Phtalates et parabènes interdits par les députés
Une proposition de loi du Nouveau Centre interdisant l'utilisation de produits chimiques suspectés d'être des perturbateurs endocriniens a été adoptée mardi à l'Assemblée nationale, contre l'avis du gouvernement.
Pour : 236. Contre : 222. Des applaudissements parcourent les rangs des députés du centre et de la gauche. La victoire a été courte, mais elle revêt un caractère symbolique pour les députés du Nouveau Centre, parvenus à leurs fins malgré l'opposition du gouvernement. Mardi, les députés ont adopté la proposition de loi visant à l'interdiction des phtalates et parabènes, des produits chimiques suspectées d'être des perturbateurs endocriniens. Un résultat surprise, les députés UMP s'étant rangés à l'avis du gouvernement.
Rejeté en avril par la commission des Affaires sociales, le texte devait subir le même sort en séance publique. Mais l'alliance de circonstance entre les députés du Nouveau Centre et leurs confrères de gauche a permis de surmonter cette opposition. Dix-neuf élus UMP ont même choisi de soutenir la proposition de loi. Avant de se concrétiser, le texte doit cependant encore être adopté par le Sénat, pour peu qu'il soit inscrit à l'ordre du jour.
Perturbation du fonctionnement hormonal
Le texte stipule que « la fabrication, l'importation, la vente ou l'offre de produits contenant des phtalates, des parabènes ou des alkylphénols sont interdites ». Ces produits chimiques, dont plusieurs études ont démontré l'influence sur le fonctionnement du système hormonal, entrent dans la composition de nombreux produits de consommation courante : objets en plastique, peintures, vernis, laques, parfums, produits de beauté...Ils sont « suspectés de provoquer des cancers du sein et d'être néfastes à la fertilité masculine » selon Yvan Lachaud, à l'origine de cette proposition de loi.
Lors des débats en séance publique, Xavier Bertrand avait jugé « prématurée » la proposition de loi sur les phtalates et parabènes. Le ministre de la Santé demandait aux parlementaires d'attendre le résultat d'expertises en cours. Il promettait alors des réponses entre fin 2011 et fin 2012 selon les produits visés.
Source : http://www.francesoir.fr/actualite/sant ... 97977.html
J'espère que les sénateurs auront le courage d'adopter cette loi



