Petit retour en arrière, avant d'analyser la discussion dans son ensemble:
Des produits autorisés dans l'agriculture, il y en a déjà eu.
L'atrazine par exemple:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Atrazine
Ce pesticide largement utilisé par les maïsiculteurs, a été autorisé.
Il est maintenant... interdit.
Comment est-ce possible?
Toutes les études de toxicologie, de rémanence dans les sols, les nappes phréatiques, la pollution des cours d'eau avaient-elles été réalisées?
Si oui, cela fait désordre de s'apercevoir maintenant que ce produit (un pesticide) est très dangereux.
Mais je crois que non.
Figurez-vous que les seules études scientifiques sur lesquelles se basent les "décideurs" sont fournies par...les fabricants eux mêmes.
Désolé mais c'est une grave question qui n'a pas eu de réponse satisfaisante ici.
Autre chose: un petit rappel...
Une politique agricole déterminée par l'impératif écologique devrait s'efforcer de réunir les conditions qui permettront aux agriculteurs de mettre pleinement en valeur la diversité des terroirs et les conditions écologiques du pays, en associant étroitement l'agriculture, l'élevage, la transformation locale des produits et leur commercialisation de proximité. Il conviendra de redonner aux paysans la capacité de sélectionner eux-mêmes leurs semences. Par conséquent, le gouvernement devra interdire toute mise en culture des organismes génétiquement modifiés (OGM), tant que ne sera pas démontrée leur innocuité sur l'environnement et sur les filières biologiques et conventionnelles, ainsi que leur compatibilité avec la sécurité sanitaire. Dans la mesure où il n'y a aucune urgence en la matière, nous pouvons prendre le temps d'avoir du recul.
Vous vous souvenez?
Non, je parie...
Pacte Ecologique chapitre Agriculture page 104.
Nicolas Sarkozy, avant de et pour être élu a mis sa signature au bas de ce pacte.
Si les mots ont un sens, cela veut dire que le gouvernement devrait décider (pour rester fidèle à sa parole) au moins un moratoire et que l'innocuité des PGM et OGM n'est pas prouvée
et que c'est bel et bien un problème.