Le sujet des OGMs n'échappe à la règle et c'est tant mieux car c'est toujours bien de savoir ce que pense un homme politique sur ce genre de sujet ... Apparemment la gauche, comme la droite ne serait pas favorable aux OGMs, alors réelle info ou démagogie ... l'avenir nous le diras ...
Greenpeace a écrit:ernier exemple en date, et pas des moindres. Nicolas Sarkozy déclarait, à la convention de l'UMP consacrée à l'agriculture le 18 octobre 2006 : « Comme beaucoup de consommateurs et d'agriculteurs, je ne perçois pas, pour le moment, le service réellement rendu par les OGM qui sont mis en culture dans le monde. Je partage donc leurs réticences à ce que nous les utilisions. »
Du côté du PS, à Lens le 16 septembre dernier, Ségolène Royal s'engageait pour une « transcription en droit français du principe de précaution qui nous autorisera à interdire les OGM en plein champ. » A la Fête de la Rose, elle avait rappelé vouloir interdire la culture d'OGM en plein champ, estimant " qu'on nous a menti " tant sur les OGM que sur l'impact de l'agrochimie. Le 7 mai 2004 déjà, dans un article du quotidien Le Monde, elle avait même réclamé : « Il faut maintenir le moratoire, tant que la totalité du problème des OGM n'a pas été mise à plat. »
« Devant une telle unanimité de la part de gens qui sont au pouvoir ou l'ont été, on se demande bien comment il se fait qu'on ait presque 5 000 hectares de maïs transgénique cultivés sans cadre réglementaire, dans le secret et en toute impunité ! », ironise Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Depuis dix ans, de gauche comme de droite, les gouvernements se succèdent sans rien faire et alors que l'opposition de la population ne cesse de grandir. La preuve encore tout récemment : la transposition en droit français de la directive européenne 2001/18, telle que l'a rédigée l'actuel ministre de la Recherche dans son projet de loi OGM, ne vise qu'à légaliser la pollution génétique. En mars dernier, lors de l'examen du texte au Sénat, une poignée d'élus socialistes a amendé ce projet de loi pour réduire les obligations d'information du public sur l'emplacement des cultures d'OGM. Au final, seuls les sénateurs UMP ont voté pour. Le groupe UDF s'est abstenu. Les Verts, le PCF et finalement le PS ont voté contre.
Depuis, le texte semble être tombé aux oubliettes et la cacophonie règne. Le 4 octobre, le ministre de la Recherche, François Goulard affirmait encore étudier « la possibilité d'inscrire ce texte à l'Assemblée ». Le 19 octobre, Henri Cuq, ministre délégué aux relations avec le Parlement, évoquait une possible transposition par décret. Selon le quotidien Le Monde (22-23 octobre 2006), il a officiellement plaidé « un problème de calendrier » et aurait admis en off : « En réalité, la majorité n'en veut pas ».
« On voit à quel point ce projet de loi est contesté, même au sein du gouvernement qui l'a rédigé. Pourquoi s'entêter ? Il faut rejeter ce mauvais texte dont personne ne veut, conclut Arnaud Apoteker. En revanche, un point semble mettre d'accord une écrasante majorité de Français : c'est l'interdiction des OGM, temporaire ou définitive, réclamée par 86 % de nos concitoyens 1. Nos futurs candidats à la présidentielle vont-ils répondre aux attentes des Français ou bien se contenteront-ils de mots creux ? Si Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ne veulent pas des OGM, la première mesure qu'ils doivent s'engager à mettre en œuvre une fois à l'Elysée est très simple : un moratoire en attendant une loi qui protège véritablement notre agriculture, notre alimentation et notre environnement. D'autres pays européens ont déjà pris ce type de décision : la Pologne, l'Autriche, la Grèce ou la Hongrie. Notre futur chef de l'Etat fera-t-il preuve du même courage politique ? »
1 Sondage CSA/Greenpeace 13-14 septembre 2006






mais l'info est intéressante en effet ...
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