yoda a écrit:Je me souviens bien avoir écrit qu'il faudrait que les tests soient faits par un organisme indépendant.
1) C’est pas ce que j’appelle une prise de position.
On peut tout aussi bien en conclure que « Bon, il vaudrait mieux que…mais en attendant, on s’en contentera ».
Je suis peut être binaire, il m’arrive souvent de répondre oui ou non à une question.
C’est sans doute pour ça que je n’ai pas perçu ça comme un jugement sur la procédure de « test ».
Que la honte s’abatte sur moi.
2) Oui, mais ils ne le sont pas.
Quand tu parles de ce que pourrait être un reportage objectif, tu dis :
yoda a écrit:Ensuite, laisser la parole à des gens expliquant que l'étude de Monsanto et celle en Italie ne montrent pas d'effet significatif sur les rats.
D’une part, il me semble me rappeler que ce point de vue est représenté dans le reportage : c’est quelqu’un qui commente les résultats de la recherche de Monsanto retrouvée par Greenpeace.
D’autre part, je trouve curieux que :
-l’on juge non significatif que le nombre de rats portant des lésions soient plus important dans les groupes consommant des OGM Bt que dans les groupes témoins.
C’est pour trouver du sens à l’observation d’une différence après application d’un facteur (ici l’alimentation en PGM) qu’on constitue des groupes identiques (au sens statistique) et qu’on a un groupe-témoin.
Et il y a une différence observée.
Mais bon, admettons que je sois une tanche concernant les tests de signification statistique.
-Logiquement des variations sans signification ne devraient pas se répéter et l’augmentation constatée se retrouver aussi bien dans le groupe témoin, ou ne pas être retrouvée.
Or, cette augmentation a lieu dans les groupes ayant consommé des OGM dans les
trois recherches évoquées par le reportage, y compris celle de Monsanto.
Ca n’a pas de signification ?
yoda a écrit:Pas franchement non. Ce qui ne colle pas dans ce reportage, c'est la démonstration, pas la conclusion...
Tu nous as pourtant expliqué l'inverse.
Le début, la conclusion, la démonstration, tout?
Faudrait savoir.
yoda a écrit: C'est un assez bon reportage concernant le lobbying des firmes semencières, par contre les journalistes n'ont pas un iota de connaissances scientifiques, ce qui leur a valu de belles bourdes. Celle-ci conclut le reportage, pas ce qu'il a dit, mais la façon dont ils l'ont appuyé, comme si c'était une preuve qu'on nous ment.
Encore une fois je dois être trop binaire pour ne pas avoir le tournis.
yoda a écrit:Pour les mêmes raisons que toi, parce qu'un truc qui tue un insecte, en général affecte l'homme également...
yoda a écrit:Dans ce cas, c'était pas la peine de faire un reportage. Il suffisait de dire : le maïs Bt est toxique car il tue la chenille de la pyrale. Et puis basta, quel besoin d'aller plus loin et de montrer la procédure de mise sur le marché ?
Les choses ne sont pas si simples, heureusement, car sinon tout ce beau monde montré dans le reportage serait un ramassis de vrais criminels... Il y a une question de dose et de persistance, qui font que les effets toxiques ne sont pas si évidents, du moins pas aux yeux de tout le monde.
Tu mélanges tout…
Je dis deux choses :
1) Quand on sait (et pour cause) qu’une plante contient un produit toxique on a toutes les raisons d’être prudent et donc de prendre TOUTES les précautions (du temps, des recherches plus larges pour mesurer la toxicité) à notredisposition.
D'autant plus qu’il n’y a AUCUNE raison sérieuse de se presser du point de vue sanitaire et agricole.
C’est pour cela que je pose la question (comme les journalistes) de la validité de la procédure et de son sérieux scientifique et politique.
C’est pour cela que je n’accepte pas que tu aies comparé le maïs Bt à une pomme biologique.
L’incertitude « acceptée » pour la pomme, n’est pas applicable au maïs.
2) L’application de cette idée que « les choses ne sont pas si simples » et qu’il y a les effets de dose et de persistance (idée envisageable a priori) a un précédent fâcheux : celui des pesticides.
On observe après coup (et té pardi !

) les conséquences de l'utilisation agricole d'un poison.
On l’interdit, on le remplace par un autre plus performant et « respectueux » (moins de produit, autant ou plus d’effet, moins de rémanence) et tout et tout…

Et pis on s’aperçoit que c’est pas ça : on sort alors un nouveau lapin du chapeau et on recommence.
Jamais on ne se prononce,
à la lumière des résultats, sur l'idée de se servir de poison pour produire de la nourriture. Ce serait de... l'obscurantisme.
Comment avoir des a priori face à une telle « nouveauté » ?
yoda a écrit:Mais tu affirmes que l'hybridation donne un résultat plus prévisible que le génie génétique
Ce n’est pas exactement cela que je veux dire.
Dans le cas de l’hybridation, l’expression du gène se fait dans dans un environnement cellulaire et génétique peu différent de l’environnement d’origine du gène.
C’est très différent dans le cas de la transgénèse: une cellule de maïs, c’est pas un bacille.
Or, l’expression du gène dépend de son environnement : elle n’est pas mécanique.
Un maïs hybride reste un maïs.
Un maïs Bt n’est plus tout à fait un maïs, ni tout à fait une nouvelle espèce.
yoda a écrit:Alors pourquoi prétendre que seules les manipulations génétiques peuvent créer du nouveau, quand la nature le fait très bien depuis des milliards d'années ?
Parce qu’à l’échelle d’une vie humaine, à l’échelle d’une génération, on ne peut pas voir apparaïtre de nouvelles espèces.
"Très bien" qu'est ce que ça veut dire concrètement?
Comme dans un labo?
En ce qui concerne les espèces, le changement prend des millions d’années.
La nature est par ailleurs un cadre donné auquel il est difficile de se soustraire (sauf dans les fantasmes scientistes et religieux).
Je n’ai pas envie que l'Humanité servent de cobaye à Monsanto et à des mégalomanes en blouse blanche, irresponsables de leurs actes de surcroît.
yoda a écrit:Alors vaut mieux le dire comme ça directement, sinon tu vas te faire allumer si tu te trouves face à un pro-OGM un peu renseigné (heureusement, ils sont rares) sur un forum...
Mais je l’ai déjà dit : tu as eu du mal à l’entendre, peut être trop persuadée d’incarner la rigueur scientifique et l’objectivité ?
yoda a écrit:Du moins qui le serait, car qui l'a dit ?
La seule chose que 'ai dite, c'est que si on demandait au même expert de nous garantir que telle variété de pomme est non-toxique, même sur 20 ou 30 ans, il répondrait de la même façon que pour le maïs Bt. Or, je vois mal les journalistes expliquer que c'est un aveu de la toxicité de la pomme...
Et je continuerais de penser qu’il se f…de ma gu…. sachant qu’il a donné un avis favorable à un maïs produisant un insecticide sans l’avoir évalué sérieusement alors que rien ne permet d’envisager qu’une pomme contient des produits toxiques.
yoda a écrit:
C'est donc bien que l'absence de certitude à long terme n'est pas un problème en soi, ce qui est problématique, c'est ce qui se passe réellement dans les champs et sur les rats nourris pas très longtemps avec ces trucs, pas ce qui peut potentiellement se passer en 20 ou 30 ans d'ingestion et dont on sait rien pour la plupart des produits...
Tu es vraiment têtue.
Le problème n’est pas celui-là.
Ce qui se passe pour les rats (alors significatifs ou pas les résultats ???????????), vu que nous ne sommes pas vraiment très différents d’eux (on teste bien les médicaments sur eux) comme pour les pyrales DOIT nous obliger à être prudents et à mener des recherches
préalables ( sur une longue période) à toute production massive et introduction dans les produits destinés à l’alimentation.
Et c’est bien ce que dit le reportage.
Dernière édition par Ugatza le Jeu Nov 29, 2007 7:53 pm, édité 1 fois.