Vers la fin de lagriculture bio en Europe
La Commission Européenne a récemment proposé de modifier la réglementation concernant le mode de production et de préparation bio, ceci dans le but de le rendre plus clair pour les consommateurs et les professionnels de la filière, mais aussi de faciliter le libre-échange en Europe. Destiné à être appliqué en 2009, ce projet de loi très discuté devrait être adopté dici juin de cette année, laissant peu de temps aux organisations professionnelles et aux consommateurs pour réagir.
En effet, si le projet propose quelques avancées comme une réglementation pour le vin bio, ou la possibilité dexempter les plus petits distributeurs bio du coût du contrôle bio, dune manière générale il remet en question les fondements de lagriculture biologique. Ainsi, en cas dadoption, la chimie ferait son entrée avec la possibilité de recourir aux pesticides pour les cultures, et de se servir de médicaments allopathiques pour les animaux. En outre, avec ce texte, la commission européenne ferait entrer les OGM dans la Bio, en tolérant un seuil de pollution de 0,9 %. Or, comme le note lassociation Nature et Progrès, '0,9 % aujourdhui, cest inévitablement, par accumulations successives, 3 %, 5 %, 10 % demain.'
Au-delà dune adoption expresse rien ne semble avoir été laissé au hasard pour déstabiliser et discréditer la seule filière agricole 'propre', puisque, le texte voté, les Etats perdraient la possibilité de définir des exigences plus contraignantes pour leur agriculture bio, le projet de réglementation linterdisant.
Ladoption dun cahier des charges unique et contraignant, au niveau européen, aurait des avantages. Pour le consommateur, il permettrait de simplifier les choses en faisant disparaître tous les labels nationaux et autres labels privés comme Naturland, Nature & Progrès qui complexifient loffre et sont coûteux pour les producteurs et transformateurs. Néanmoins, luniformisation de la réglementation ne devrait pas se faire par le bas, mais par le haut, à linverse de ce que la Commission Européenne propose aujourdhui.
Notons que les professionnels ont réagi avec une pétition proposée par l'interprofession de la filière agrobiologique bretonne, téléchargeable sur Internet ou disponible à : Association interprofessionnelle de la filière agrobiologique bretonne - 33, avenue Winston Churchill BP 71612 35016 RENNES Cedex.
Alex Belvoit
On fera du BIO qui n'en sera plus alors :?:







pacont

c'est ce qu'ils sont sûrement en train de faire...

