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NUCLEAIRE

Nous parlerons spécifiquement ici de ce que peut apporter l'énergie nucléaire, maintenant et dans l'avenir et des problèmes liés à cette énergie.

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NUCLEAIRE

Messagede DELAIR » Ven Juin 24, 2011 11:48 am

Nucléaire : une inétanchéité n’est pas une fuite

Il faudra qu'on m'explique la différence entre “inétanchéité” et fuite. Suite aux révélations de Médiapart faisant état de fuites à répétition sur le site nucléaire de Paluel en Normandie, un porte-parole d'EDF dément tout impact sur l'environnement.

Ses mots sont exactement les suivants :

“Il n'y a pas de fuite, il y a une légère inétanchéité sur l'un des ensembles combustibles du réacteur 3 de la centrale de Paluel, la situation est stabilisée, sans impact sur la sûreté du site et sur l'environnement.”

Médiapart fait état d'une fuite d'iode radioactif au niveau du réacteur N°3. L'union locale de la CGT mentionne une fuite depuis plusieurs mois dans l'une des tranches de la centrale.

S'il y a une fuite, c'est grave, mais ce n'est pas une fuite, c'est une “inétancheité”, donc nous devrions être rassurés, car ce n'est pas étanche, donc ça pourrait fuir, mais ça ne fuit pas, parcequ'EDF s'en occupe, et si c'est EDF, on peut dormir tranquilles.

Un diagnostic de sureté des centrales sera effectué cette année pour tenir compte des enseignements de Fukushima, l'ASN (Autorité de Surété Nucléaire) va se charger de contrôler les centrales sous la forme de “stress-tests”. Les tests porteront sur cinq points : les risques d'inondation, de séisme, de perte d'alimentation électrique et de perte du système de refroidissement ainsi que sur la gestion opérationnelle des situations accidentelles.

En fait les contrôles seront réalisés par l'ASN, car l'État a refusé aux autres états membres de les réaliser, ainsi la France va-t-telle pouvoir se contrôler elle-même, ce qui est plus facile…mais ce qui laisse rêveur sur la transparence des résultats qui seront affichés.

En allant sur le site internet de l'ASN ce soir, on peut lire (vous pouvez vérifier) : “l'ASN assure au nom de l'État le contrôle du nucléaire pour protéger le public, les patients, les travailleurs et l'environnement. Elle informe les citoyens”.

http://www.asn.fr/index.php/Site-de-cri ... -de-presse

Je me suis donc dit que pour avoir des informations sur les fuites éventuelles de Paluel, je pouvais me rendre à la rubrique “communiqués de presse”. A cette rubrique on peut lire : “mis à jour le 30 septembre 2009″.

Si si allez voir vous-mêmes…
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Re: NUCLEAIRE

Messagede DELAIR » Ven Juin 24, 2011 11:53 am

Juste une histoire d’eau...

Finalement, le nucléaire, c’est souvent juste une histoire d’eau.

A Fukushima, c'est un défaut de refroidissement qui a provoqué la fusion des réacteurs, et la situation que nous connaissons.

A Fort Calhoun, comme à Cooper, c’est aussi l’eau qui pose problème….

Ailleurs la pluie qui tombe entraîne avec elle la radioactivité.

A Fort Calhoun, le niveau de l’eau continue de monter : 3 pieds (soit près d’un mètre) pendant le weekend end à la jauge de Brownville, et la digue de terre qui semblait avoir tenu dimanche est sur le point de céder.

On en sait maintenant un peu plus, même si Obama a décidé de mettre une chape de plomb sur le dossier.

Etonnant de la part d’un président qui prônait un changement radical, (lien) et qui s’est ouvertement tourné vers les énergies propres et renouvelables.

Décidément la politique du secret est toujours de mise, en matière de nucléaire, quel que soit le pays menacé.

Cette injonction présidentielle est confirmée dans un rapport émanant de la FAAE (agence de l’énergie atomique russe) qui affirme qu’Obama aurait décidé d'imposer un silence médiatique sur la situation à Fort Calhoun et à Cooper

Le silence concernant les pollutions nucléaire n’est pas une nouveauté aux USA, et l’on a appris le 20 juin 2011, qu’une importante fuite de tritium, avait contaminé nappes phréatiques, et puits en Illinois et en Minnesota.
En 2008, 7,5 millions de pico curies par litre, soit 375 fois la limite en Illinois.

En 2002, de l’eau potable contenant 750 fois la limite autorisée a été proposée aux consommateurs du Delaware, et en 2009 les citoyens du New Jersey ont bu de l’eau qui avait été mesurée à 540 fois la limite fixée par les normes.

Mais revenons au Nebraska.

Le réacteur de Fort Calhoun a une puissance de 478 MW, et il était à l’arrêt depuis le 9 avril, suite à un rechargement d’un tiers du combustible et du coup les piscines de refroidissement contiennent 670 tonnes de combustible usagé, ce qui correspond à une radioactivité de 100 millions de curies, soit plus de césium 137 que ce qui a déjà été relâché à Fukushima.

Rappelons que le césium 137 à une demi-vie (ou période de 30 ans) ce qui signifie qu’au bout de 30 ans il a perdu la moitié de sa virulence, et pendant les 30 ans qui suivront, il perdra la moitie de sa radioactivité restante, etc . Autant dire qu’il reste dangereux pendant près d’un siècle.

La centrale se trouve à une altitude de 306 mètres (1004 pieds) au dessus du niveau de la mer et elle est actuellement en alerte maximale, encerclé par les eaux du Missouri.

Selon la NRC (nucléar regulatory commission) le 15 juin le niveau de l’eau avait atteint 1005 pieds et 7 pouces, et pourrait atteindre 1006 pieds et 4 pouces dans les jours à venir.

On sait aussi qu’un incendie s’était déclaré dans une armoire électrique le 7 juin, privant pendant 90 minutes la piscine de refroidissement, laquelle contenait le combustible usagé, encore chaud.

Selon d’autres sources, il pourrait y avoir dans cette piscine du combustible non utilisé, en attente de chargement, ce qui représente un risque supplémentaire.

Il faut savoir que l’arrêt du refroidissement d’une piscine comportant du combustible, même usagé, peut avoir des conséquences graves, car si le combustible n’est plus refroidi, il peut alors fondre et détruite les gaines dans lesquelles il est contenu, et on peut assister à l’emballement d’une réaction de fission.

Près d’une semaine après, un rejet d’eau, qui pourrait être radioactive, de près de 400 litres à la minute, pendant une durée indéterminée a été suivie le 17 juin, d’une annonce de l’exploitant OPPD (Omaha Public Power District) signalant « un trou » dans le sol, qui aurait pu affecter le système de sécurité.

D’après le RSOE (emergency and disaster information service) le risque a été évalué à 4 sur l’échelle INES (lien) mais d’autres sources évoquent le chiffre de 2.

C’est la Croix Rouge qui est chargée de préparer l’évacuation des 10 000 personnes menacées par l’inondation, et il semble que ces populations ne soient pas informées du risque d’un accident nucléaire.

Dans l’autre centrale nucléaire du Nebraska, celle de Cooper district, au sud de Brownville, la situation n’est guère meilleure.

Le 19 juin à 4h02 du matin, les autorités ont publié la « notification d’un événement inhabituel » face à la montée des eaux.

Le 20 juin, le niveau de l’eau a atteint les 13,60 mètres, et à 13,90, la centrale sera arrêtée pour des raisons de sécurité évidentes.

En fait, suite aux pluies abondantes, les autorités avaient relâché l’eau de 2 barrages, suivant la procédure habituelle décidée lorsque le niveau du fleuve atteint les 899 pieds au dessus du niveau de la mer.

En haut lieu, on dénonce les annonces catastrophiques qui seraient exagérées, et on fait tout pour calmer le jeu.

La désinformation en matière nucléaire est aujourd’hui une banalité, et « les inconnus » en ont fait un sketch caustique et prémonitoire que l’on peut revoir avec jubilation dans cette vidéo.

A la lecture d’un rapport publié en 2010 par l’autorité de sureté nucléaire américaine on apprend que la centrale nucléaire de Fort Calhoun n’avait pas de procédure de protection contre les inondations, de quoi inquiéter légitimement les riverains de la centrale.

Une inspection conduite par la NRC entre janvier et juin 2010 avait mis en évidence que les installations de Fort Calhoun n’étaient pas conformes, et qu’il y avait un risque de dysfonctionnement de certains système de refroidissement en cas d’inondation.

D’autre part, il resterait encore les 2/3 de combustible actif dans le cœur du réacteur (bulletin de « atomic scientist » Dawn Stover-16 juin 2011).

Tom Burnett, journaliste au « Hawaii news Daily » évoque la possibilité de fuites radioactives dans le Missouri, et s’étonne, dans un article d’opinion, de l’optimisme des autorités face à une situation qu’il juge grave.

A Fukushima, rien n’a été réglé, bien au contraire, puisque Greenpeace Japon nous apporte de bien mauvaises nouvelles.

Les 290 000 habitants de la ville de Fukushima, située à 60 km au nord-ouest de la centrale, sont en danger.

Le « Shukan Gendai », hebdomadaire japonais, va publier le 24 juin, un rapport réalisé par Greenpeace dans lequel on apprend que la norme de rayonnement autorisée est dépassée parfois de 10 fois.

Le 24 avril, la préfecture de Fukushima avait restreint l’utilisation des 5 jardins publics de la ville à une heure par jour, puisqu’un rayonnement dépassant 3,8 µSv/h (microsieverts/heure) avait été détecté.

Or le 6 juin, la préfecture à levé sa mesure.

Le 7 juin, Greenpeace Japon a décidé de mesurer la radioactivité, grâce à un appareil sophistiqué qui permet non seulement de la mesurer, mais aussi d’identifier les nucléides, et du cobalt 60 a été détecté.

Rappelons que le cobalt 60, dont la « demi-vie » est de 5 ans, peut induire des affections pulmonaires et provoquer des anomalies fœtales.

Avec cet appareil, ils ont mesuré un tas de terre à 6,3 µSv/h, un tas de feuilles mortes à 4,2 µSv/h, le sol a 9,1 µSv/h, et même une zone à l’entrée des toilettes publiques à 12,5 µSv/h.

Pour Greenpeace la seule mesure à prendre devrait être une évacuation massive des habitants de la ville.

Ce n’est manifestement pas à l’ordre du jour.

A Tokyo, ce n’est guère mieux, puisque des radiations ont été mesurées à 6,39 µSv/h.

A Fukushima, après avoir évoqué avec la plus grande sérénité la pose prochaine d’une structure en plastique au dessus du site, laquelle ne résisterait pas à une explosion majeure, l’installation qui devait permettre la décontamination de l’eau a du être arrêtée.

Elle n’aura fonctionné que 5 heures.

Le processus cataclysmique ne cesse de prendre de l’ampleur, alors que les médias traditionnels se plongent dans un mutisme coupable et scandaleux.

Selon le Professeur Christopher Busby, membre du « europeean committee on radiation frisks », la situation est bien plus grave que ce que l’on prétend.

Pour Arnold Gundersen, et Shoji Sawada, experts en la matière, le refroidissement par eau mis en place depuis la catastrophe ne peut que retarder le pire.

Comme l’écrivent jean Paul Baquiast et Christophe Jacquemin, dans les colonnes d’Agoravox, « une fois les nappes phréatiques ou les couches terrestres profondes atteintes, ce ne serait pas seulement une large périphérie autour de Fukushima qui deviendrait inhabitable, mais sans doute la ville de Tokyo elle-même ».

En France, et ailleurs, les pétitions se multiplient : on peut signer une pétition pour la fermeture définitive des 4 réacteurs du Tricastin et « l’appel pour Fukushima »

Le Monde va-t-il enfin se décider à abandonner définitivement cette énergie désuète, chère et dangereuse ? N’est-il pas déjà un peu trop tard ?


Car comme dit mon vieil ami africain :

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Re: NUCLEAIRE

Messagede pedro431 » Ven Juin 24, 2011 4:34 pm

Une chose me turlupine, c'est le nombre important d'incident ou accident nucléaire aux USA, ils ont 107 réacteurs (nous 58) et beaucoup de problèmes majeur, tendit que nous ce serait plutôt mineur, c'est vrai que les centrales US ne sont pas identiques aux centrales française.
La Terre est la mère de tous les peuples et tous les peuples devraient avoir des droits égaux sur elle.
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Re: NUCLEAIRE

Messagede DELAIR » Mer Aoû 24, 2011 11:33 am

La France a peur

Cette phrase célèbre, prononcée par un Gicquel sur jouant l’émotion pour un crime, certes odieux, pouvait paraitre déplacée.

Mais aujourd’hui, la France, ou du moins une grande majorité de français a de bonnes raisons d’avoir peur.

C’est le parc vieillissant de nos 58 réacteurs nucléaires qui en est la légitime raison.

Il y a au moins 5 centrales nucléaires qui font craindre aux français qu’un accident majeur ne se produise sous peu dans notre pays.

Ce sont les centrales du Blayais, de Fessenheim, de Bugey et enfin celles du Tricastin et de Cruas Meysse sa voisine...

Celle du Blayais, inaugurée en 1983, a frôlé la catastrophe un certain 27 décembre 1999, où lors d’une tempête, qualifiée « tempête du siècle », le site se trouvant inondé, le refroidissement du réacteur se trouvant tellement problématique qu’il fallut déclencher le plan d’urgence interne, à tel point qu’Alain Juppé, maire alors de Bordeaux, avait été sur le point de faire évacuer la ville laquelle se trouve à 50 km de la centrale.

Comme l’affirme Hervé Kempf, « on est passé à 2 doigts de la catastrophe ».

Après la catastrophe de Fukushima, un audit a été ordonné afin d’évaluer l’état de la sécurité de toutes les centrales du pays, et celle du Blayais est en première ligne.

Il a donc été décidé de remonter le niveau des digues, ce qui ne rassure pas la CLIN (commission locale d’information nucléaire), qui trouve la mesure insuffisante, et affirme qu’il faut absolument « que la route d’accès à la centrale soit mise hors d’eau », ajoutant qu’il faut réétudier le risque sismique.

Rappelons que 2 réacteurs de cette centrale fonctionnent avec du Mox, lequel est un mélange d’uranium enrichi, et de plutonium.

Depuis le mois de mai 2000 jusqu’à aujourd’hui, ce sont près de 50 « incidents » qui se sont produits dans cette centrale, allant de l’arrêt d’urgence d’un réacteur, à des rejets incontrôlés d’effluents radioactifs, en passant par l’indisponibilité des groupes électrogènes de secours durant 5 jours, ou par l’indisponibilité du turboalternateur de secours.

Que ce serait-il passé si ces deux dernières pannes s’étaient produites au moment de l’inondation ?

Pour Jean Pierre Dufour, professeur de physique nucléaire, qui évoque « l’imprévu majuscule », « on ne peut pas se cacher derrière des slogans du style « on a le nucléaire le plus sûr du monde » et ce qui s’est passé à Braud ne relève pas d’une défaillance dite normale (…) un jour ou l’autre il y aura une fusion d’un cœur de centrale en France ».
Quittons le Blayais pour Fessenheim.

Entrée en fonction il y a 34 ans, cette vieille centrale à mi-chemin entre Freiburg, la ville universitaire allemande, et Colmar pose une quantité de problèmes dont sa faiblesse en cas de séisme important,

Nathalie Kosciusko-Morizet, Fessenheim indique qu’elle est prévue pour résister à un séisme de 6,7 sur l’échelle de Richter, soit 0,5 de plus que celui qu’a connu la zone.

Or la base de ce calcul est plutôt fragile puisque ce séisme remonte au 12ème siècle et qu’on l’on cherche à savoir comment il ait pu être estimé si précisément.

De plus, cette marge de sécurité de 0,5 est totalement illusoire, car l’échelle de Richter est logarithmique : un séisme de 7 n’est pas « un tout petit peu plus puissant qu’un séisme de 6 : il se traduit par 10 fois plus d’amplitude et dégage 30 fois plus d’énergie (Lien) et donc une centrale qui résisterait à un séisme de 6,7 serait gravement endommagée s’il atteignait 7.

Depuis sa mise en service, la centrale a déjà connu 6 séismes allant de 3,4 à 6,5, mais de plus, le réseau « sortir du nucléaire » affirme que « EDF à falsifié des données sismologiques établies afin de s’éviter des travaux onéreux et pourtant indispensables pour la sûreté des centrales nucléaires ».

Pourtant le tribunal administratif de Strasbourg à débouté les élus qui demandaient la fermeture du site pour cause de vétusté et de dangerosité, et une pétition ayant déjà recueilli 85 000 signatures, est lancée pour dire stop à l’exploitation du réacteur.

Quand à la liste des « incidents » qu’a connus cette centrale, celle que nous en propose l’ASN bien qu’elle soit sujette à caution, est déjà très révélatrice de l’état de délabrement de l’installation (lien) le dernier en date s’étant produit en avril 2011.

Ce n’est que 3 jours après que l’on a appris que 7 agents EDF ont été contaminés suite au « problème » survenu le 24 janvier 2004, incident qui a tout de suite été minimisé par la direction de la centrale, ce qui n’est pas une nouveauté.

Allons maintenant à Bugey, l’une des plus vieilles centrales française (1979) qui, ce qui est peu connu, comme toutes les centrales nucléaires, rejette une pollution radioactive lorsqu’elle est en fonctionnement normal (lien) et dans laquelle, le 28 juin dernier, 7 intervenants ont été « légèrement » contaminés sans que l’on puisse en expliquer la raison.

Plus récemment, la centrale a encore fait parler d’elle puisque des gravats radioactifs ont été déversés « par erreur » dans une décharge.

Elle est aussi menacée par deux évènements possibles, un séisme et la rupture du barrage de Vouglans qui la noierait sous 9 mètres d’eau, ainsi que l’explique Frédéric Boudouresque dans un article du « Progrès ».

Allons à la centrale du Tricastin, ouverte en 1981 et qui a beaucoup défrayé la chronique ces dernières années (lien) à tel point qu’une évacuation de la région avait été envisagée.

Du rejet d’uranium de juillet 2008, qui a pulvérisé la limite règlementaire (lien) à l’accident de mai 2009 lors duquel 4 tonnes sont tombées d’une hauteur de 15 mètres dans le local ou se trouvait entreposé le couvercle de la cuve du réacteur, (lien) en passant par un « incident » de niveau 2 pour une usure prématurée de coussinets sur des groupes électrogènes de secours constatée en février 2011 (lien), l’activité de la centrale semble n’être qu’une longue suite d’accidents, (lien) ce qui n’avait pas empêché l’ASN (autorité de sureté nucléaire) de prolonger, en novembre 2010 l’exploitation de la centrale pour 10 années supplémentaires.

Cerise sur le gâteau, AREVA a refusé que des observateurs indépendants se joignent aux contrôleurs chargés d’inspecter la centrale.

Un mystère entoure le réacteur n°1, puisque après l’explosion et l’incendie du transformateur qui se sont produits le 2 juillet 2011, on constate qu’une imposante grue vient d’être installée à l’arrière des bâtiments turbines et alternateurs des réacteurs 3 et 4.

Or le réacteur n°1 était à l’arrêt depuis le 4 mai 2011 sans que l’on connaisse la cause de cet arrêt.

Il ne s’agit pas d’un arrêt programmé : celui-ci avait eu lieu du 3 juillet au 12 aout 2010, ce qui fait supposer que l’arrêt du réacteur le 4 mai pourrait être la suite d’un accident caché.

Le réacteur étant à l’arrêt, le transformateur ne pouvait être « alimenté » et on ne comprend pas les raisons de son explosion.

Il faut lire les prescriptions complémentaires de l’ASN, pour comprendre qu’il y a un (ou plusieurs) problèmes, puisque l’exploitant à jusqu’au 31 décembre 2012 pour répondre aux prescriptions demandées

Il y est question d’alarmes, de maitrise des risques d’accident…. Nous sommes donc une fois de plus dans l’opacité chère au petit monde du nucléaire.

La C.A.N (coordination Anti-nucléaire) du Sud-Est a une explication : elle évoque la défaillance sur le réseau d’alimentation électrique principal, lequel aurait provoqué le blocage d’un groupe de grappes de contrôle, et conduit à arrêter manuellement le réacteur.

Suite à différentes manipulations, il y aurait eu montée en pression du circuit primaire, entrainant l’ouverture d’une soupape de sûreté, puis la rupture d’une membrane de protection, provoquant une fuite d’eau primaire, et la contamination du sol à un niveau de 60 Bq/cm2 sur trois étages du bâtiment réacteur.

La C.A.N. affirme qu’il y a eu là les prémices d’un déroulement inéluctable et emblématique d’une potentielle explosion atomique.

Entre le béton des murs éclaté, les lacunes en matière de surveillance, et l’absence de procédures dans le cas d’une indisponibilité prolongée d’une source principale externe, la C.A.N Sud-Est est plus que jamais légitime lorsqu’elle demande la fermeture immédiate de la centrale.

La centrale de Cruas Meysse ferme la marche avec ses 33 ans bien sonnés, et comme l’a constaté « Next-up organisation », l’enceinte de confinement est fissurée (lien) : sur cette photo, on aperçoit les ouvriers au travail et il est possible que le séisme du 3 aout (3,8 ou 4,5 ( ?) sur l’échelle de Richter) n’ait rien arrangé.

Si d’autres centrales auraient pu être montrées du doigt, soit à cause de leur vétusté, soit suite aux différents « incidents » qui émaillent leur parcours, une certitude s’impose : toutes ces centrales représentent un danger potentiel et la grande majorité des français se trouve menacée comme on peut le constater sur cette carte.

Heureusement, il semble que depuis Fukushima, l’opinion mondiale sur les dangers du nucléaire se réveille enfin.

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Re: NUCLEAIRE

Messagede DELAIR » Jeu Sep 01, 2011 11:39 am

Chantier EPR Flamanville : d'importants défauts de construction relevés

Diverses malfaçons dans le gros oeuvre du futur réacteur EPR de Flamanville, de nature, pour certaines, à porter préjudice à la qualité finale des structures, ont été relevées par l'Autorité de surêté nucléaire (ASN) indique le Canard enchaîné à paraître mercredi. Une manipulation honteuse et scandaleuse selon Bouygues.

Des trous dans des piliers en béton, des défauts dans les parois de piscines destinées à recevoir le combustible nucléaire irradié... Les inspecteurs de l'ASN ont constatés des défauts de construction sur le futur réacteur EPR de Flamanville affirme l'hebdomadaire satirique le Canard enchaîné. Entre octobre 2010 et août 2011, le "gendarme du nucléaire" a ainsi adressé quatre lettres au vitriol (deux sont disponibles sur le site internet de l'ASN) qui mettent en cause la qualité de plusieurs constructions vitales pour la sécurité du futur réacteur EPR, dont la construction est assurée par Bouygues.

L'autorité précise, dans son dernier courrier en date du 10 août, que certaines des malfaçons constatées sont de nature à « porter préjudice à la qualité finale des structures », selon des termes rapportés par l'hebdomadaire et confirmés par l'ASN. « Les trous dans le béton, les nids de cailloux (zone manquant de ciment) au sens large, c'est une problématique courante du génie civil. EDF, en tant qu'exploitant, se doit de les identifier et de les réparer », souligne Simon Huffeteau, chef de la division de Caen à l'ASN. « Les réparations sont évidemment obligatoires », ajoute-t-il.

La semaine dernière, l'ASN avait indiqué avoir constaté des écarts et faiblesses lors d'une inspection du site de construction du réacteur EPR et demandé à EDF de faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction. Pour le ministère chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, « les travaux béton visés par les lettres de l'ASN citées dans cet article sont encore en cours et n'ont même pas été réceptionnés par EDF ». « Les observations de l'ASN seront bien entendu prises en compte dans le cadre de ce chantier en cours », a-t-il réagit dans un bref communiqué. EDF n'a pas encore réagit à ces informations.
Une manipulation honteuse et scandaleuse pour Bouygues

Les critiques sur la qualité du gros oeuvre du futur réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) sont une manipulation honteuse et scandaleuse, a tonné mercredi Martin Bouygues, le PDG du groupe du même nom, en charge de cette construction. « C'est vrai qu'il y a des malfaçons, car c'est un prototype et il y a des difficultés techniques, mais elles sont reprises », a affirmé M. Bouygues devant la presse, à l'occasion de la présentation des résultats du premier semestre et d'une opération de rachat des actions du groupe. Pour M. Bouygues, « l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est dans sa fonction quand elle apporte des réflexions sur la qualité » de la construction. « Nos relations avec EDF sont excellentes et la satisfaction d'EDF est tout à fait correcte », a-t-il assuré.

« Les photos montrant des trous ont été prises avant que les travaux de reprise soient effectués », a assuré M. Bouygues. « Cela n'a aucun sens. C'est une manipulation honteuse et scandaleuse », a-t-il ajouté. M. Bouygues a d'autre part assuré que le groupe respectait scrupuleusement la réglementation et qu'il « ne mettait pas en oeuvre des méthodes contraires au droit du travail sur le chantier ». Le parquet de Cherbourg a ouvert début juillet une enquête préliminaire visant Atlanco, une société basée à Chypre et soupçonnée d'avoir détaché illégalement des intérimaires sur le chantier pour Bouygues et GFA Armatures. Le PDG a rappelé que le groupe a rompu son contrat avec son sous-traitant Atlanco, après une injonction de l'ASN qui avait épinglé des irrégularités.

La mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche), le premier réacteur nucléaire de troisième génération, n'est plus attendue que pour 2016, avec deux ans de retard sur la date initiale, avait annoncé EDF fin juillet. Une nette hausse la facture de son premier EPR, dont il estime désormais le coût à 6 milliards d'euros, près du double des estimations initiales, avait aussi été annoncé par EDF.

Bruno Poulard (source AFP)

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Re: NUCLEAIRE

Messagede phyvette » Jeu Sep 01, 2011 5:44 pm

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Re: NUCLEAIRE

Messagede DELAIR » Ven Sep 02, 2011 11:41 am

En France, les stocks d'iode, comprimés distribués lors de catastrophes nucléaires, sont insuffisants et périmés.

Des tablettes d'iode dans un colis en partance pour le Japon, dans l'usine Areva d'Erlangen, en Allemagne, le 22 mars (Michaela Rehle/Reuters).

Info signalée par un internaute

Dormez tranquilles, bonnes gens ! L'Etat veille sur vous. C'est le message que l'on veut nous faire passer sur la préparation à un éventuel accident nucléaire type Fukushima. Pourtant, quand un simple citoyen mène son enquête, il a le plus grand mal à avoir des infos rassurantes.

Raymond, militant antinucléaire dans l'association Tchernoblaye, habite à une trentaine de kilomètres de la centrale du Blayais, qu'il aimerait voir fermer. Un jour, il est allé voir le « Livre des risques » disponible en mairie, parce qu'il voulait vérifier que sa commune se préparait sérieusement face au risque nucléaire, notamment concernant le stock d'iode stable, qui empêche la fixation de l'iode radioactive dans la glande thyroïdienne (le cancer de la thyroïde est l'un des principaux dangers de la radioactivité et l'iode le seul moyen de le prévenir).

A Tchernobyl, faute d'iode, on a observé une progression importante des cancers de la thyroïde chez les enfants dans les années qui ont suivi l'accident de 1986. Au Japon, des comprimés ont été donnés à la population, mais il n'est pas sûr que ce soit en quantité suffisante.

Or, la France n'a équipé chaque foyer de comprimés d'iode que dans un rayon de 10 km autour des centrales nucléaires (installations disposant d'un « plan particulier d'intervention », qui concerne 400 000 foyers). Pour les autres, les stocks publics sont gardés par l'Etat, chargé de les distribuer au cas où.

Quand la directrice générale des services de sa commune lui a ouvert les portes du stock de comprimés d'iodure de potassium, il a pu prendre des photos. Il a remarqué que sa commune stockait 2 000 comprimés, au lieu des 3 000 nécessaires à sa population, et surtout, que la date de péremption notée sur les boîtes était dépassée depuis 2007.
« Une majorité de ces stocks sont à ce jour périmés »

Raymond a alors alerté le pharmacien de référence de sa zone. Celui-ci a écrit à l'Agence régionale de santé (ARS) d'Aquitaine, qui lui a envoyé un e-mail – que Rue89 a pu consulter –- lui répondant ceci :

« Pour la région Aquitaine, une majorité de ces stocks sont à ce jour périmés (d'un point de vue réglementaire, des analyses physico-chimiques pourraient démontrer la stabilité de l'iodure de potassium). »

Périmés… mais prolongés, comme le confirme Gaël Ripoche, le pharmacien de référence :

« Je me suis protégé en obtenant la confirmation des autorités que les comprimés n'étaient plus valables. L'Etat ne me donne pas les moyens de faire mon travail de pharmacien référent… Mais je n'en parle pas trop car je sais que ça peut angoisser des gens. »

Ne pas déstocker les stocks périmés

L'ARS précise aussi dans le même courrier :

« A ce jour, il n'est pas décidé de déstocker et de renouveler les anciens comprimés à 130 mg, qui doivent être conservés par l'Etat. »

« Les comprimés sont toujours efficaces et demeurent sans danger », nous rassure d'un ton très docte le Dr Flottes, généraliste interrogé sur le site d'info grand public Distribution-Iode.com.

S'il fallait donner des comprimés d'iode, l'Etat en donnerait donc des périmés ? Non. L'explication se trouve ici : l'Agence française de sécurité des produits de santé (Afssaps) nous explique avoir autorisé, le 6 mai 2011,« une prolongation de la durée de conservation des comprimés à 130 mg, de cinq à sept ans. Ces prolongations ont été accordées sur la base de données de stabilité en temps réel fournies par la pharmacie centrale des armées, selon les règles de détermination des durées de conservation appliquées à tous les médicaments. »

Une nouvelle commande est en train d'arriver

Les autorités ont lancé un grand plan de renouvellement des stocks. La direction générale de la Santé nous confirme :

« [que] la production par la pharmacie centrale des armées d'un stock de 110 millions de comprimés d'iode dosés à 65 mg a débuté en 2010, sur commande de l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus). 81 millions de comprimés ont déjà été livrés et positionnés sur les plateformes zonales de l'Eprus, les livraisons devant se poursuivre jusqu'à la fin de l'année 2011. »

Admettons que d'ici l'an prochain, nous disposions partout du bon nombre de comprimés – pas périmés. Reste à être sûr qu'ils puissent être distribués dans les deux heures à toute la population (au-delà, l'efficacité de l'iode est nettement réduite).

Avant, c'étaient les mairies qui stockaient les comprimés d'iode ; depuis juillet dernier, l'organisation a été revue et mise entre les mains des départements. Voici ce que nous dit la direction générale de la Santé :

« En cas de crise, les sites de distribution à la population infradépartementaux, identifiés par les préfets, seront activés et approvisionnés directement à partir de ces sites centralisés. »

Comprendre qu'actuellement, il n'y a qu'un lieu de stockage par département, et qu'en pleine crise, il faudra en deux heures les répartir partout où c'est nécessaire.

Heureusement que, comme le précise encore le site public, « le recours aux comprimés d'iode ne s'est jamais avéré nécessaire ».


Dormez bien, tout vas bien..
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Re: NUCLEAIRE

Messagede DELAIR » Mar Sep 13, 2011 11:53 am

Explosion à Marcoule : les écologistes en colère
par Guillaume Duhamel, Lundi 12 septembre 2011

L'explosion tout à l'heure d'un four d'incinération de métaux à seulement deux kilomètres du site nucléaire de Marcoule (Gard) n'aurait engendré aucune contamination si l'on en croit la CRIIRAD

À 12h37 très précises, une explosion dont l’origine reste à déterminer est survenue sur un four d’incinération de métaux exploité depuis 1999 par la SOCODEI, filiale d’Areva et d’EDF spécialisée dans le traitement des déchets à faible voire très faible teneur radioactive. Conformément à la procédure, l’entreprise a activé son plan d’urgence interne (PUI) et a ordonné le confinement du personnel à titre préventif.

Concernant l’installation Centraco, située sur la commune de Codolet, à proximité de la centrale nucléaire de Marcoule (Gard), l’explosion a été suivie d’un incendie et a fait un mort et quatre blessés, dont un grièvement. Il s’agit d’un accident rarissime, industriel et non nucléaire – la nuance est d’importance – mais qui a très tôt suscité les plus vives inquiétudes des défenseurs de l’environnement et des autorités.

Arrivée sur place aux alentours de 17h15, la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet a effectué le déplacement pour « avoir une évaluation précise des éventuels impacts radiologiques de cet accident », a rapporté l’Hôtel de Roquelaure dans un communiqué. « Aucun impact à l’extérieur n’a été détecté mais des inspections et des mesures sont en cours de réalisation à l’intérieur du bâtiment », a poursuivi le ministère en début d’après-midi. « Il n’y a pas de rejets à l’extérieur », a de son côté indiqué l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans un autre communiqué.

Des allégations qui, pas plus que le fait que les déchets traités ne contiennent pas d’iode radioactif, n’ont toutefois pas suffi à rassurer Eva Joly, laquelle a demandé au gouvernement de « faire toute la transparence en temps réel sur les conditions de cet accident et sur les risques encourus par les travailleurs du site et la population locale ». Et la dame aux lunettes rouges de reprendre son antienne sur l’énergie atomique : « cet accident remet sur le devant de la scène le risque inacceptable que constitue le nucléaire sur la vie humaine. Les alternatives énergétiques existent, l’heure est venue de sortir du nucléaire ».

Pas de contamination selon la CRIIRAD

Moins définitif, le porte-parole du MoDem Yann Wehrling a tout de même estimé que, « toute proportion gardée, (cet accident) ne peut nous empêcher de penser à celui de Fukushima 1 (Japon) ». « Il rappelle si besoin que le risque zéro en matière d’installation nucléaire, y compris dans les pays riches, est un mythe auquel il est prudent de ne plus croire », a-t-il ajouté, plaidant par ailleurs pour « un débat énergétique de moyen et de long terme, non dogmatique et objectif, dont notre pays a urgemment besoin ». Une manière d’égratigner le chef de l’État, qui y est catégoriquement opposé et n’a eu de cesse depuis la catastrophe japonaise de manifester son soutien au secteur nucléaire.

Le Réseau Sortir du nucléaire, lui, s’interroge : « L’explosion du four a-t-elle mise en cause l’intégrité du système de confinement du bâtiment et de filtration des éléments radioactifs ? Comment le ministre de l’Intérieur peut-il affirmer qu’il n’y a aucune fuite ? Des mesures ont-elles été effectuées sur le site ? » Placé en vigilance accrue, le laboratoire CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), qui gère six balises dans la vallée du Rhône (toutes opérationnelles), n’a cependant décelé « aucune contamination » lors du dernier pointage, effectué à 16 heures. Aujourd’hui eurodéputée EELV, sa fondatrice Michèle Rivasi a enfin souligné que « l’ASN avait déjà épinglé en 2010 la mauvaise gestion du site, victime de lacunes dans la culture de sûreté ».

Des lacunes aujourd’hui payées cash…

Avis de l'ASN :
Accident sur l'installation nucléaire Centraco : communiqué n°2
12/09/2011 16:20
L'accident survenu dans l’installation nucléaire Centraco est terminé (communiqué n°2).

L’accident survenu ce matin dans l’installation nucléaire Centraco située près du site de Marcoule (Gard) est terminé.

L’explosion d’un four servant à fondre les déchets radioactifs métalliques a causé un incendie qui a été maitrisé à 13 h. Le bâtiment concerné n’a pas été endommagé. Aucune contamination n’a été constatée : les blessés ne sont pas contaminés et les mesures réalisées à l’extérieur du bâtiment par l’exploitant et les services publics de pompiers spécialisés n’ont révélé aucune contamination.

Il y a un mort et 4 blessés dont un gravement (brûlures).

Cet accident ne comporte pas d’enjeu radiologique ni d’action de protection des populations.

L’ASN suspend son organisation de crise ; elle reste en contact avec la préfecture du Gard et l’exploitant Socodei. L’ASN réalisera des inspections, en lien avec l’Inspection du travail, pour analyser les causes de l’accident.

Inspection en 2010 de l'ASN :

APPRÉCIATION 2010

Devant le constat de lacunes dans la culture de sûreté au sein de l’installation CENTRACO, le directeur général de l’ASN a demandé à l’exploitant de définir et de mettre en œuvre des actions visant à améliorer la sûreté de l’exploitation. Les actions de contrôle menées en 2010 par l’ASN montrent que les mesures correctives mises en place par l’exploitant commencent à produire des effets sur le terrain. Si les nouvelles dispositions mises en œuvre indiquent une réelle implication de l’exploitant pour remédier aux difficultés rencontrées, l’ASN veille toutefois à ce que la stratégie mise en œuvre permette d’inscrire ces progrès dans la durée.

Source : rapport annuel 2010
http://www.asn.fr/index.php/content/dow ... 1-0761.pdf
On voit déja qu'il y a des manquements au fonctionnement, durée de validité d'utilisation, manque de respect des arété de 1984 pour la qualité, qualité des prestataires, etc...

C'est une honte !! Et le pauvre inspecteur, lui il s'en fout, il est couvert !!! mais il en pense pas moins !

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Re: NUCLEAIRE

Messagede Ugatza » Mer Sep 14, 2011 1:00 pm

Aucune conséquence?
http://passerellesud.org/Marcoule-une-a ... de-la.html
Extrait:
« Un taux de radioactivité 10 fois supérieur à la mesure quotidienne sur Avignon et 4 fois supérieur au pied du Ventoux »

D’après un article publié le 13 septembre 2011 sur le site internet de la coordination Antinucléaire Sud-Est (voir plus bas), une « augmentation anormale » de la radioactivité portant sur la détection de rayonnements X, Gamma et particules Bêta aurait été mesurée dans un périmètre de 120 km en aval de Marcoule.


Rappel:
http://www.spiritsoleil.com/nonaunuclea ... radiations
Ugatza
 

Re: NUCLEAIRE

Messagede DELAIR » Mer Sep 14, 2011 6:24 pm

:-( :o :shock: oh bin l'A.S.N. serait un organisme réprimable ? :-? pourtant il est indépendant !! :heu: :oops: :arrow: bon j'aréte ma naïveté !!!

Bin ouais désolé... c'est sur que des Ingénieurs de Mines ne vont pas rejeté leur vénérables ainés ou supérieur d'Xmines..
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