de son côté estimé Karine Gavand de Greenpeace.
Au-delà de la Pologne, les dirigeants des huit pays qui ont rencontré M. Sarkozy (Bulgarie, Hongrie, Roumanie, République Tchèque, Slovaquie, Estonie, Lettonie et Lituanie), ont martelé le même message: les négociations progressent mais la voix des nouveaux pays, qui ont une forte dépendance au charbon, devra être pleinement prise en compte. "La solidarité du groupe des 9 a été maintenue et a montré sa puissance", a souligné M. Tusk en guise d'avertissement.
Dépendante à plus de 90% du charbon pour sa production d'électricité, la Pologne estime que la mise aux enchères des quotas de CO2 dans le secteur de l'électricité à partir de 2013, comme initialement prévu par la Commission, serait extrêmement pénalisante pour son économie.
Selon l'entourage de M. Tusk, une proposition de quotas gratuits dans le secteur énergétique pour la Pologne jusqu'en 2019 a été débattue.
L'Europe s'est fixé un triple objectif pour 2020: réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation et faire 20% d'économies d'énergie.
Réponse normalement dans une semaine à Bruxelles !!
Sans parler qu'en plus de la Pologne, l'Allemagne n'a pas l'air non plus très conciliante :
Interrogé sur le cas de l'Allemagne, première puissance industrielle de l'UE, qui a adopté une position très dure au cours des dernières semaines, M. Sarkozy a répondu en termes très diplomatiques. "On ne peut reprocher à l'Allemagne d'exprimer un point de vue", a-t-il simplement déclaré, ajoutant cependant qu'il parlerait "longuement" dimanche avec la chancelière allemande Angela Merkel avant de se rendre à Londres lundi. "Nous allons continuer à travailler jusqu'aux dernières minutes", a-t-il conclu.
Le télescopage du calendrier devrait contribuer à faire monter la pression.
Les dirigeants des 27 Etats membres de l'UE se retrouvent à Bruxelles sur deux jours: jeudi et vendredi. La Conférence de l'Onu à Poznan, qui rassemble pendant deux semaines plus de 10.000 délégués de quelque 190 pays, doit en principe s'achever vendredi soir.
"Même s'ils pouvaient faire une annonce dix minutes avant la fin de la conférence, ce serait une bonne nouvelle !", commentait cette semaine un expert à Poznan. "Cela ne changerait pas le cours des négociations mais cela changerait l'état d'esprit".
@ suivre ...



"Il y a 2 choses qui sont infinies, l'univers et la bêtise humaine. Quoique pour l'univers je n'en suis pas sûr" Albert Einstein 



