Nouvelles sur le front des OGM

Le problème des multinationales voulant nous imposer LEURS OGMs et la volonté de ceux voulant conserver la richesse et la diversité de nos semences.

Modérateur: Modérateurs

Messagede DELAIR » Mer Mar 18, 2009 12:28 pm

alambic a écrit:Je ne voudrais pas que mon histoire de papier coller te bride à l'avenir ;)


Non t'inquiètes y'a pas que toi.. j'en ai pris note !!!

beau fixe !
smrabb
EN BALLADE . . . . .
Je ne jette pas un papier par terre, c'est le début de la haine...
les hommes précédent la forêt, les désert les suivent" CHATEAUBRIANT
La maison botanique : http://www.maisonbotanique.com/centre-e ... rognes.php
et http://fr.youtube.com/watch?v=jQRKWSRfF0w
Un humain : http://www.petergarrett.com.au/
N'as rien a voir : http://www.trackmania.com
Avatar de l’utilisateur
DELAIR
Quoi? J'ai dit une connerie?
Quoi? J'ai dit une connerie?
 
Messages: 3365
Images: 1
Inscription: Ven Oct 07, 2005 2:46 pm
Localisation: ICI

Messagede DELAIR » Jeu Sep 24, 2009 11:57 am

Des OGM interdits par la justice américaine
23 septembre 2009 15:12, Les mots ont un sens, par Napakatbra

OGM interdits aux Etats-Unis : La justice américaine vient d'interdire la culture d'une betterave OGM, aucune étude d'impact environnemental n'ayant été mené.. Betterave OGM interdits Etats-Unis justice américaine étude impact environnemental. Des OGM interdits par la justice américaine - LMOUS
Aux Etats-Unis, un juge fédéral vient de déclarer illégale l'autorisation de culture d'une variété de betterave génétiquement modifiée, le gouvernement n'en ayant pas préalablement évalué l'impact environnemental. Cette décision pourrait conduire à l'interdiction de sa commercialisation. Et à toute une série de nouveaux procès...

Ces betteraves OGM, fruits des recherches biotechnologiques de Monsanto, sont imperméables au Roundup, ce qui permet aux agriculteurs d'épandre le maximum d'herbicides en prenant le minimum de risques. Elles ont été agréées en 2005 par le gouvernement, qui avait décrété que l'impact environnemental ne serait pas significatif, sans autre étude. Ces betteraves sont cultivées à grande échelle depuis 2008. Selon certaines études, elles représentent 95% des cultures de betterave sucrière plantées cette année.

Aucune étude sérieuse d'impact environnemental

Dans un arrêt publié lundi, rapporté par le New-York Times, le juge Jeffrey S. White de la Cour de San Francisco a déclaré que le Département de l'agriculture avait violé la loi fédérale en autorisant une culture pour laquelle aucune étude d'impact n'avait été menée. Cette décision fait écho à un autre jugement : il y a deux ans, un autre juge du même tribunal était arrivé aux mêmes conclusions pour une variété de luzerne génétiquement modifiée. Mais le juge avait ensuite été plus loin, interdisant toute mise en culture jusqu'à ce que le gouvernement rédige une (vraie) déclaration d'impact environnemental. Deux ans plus tard, il n'y a toujours pas d'évaluation et la luzerne n'est plus cultivée. Concernant la betterave, le juge n'a pas encore statué sur l'interdiction totale...
Vers une multiplication des procès...

"Nous nous attendons au même résultat que dans le cas de la luzerne" a déclaré Andrew Kimbrell, directeur exécutif du Centre de sécurité alimentaire, un groupe de défense qui s'était déjà impliqué dans le procès de la luzerne. "Cela va mettre un terme à presque toutes les nouvelles plantations et à la commercialisation car ce n'est plus une culture approuvée" a-t-il encore affirmé. Dans cette affaire, le Centre pour la sécurité alimentaire a été épaulé par de nombreuses organisations environnementales, par des agriculteurs et des associations de consommateurs. Silence radio du côté du gouvernement, qui prend le temps d'étudier en détails le jugement. Les syndicats d'agriculteurs ont déjà promis de faire appel de cette décision.

:siffle: :lol: spcol
smrabb
EN BALLADE . . . . .
Je ne jette pas un papier par terre, c'est le début de la haine...
les hommes précédent la forêt, les désert les suivent" CHATEAUBRIANT
La maison botanique : http://www.maisonbotanique.com/centre-e ... rognes.php
et http://fr.youtube.com/watch?v=jQRKWSRfF0w
Un humain : http://www.petergarrett.com.au/
N'as rien a voir : http://www.trackmania.com
Avatar de l’utilisateur
DELAIR
Quoi? J'ai dit une connerie?
Quoi? J'ai dit une connerie?
 
Messages: 3365
Images: 1
Inscription: Ven Oct 07, 2005 2:46 pm
Localisation: ICI

Messagede Ptit_loupo » Jeu Sep 24, 2009 12:48 pm

Aucune étude d'impact et ils font appel énrv
Pensez à vous inscrire sur la mappemonde du forum spcol [marq=right]Cliquez ici : Mappemonde [/marq]
Image "Il y a 2 choses qui sont infinies, l'univers et la bêtise humaine. Quoique pour l'univers je n'en suis pas sûr" Albert Einstein Image
Avatar de l’utilisateur
Ptit_loupo
Webmaster
Webmaster
 
Messages: 2852
Images: 8
Inscription: Ven Nov 11, 2005 12:15 am
Localisation: Quiberon

Re: Nouvelles sur le front des OGM

Messagede DELAIR » Ven Jan 08, 2010 12:30 pm

OGM : Monsanto recule
Communiqué de presse - 23 déc 2009

Le 17 septembre 2008, après de multiples péripéties, le tribunal correctionnel de Carcassonne relaxait les cinq personnes prévenues (1) ainsi que les 24 comparants volontaires, poursuivis pour « entrave à la liberté du travail ». La firme Monsanto avait déposé plainte en se constituant partie civile, à la suite d’une inspection citoyenne en avril 2006 sur le site de l'usine Monsanto à Trèbes destinée à découvrir des semences de maïs transgénique.

Le tribunal avait d'une part prononcé la relaxe des personnes poursuivies et d'autre part avait jugé irrecevable la constitution de partie civile de Monsanto. Contrairement au procureur de la République, Monsanto a tenté de s'acharner en faisant appel.
Le procès en appel devait avoir lieu le 13 janvier 2010. Nous apprenons aujourd'hui que Monsanto se désiste de cette constitution en appel.

Par ce désistement, Monsanto reconnaît qu'il n'a pas subi de préjudice ni d'entrave à la liberté du travail. Le délit d'entrave à la liberté du travail ne peut être invoqué que par les salariés (syndicat ou association) et non par la firme semencière elle même.
Ceci est une victoire de plus de la Confédération paysanne, des faucheurs volontaires et de Greenpeace face à Monsanto France, qui avait déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Carcassonne pour importation illégale de 100 tonnes de soja OGM.


--------------------------------------------------------------------------------

(1) A Apoteker Greenpeace, J Bové Faucheurs volontaires, M David, secrétaire national de la Confédération paysanne, JB Libouban Faucheurs volontaires, O Keller Responsable Commission OGM nationale


Contact :


Michel David, secrétaire national : 06 30 87 21 13
Olivier Keller, responsable de la commission OGM : 06 26 45 19 48
smrabb
EN BALLADE . . . . .
Je ne jette pas un papier par terre, c'est le début de la haine...
les hommes précédent la forêt, les désert les suivent" CHATEAUBRIANT
La maison botanique : http://www.maisonbotanique.com/centre-e ... rognes.php
et http://fr.youtube.com/watch?v=jQRKWSRfF0w
Un humain : http://www.petergarrett.com.au/
N'as rien a voir : http://www.trackmania.com
Avatar de l’utilisateur
DELAIR
Quoi? J'ai dit une connerie?
Quoi? J'ai dit une connerie?
 
Messages: 3365
Images: 1
Inscription: Ven Oct 07, 2005 2:46 pm
Localisation: ICI

Re: Nouvelles sur le front des OGM

Messagede DELAIR » Ven Jan 08, 2010 12:38 pm

OGM: le Conseil d'Etat donne raison au département du Gers
07/01/2010 12:57


Gouvernerpar Sabine Casalonga

pour aller plus loin
Décision du Conseil d’Etat http://www.arnaudgossement.com/media/01/00/73314582.pdf

Le département a son mot à dire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), même s'il ne peut pas les interdire, a estimé le Conseil d'Etat dans une décision du 30 décembre, selon une dépêche AFP du 5 janvier.

La plus haute juridiction administrative française a considéré que la question des cultures d'OGM en plein champ était une question «d'intérêt départemental». Elle a ainsi donné raison au conseil général du Gers qui avait adopté le 11 juin 2004 une délibération exprimant son opposition aux essais et cultures en plein champ d'OGM dans le département. Mais celle-ci avait été annulée par le tribunal administratif de Pau, saisi par le préfet du Gers, estimant qu'elle sortait des attributions du conseil général, jugement confirmé par la Cour d'appel de Bordeaux.

Il s'agit d'une décision «très importante», a souligné à l'AFP Arnaud Gossement, porte-parole de la fédération France nature environnement (FNE). «Le Conseil d'Etat autorise ainsi le département à émettre un vœu, mais il ne l'autorise pas à prendre des mesures d'interdiction des cultures d'OGM», précise-t-il. Cependant, «les producteurs d'OGM n'aiment pas trop se trouver dans une zone où les politiques leur sont hostiles». FNE envisage d'appeler tous les départements à se positionner clairement sur les cultures d'OGM en plein champ.
smrabb
EN BALLADE . . . . .
Je ne jette pas un papier par terre, c'est le début de la haine...
les hommes précédent la forêt, les désert les suivent" CHATEAUBRIANT
La maison botanique : http://www.maisonbotanique.com/centre-e ... rognes.php
et http://fr.youtube.com/watch?v=jQRKWSRfF0w
Un humain : http://www.petergarrett.com.au/
N'as rien a voir : http://www.trackmania.com
Avatar de l’utilisateur
DELAIR
Quoi? J'ai dit une connerie?
Quoi? J'ai dit une connerie?
 
Messages: 3365
Images: 1
Inscription: Ven Oct 07, 2005 2:46 pm
Localisation: ICI

Re: Nouvelles sur le front des OGM

Messagede DELAIR » Ven Jan 08, 2010 12:45 pm

Le Conseil d'État autorise le Gers à se déclarer opposé aux OGM

ECO-TERRE. Depuis hier 4 janvier, il a enfin son mot à dire. Le citoyen consommateur était jusqu'alors tout juste bon à subir le voisinage ou à avaler les OGM que le gouvernement choisissait d'autoriser ou pas.

C'est un «bouclier environnemental», se sont réjouis hier mardi au téléphone le président (PS) du Conseil général du Gers, Philippe Martin et l'Attila de organismes génétiquement modifiés, José Bové.

La plus haute juridiction du pays, le Conseil d'État vient en effet de décider que le département du Gers était parfaitement fondé à «se déclarer opposé à tous essais privés ou publics, à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en plein champ» sur son territoire. Qu'il est aussi fondé à «émettre le souhait» que les maires de son ressort prennent tous les arrêtés possibles contre ces cultures et à leur venir en aide en cas d' «éventuels contentieux».

Le Conseil d'État ne tranche juridiquement pas la question des OGM. Il autorise le département du Gers qui s'y est le premier opposé, et donc éventuellement tous les départements de France, leurs communes et par conséquent tous les Français à mener la bataille politique.

La délibération du Conseil général de Philippe Martin développant ces thèmes date du 11 juin 2004. Le préfet du Gers s'est alors dépêché d'y faire opposition au motif que cette question des OGM n'était pas de sa compétence. Le tribunal administratif de Pau et la cour d'appel de Bordeaux ont successivement abondé dans son sens: ces cultures et leurs effets supposés sur la santé publique étaient censés rester du seul ressort de l'autorité ministérielle.

Les Sages du Conseil d'État viennent de décider tout le contraire: «Le département du Gers dans lequel l'activité agricole est significative (...) porte sur un objet d'intérêt départemental», disent-ils.

La Chambre de Commerce et d'Industrie du Gers qui s'apprête à proposer une charte de «territoire sans culture OGM» ne le contredira pas.

Philippe Martin, fort de l'appui de 16.732 de ses administrés, était tout prêt à organiser un référendum départemental sur la présence d'OGM dans le Gers. Il avait donc été retoqué. Ce référendum pourrait-il désormais avoir lieu ? Oui, sauf qu'il n'est plus d'actualité. Le Grenelle de l'Environnement et le moratoire sur le maïs OGM Mo810 sont passés par là.

«Mais un moratoire n'est pas une interdiction définitive, reprend Philippe Martin. Il peut être levé». Le président du Conseil général imagine encore que le gouvernement pourrait décider de revenir sur les actes du Grenelle de l'Environnement et de «lâcher un peu la bride» au cou des semenciers. Selon lui «les citoyens auront dès lors les moyens de droit de s'y opposer. C'est une arme supplémentaire» que vient de leur donner le Conseil d'État», dit-il.

Pour l'heure, le secrétaire national adjoint aux questions d'environnement du PS qu'il est entend amener son parti à une plus grande «social-écologie». Philippe Martin n'est pas peu fier de l'aboutissement de son combat.

GLv

Je pense depuis tout à l'heure que l'effet serait plus fort si c'était toute la Région Centre qui interdisait la culture d'O.G.M...
smrabb
EN BALLADE . . . . .
Je ne jette pas un papier par terre, c'est le début de la haine...
les hommes précédent la forêt, les désert les suivent" CHATEAUBRIANT
La maison botanique : http://www.maisonbotanique.com/centre-e ... rognes.php
et http://fr.youtube.com/watch?v=jQRKWSRfF0w
Un humain : http://www.petergarrett.com.au/
N'as rien a voir : http://www.trackmania.com
Avatar de l’utilisateur
DELAIR
Quoi? J'ai dit une connerie?
Quoi? J'ai dit une connerie?
 
Messages: 3365
Images: 1
Inscription: Ven Oct 07, 2005 2:46 pm
Localisation: ICI

Re: Nouvelles sur le front des OGM

Messagede DELAIR » Ven Jan 22, 2010 2:24 pm

Présence discrète des OGM dans le panier d'épicerie
Fabien Deglise 19 janvier 2010 Consommation


Environ 10 % du contenu d’un panier d’épicerie contient des OGM, selon une étude de l’Université Laval.
Des OGM, beaucoup, mais pas trop. Plus de la moitié d'un lot d'aliments transformés vendus au Québec et testés pour le compte du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) contenait des organismes génétiquement modifiés (OGM), indique une importante analyse en laboratoire de l'Université Laval dévoilée hier.

Sur cette base, les auteurs du document estiment toutefois à moins d'un dixième le niveau d'aliments entrant dans le panier d'épicerie des Québécois qui contiennent des organismes génétiquement modifiés, bien souvent à l'état de traces. Mais ils reconnaissent en avoir découvert entre 2005 et 2008 dans des produits très populaires auprès des consommateurs, comme le pain blanc, les biscuits, les farines, les saucisses fumées, le maïs en conserve, la nourriture pour bébé en pot et même le lait de soya pourtant certifié biologique, peut-on lire dans le document.

Ce bilan tranche toutefois avec les chiffres avancés depuis des années par les opposants aux OGM qui estiment à 70 % le taux d'aliments vendus au pays touchés par les fruits de la biotechnologie.

«C'est vrai que c'est moins, a reconnu hier Stéphane Groleau, des Amis de la Terre de Québec, mais c'est encore beaucoup pour des produits dont l'innocuité n'a pas été entièrement démontrée.»

Piloté par le professeur de phytologie Dominique Michaud, de l'Université Laval, ce premier portrait commandé par le gouvernement provincial pour cerner l'incidence des OGM dans l'alimentation au Québec vise 36 produits transformés contenant du maïs, du canola et du soya, en raison de la forte probabilité d'y rencontrer des OGM. Ces trois plantes sont en effet de plus en plus cultivées sous cette forme sur la planète.

L'équipe scientifique a également ajouté dans son panier des produits à base de papaye, un fruit génétiquement modifié exclusivement lorsqu'il a été importé d'Hawaï, et sur des tomates, dont quatre versions transgéniques ont été homologuées au pays; toutefois aucune de ces variétés n'est commercialement exploitée. Chaque produit a été soumis au test de la PRC (Polymerase Chain Reaction) en temps réel, la technologie de détection des OGM la plus précise sur le marché.

Résultat? Des transgènes ont été détectés dans 20 des 36 produits sélectionnés, soit un taux de 55 %. Dix-sept de ces aliments contenaient des OGM à l'état de traces non quantifiables alors que trois autres ont exposé «des teneurs appréciables», indique le rapport. Parmi eux, des barres tendres à base de céréales dans lesquels les OGM représentaient 13 à 27 % du contenu, selon les échantillons (il y en avait trois par produits). Des gâteaux emballés (33 %) ainsi que de la farine de maïs (82 à 92 %) se sont logés à la même enseigne, peut-on lire dans le document de 112 pages dévoilé hier dans le cadre des activités de l'Observatoire Transgène, un groupe d'analyse de la biotechnologie au Québec.

«C'est dans la farine de maïs que l'on en a finalement trouvé le plus, a indiqué hier M. Michaud. Et c'est étonnant puisque l'on dit depuis toujours que le maïs OGM est surtout utilisé dans l'alimentation des animaux. Mais on a la preuve ici qu'il y en a aussi dans l'alimentation humaine.»

Autre constat, un échantillon de tomates en conserve a dévoilé en effet aux chercheurs des traces de tomates génétiquement modifiées, à des niveaux non quantifiables toutefois. Or, même si plusieurs souches de tomates génétiquement modifiées ont été approuvées pour commercialisation, très peu de pays les ont mises en champs en raison d'un goût qui ne plaisait pas aux consommateurs. En fait, seule la Chine a amorcé une production de ce fruit l'an dernier, selon les plus récentes données de l'International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications, un groupe qui fait la promotion de la transgénèse dans le monde entier.


Étonnement

En entrevue au Devoir hier, M. Michaud s'est dit étonné par les résultats obtenus par son équipe. «Je m'attendais à une plus grande incidence des OGM dans le panier d'épicerie», a-t-il indiqué. Même si la moitié des produits testés contenaient des OGM, leur proportion réelle dans le panier d'épicerie des ménages, qui contient également de la viande, des boissons et surtout des fruits et légumes qui ne sont pas génétiquement modifiés, fait «qu'entre 9 et 10 %» des aliments consommés seraient du coup porteurs de transgènes, écrivent les auteurs.

Cette analyse en laboratoire devrait permettre à l'avenir d'asseoir sur des bases un peu plus solides et scientifiques le débat actuel sur les OGM, croit M. Michaud. À ce jour, l'incidence des OGM dans l'alimentation humaine n'avait été mesurée qu'à deux reprises par des analyses en laboratoire commandées en 2003 et 2004 par Le Devoir. La première avait révélé une présence d'OGM dans un tiers de 12 produits biologiques soumis à un laboratoire spécialisé. La deuxième, portant sur des aliments traditionnels, avait mis en lumière un taux de 37 % de produits contenant des transgènes.

Selon les informations obtenues par Le Devoir, l'analyse de M. Michaud doit alimenter la réflexion du gouvernement Charest sur un possible étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM, une promesse électorale faite en 2003. Québec disposait tout au plus jusque-là d'une étude macro-économique qui évalue à 180 millions de dollars le coût pour implanter et assurer le fonctionnement pendant un an d'un tel système d'étiquetage, et ce, pour peu d'aliments porteurs de transgènes, indiquait l'analyse.

En décembre dernier, le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) en France a ranimé les craintes au sujet des OGM en publiant une étude qui évoque la toxicité de trois souches de maïs génétiquement modifiés, le MON810, MON863 et le NK603 — ce sont leur nom — administrés à des rats lors d'études en laboratoire. Ces trois souches ont été identifiées par l'équipe de M. Michaud dans les produits soumis à l'analyse.

Les conclusions du CRIIGEN ont toutefois été vertement dénoncées par Monsanto qui produit ces OGM, mais également repoussées par Santé Canada qui, retirer du marché ces plantes, a rappelé qu'aucun problème de santé lié à la consommation de produits contenant des transgènes n'a été enregistré au pays, comme ailleurs dans le monde.

smrabb
EN BALLADE . . . . .
Je ne jette pas un papier par terre, c'est le début de la haine...
les hommes précédent la forêt, les désert les suivent" CHATEAUBRIANT
La maison botanique : http://www.maisonbotanique.com/centre-e ... rognes.php
et http://fr.youtube.com/watch?v=jQRKWSRfF0w
Un humain : http://www.petergarrett.com.au/
N'as rien a voir : http://www.trackmania.com
Avatar de l’utilisateur
DELAIR
Quoi? J'ai dit une connerie?
Quoi? J'ai dit une connerie?
 
Messages: 3365
Images: 1
Inscription: Ven Oct 07, 2005 2:46 pm
Localisation: ICI

Re: Nouvelles sur le front des OGM

Messagede DELAIR » Ven Jan 22, 2010 2:38 pm

Apprentis sorciers

Nanotechnologies : tous cobayes de la nano-bouffe ?
Par Agnès Rousseaux (14 janvier 2010)

Après les OGM, les nanotechnologies s’invitent dans notre assiette : les nano-aliments, traités avec des nano-pesticides et contenus dans des nano-emballages, se multiplient. A la clé : de faramineux profits financiers pour les industriels et des risques environnementaux et sanitaires aujourd’hui impossibles à évaluer. Le tout dans une totale - et incroyable - absence de règles et de contrôles.

Des aliments intelligents qui s’adaptent aux goûts du consommateur, des vêtements qui repoussent l’eau, des matériaux qui s’auto-réparent, de la « poussière intelligente » qui enregistre discrètement les conversations... Bienvenue dans le nano-monde ! Un univers où la science bricole des particules invisibles au microscope et empile des atomes à l’échelle du nanomètre, c’est-à-dire un milliardième de mètre [1]. Les nanotechnologies seront à la base d’une troisième révolution industrielle au cours du 21e siècle, nous promet-on.

Une révolution qui passe aussi par nos assiettes. Car ces nanoparticules sont déjà présentes dans les aliments industriels, les pesticides agricoles, les emballages alimentaires, les récipients de stockage... sans contrôle ni étiquetage. Des particules qui, du fait de leur minuscule taille, traversent les barrières biologiques et peuvent circuler dans tout l’organisme : la peau, les tissus, le cerveau... Alors, prêts pour une nourriture « atomiquement modifiée », aux effets encore inconnus ?

Au moins 106 nano-aliments déjà commercialisés

Difficile de recenser les nano-aliments existants. Les fabricants ont bien compris que les incertitudes qui entourent aujourd’hui les nano-particules peuvent effrayer les consommateurs. Ils ne communiquent pas clairement sur leur utilisation. Selon l’ONG les Amis de la Terre, c’est toute la chaîne alimentaire qui est aujourd’hui « contaminée ». Son rapport intitulé « Du Laboratoire à nos assiettes : les nanotechnologies dans l’alimentation et l’agriculture » http://www.foeeurope.org/activities/nan ... report.pdf dresse la liste de 106 produits alimentaires, du jus de fruit « fortifié » aux compléments alimentaires vitaminés en passant par un « nano-thé ».

L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) dénombre tous secteurs confondus 2 000 nanoparticules manufacturées déjà commercialisées, et plus de 600 produits de consommation concernés. Si ces chiffres sont difficilement vérifiables du fait de l’absence de traçabilité, des estimations situent le marché des nano-aliments à plus de 5 milliards de dollars en 2005, avec des prévisions de 20 milliards de dollars pour 2010. Le groupe de consultants Helmut Kaiser prévoit que le recours aux nanotechnologies concernera, d’ici 2015, 40% des aliments industriels.

« Une technologie de confort pour les pays riches »

Du silicate d’aluminium pour empêcher l’agglutination des aliments en poudre, du ketchup épaissi avec du dioxyde de silicium, des vinaigrettes blanchies au dioxyde de titane... Les nano-aliments nous apporteraient, selon leurs partisans, des avancées culinaires majeures : du chocolat ou des glaces sans lipides et sans sucre, qui conservent le même goût que l’original, une huile (Shemen Industries) qui inhibe l’entrée du cholestérol dans le sang, un substitut alimentaire (Nanotrim de Nanonutra) qui brûle les graisses. Ou la possibilité de modifier le goût d’un aliment selon nos désirs. Des industriels comme Nestlé cherchent à concevoir les « nano-aliments du futur ».

Le géant agroalimentaire Kraft Foods (Etats-Unis) fait partie de ces pionniers. En 2000, il a financé un consortium de 15 universités et laboratoires de recherche, Nanotek, pour concevoir de la nourriture « intelligente » et personnalisée, tels des aliments qui contiennent des centaines de nano-capsules, remplies de saveurs, de nutriments, de couleurs différentes. Un four à micro-ondes pourrait déclencher, selon la fréquence des ondes, telle ou telle capsule, selon les désirs du consommateur. Une nourriture interactive en quelque sorte, qui peut même se transformer elle-même si une personne est allergique à un composant, ou libérer une dose de supplément nutritif si elle détecte des carences. Kraft Foods, le concepteur de ce projet, est propriétaire des marques de chocolat Milka, Côte d’Or, Toblerone, Suchard, et de café Carte Noir, Grand’Mère, Jacques Vabre ou Maxell. Imaginez demain votre café de couleur rose et au goût banane qui vous délivre votre dose quotidienne de vitamines C... Ou du chocolat qui libère des arômes de carotte tout en soignant votre gueule de bois. Formidable, non ?

Des nanos au goût d’OGM


Pourquoi ce déploiement de technologies ? « Sur le plan alimentaire, on ne comprend pas à quoi ça sert, explique Rose Frayssinet, de l’ONG Les amis de la Terre. « C’est comme les usages dans le textile : à quoi servent des chaussettes « sans odeur » avec du nano-argent ? Les nano-particules vont partir dans l’eau au bout de quatre lavages, et vont aller bouffer les microbes jusque dans les stations d’épuration. Au vu de ce que ça coûte, quelle est l’utilité sociale de tout ça ? Ce sont des technologies pour le confort des plus riches ».

Certains voient les nano-aliments comme une « aubaine » pour les paysans du Sud. Leur credo ? Des nanos qui augmenteraient la productivité agricole et permettraient de lutter contre la faim. Une promesse qui rappelle celles des lobbys biotechnologiques et leurs OGM. La comparaison ne s’arrête pas là : risques sanitaires et environnementaux, privatisation du vivant ou de combinaisons d’atomes par des brevets industriels, mise sur le marché de produits dont l’innocuité n’est pas prouvée... Des nanocides (pesticides utilisant les nano-technologies) intelligents qui nécessiteraient un dosage moins important que les pesticides actuels, et ne causeraient aucun mal aux insectes ? Le fait que ce soit des firmes comme Monsanto, Bayer ou Syngenta qui les développent ne peut qu’inviter à rester très prudent sur le sujet...

Vers un nouveau scandale sanitaire ?


« Dans le cas des OGM, nous avons obligé Monsanto à rendre publiques des études partielles de toxicité dissimulées au public. Des études semblables n’existent pas sur la nocivité des nanoparticules, souligne la Fondation Sciences citoyennes. Et les lanceurs d’alerte sont actuellement dissuadés par tous les moyens (poursuites en justice...) de briser la propagande officielle ». Pour Rose Frayssinet, nous sommes face à un risque encore plus grand que les OGM. « Les OGM, c’est un secteur, alors que les nanotechnologies concernent tous les secteurs. Les risques sont d’autant plus difficiles à analyser. On ne peut pas avoir une vision globale des implications ».

Difficile en effet de contrôler le comportement de nano-particules. Elles ne répondent pas aux lois de la physique classique, mais à celles de la mécanique quantique. Construire des particules, atome par atome, manipuler la matière au niveau des molécules, c’est entrer dans un monde d’incertitude radicale. Les propriétés des particules, comme leur toxicité ou leur persistance biologique, varient selon leur taille. De fait, les connaissances actuelles sur les effets toxiques des nano-particules manufacturées sont très limitées.

« Les données disponibles indiquent que certaines nanoparticules insolubles peuvent franchir les différentes barrières de protection, se distribuer dans le corps et s’accumuler dans plusieurs organes, essentiellement à partir d’une exposition respiratoire ou digestive », prévient une étude de l’Afsset http://www.foeeurope.org/activities/nan ... report.pdf , en 2006. Les nano-particules se diffusent dans les alvéoles pulmonaires, le sang, la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau, ou le placenta. Fin 2008, un nouveau rapport de l’Agence juge que la nano-toxicologie fournit « des résultats encore peu nombreux, disparates et parfois contradictoires » et qu’il « n’est cependant pas possible d’exclure à cette date l’existence d’effets néfastes pour l’homme et l’environnement ». Quant à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), après avoir rappelé que des études extérieures montrent de possibles altérations de l’ADN par les nano-particules [2], elle confesse « l’impossibilité d’évaluer l’exposition du consommateur et les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules. » Très rassurant...

Nano-particules : l’amiante du 21ème siècle ?

Une étude britannique http://www.nature.com/nnano/journal/vao ... 9.313.html démontre l’existence d’un effet indirect des nanoparticules qui endommageraient « à distance » l’ADN [3]. Marie-Claude Jaurand, directeur de recherche à l’INSERM, pointe du doigt les nano-tubes de carbone, matériau ultra-résistant utilisé dans l’industrie, pour leurs effets « similaires à ceux de l’amiante », concernant la production de lésions de l’ADN et la formation d’aberrations chromosomiques. Face à ces risques, que font les instances compétentes ? Pas grand chose. Les instruments règlementaires sont inadaptés. Ministères et agences sanitaires sont complètement dépassés (les documents les plus récents publiés sur le site du ministère de la Santé datent de 2007). L’évaluation des risques doit être totalement repensée.

Les systèmes d’autorisation de mise sur le marché reposent sur la composition chimique des produits. Pour les nanoparticules, cela ne suffit pas, car les effets dépendent aussi de l’organisation spatiale des éléments atomiques et de leur taille. Un élément non toxique peut le devenir à l’échelon nanométrique. « Le dioxyde de titane et les dioxydes d’argent n’ont pas les mêmes propriétés au niveau nanométrique et au niveau macroscopique, explique Rose Frayssinet. Ils n’ont pas les mêmes propriétés selon qu’ils mesurent 20 nano ou 60 nano. Pour étudier les risques, il faudrait donc mener des études pour toutes les échelles ». Mais cela coûte cher. Et les outils manquent. « D’après les textes européens, dès qu’on modifie un aliment, une étude d’innocuité est obligatoire. Mais personne ne sait le faire. Il y a encore un an, il n’y avait aucun filtre vraiment sûr pour récupérer les nano-particules. Sans compter que les délais d’études étant très longs, les résultats arriveront après la mise sur le marché. On demande aux fabricants de travailler dans des salles blanches, avec des scaphandres. Et juste derrière, on met les produits sur le marché. C’est aberrant ! ».

Concernant la production et la mise sur le marché, les industriels se réfèrent à la directive européenne REACH. Celle-ci est pourtant insuffisante. Seules les substances chimiques produites en quantité supérieure à une tonne par an y sont soumises. Vu la taille des nano-particules, cette quantité de production n’est pas toujours atteinte. Et pour le moment, aucune obligation d’étiquetage n’existe, même si le Parlement européen commence à se saisir de cette question.

L’État finance sans s’inquiéter des conséquences

« No data no market » (pas de données, pas de marché). Telle est la position défendue par de nombreuses associations écologistes, qui espèrent être rejointes par les syndicats de salariés. Elles demandent un moratoire sur les nano-produits. Et des procédures d’évaluation des risques adaptées. Les ONG souhaitent aussi débattre de l’utilité sociale des nanotechnologies, en particulier dans le secteur alimentaire.

Le gouvernement français a lancé en 2009 le plan Nano-Innov, qui vise à placer la France parmi les pays les plus en pointe sur les nanosciences, en encourageant la recherche fondamentale à travailler « avec les entreprises pour mettre au point des technologies, déposer des brevets, créer des produits ». 70 millions d’euros ont été consacrés l’an dernier à ce projet. En parallèle, aucun fonds n’est dédié aux études toxicologiques et aux impacts sanitaires et environnementaux.

Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a souligné à l’occasion du lancement de ce plan l’excellence de la recherche nationale sur les nanotechnologies (5ème rang mondial [4]) mais se désole que seulement 290 brevets aient été déposés en 2005, ce qui représente moins de 2% des brevets mondiaux. Car le secteur peut rapporter gros. La National Science Foundation (NSF) américaine évalue le marché des nanotechnologies à mille milliards de dollars en 2015. Selon la Fondation Sciences citoyennes, les investissements en recherche et développement ont été quasiment multipliés par dix entre 1997 et 2003 (3,5 milliards d’euros), avec une prévision de croissance de 40 % par an. « Les chercheurs nous disent souvent : il suffit qu’on parle de ’nanotechnologies’ dans nos projets pour avoir de l’argent pour mener des recherches », commente Rose Frayssinet.

Les multinationales de la pharmacie et de l’agrochimie sont sur les rangs pour fabriquer davantage de nano-aliments. A l’opposé de systèmes alimentaires organisés localement et écologiquement soutenables, se prépare une nouvelle révolution alimentaire, basée sur l’accaparement par quelques firmes privées des éléments constitutifs de la matière et de notre alimentation. Après la malbouffe, nous voici transformés en cobayes de la nano-bouffe, avec le silence complice de l’État.

Agnès Rousseaux


--------------------------------------------------------------------------------

Publicité de la chaîne de supermarché PriceChopper pour les nanotechnologies sur des boîtes de céréales
Image


Publicité pour le revêtement antibactérien « Silver Nano » à l’intérieur des réfrigérateurs SAMSUNG
Image


Notes
[1] Taille de l’atome : 1 dixième de nanomètre, ADN : 10 nanomètres, protéines : 20 nanomètres.

[2] « Certaines nanoparticules peuvent traverser et/ou altérer les membranes plasmiques, nucléaires et mitochondriales, induire une peroxydation lipidique et la génération d’espèces réactives de l’oxygène elle-même à l’origine d’un stress oxydatif pouvant altérer des protéines et l’ADN ( Hong 200657 ; Xia 200658 ; Beck-Speier 200559 ; Lewinski et al. 200860 ; Stone 200761 ; Hussain et al., 200562) ». Source : Nanotechnologies et nanoparticules dans l’alimentation humaine et animale - AFSSA

[3] « Nanoparticles can cause DNA damage across a cellular barrier » Gevdeep Bhabra et al., Nature Nanotechnology (en ligne le 5 novembre 2009) http://www.afssa.fr/Documents/RCCP-Ra-N ... tation.pdf

[4] avec 3 526 publications en 2006, soit 5,6% des publications mondiales

En savoir plus
Inventaire des produits alimentaires utilisant des nanotechnologies :

Le rapport des Amis de la Terre (en anglais), Du Laboratoire à nos assiettes : les nanotechnologies dans l’alimentation et l’agriculture / La traduction partielle du rapport en français est disponible sur cette page http://www.amisdelaterre.org/Nanotechno ... d-une.html .

Nanotechproject (base de données en anglais) http://www.nanotechproject.org/inventor ... _beverage/

Base de données des acteurs des nanomatériaux en France (dont secteur alimentaire), mis en place par le CNRS et le Commissariat à l’énergie atomique mais pas actualisé depuis 2005... http://www.nanomateriaux.org/VisiteurFr ... herche.php

Preuves expérimentales de la toxicité de certains nano-matériaux (selon l’étude des Amis de la Terre) :
Lire aussi :
•« L’industrie génétique remet en cause la possibilité pour nos enfants de se nourrir » http://www.bastamag.net/spip.php?article477
•109 nouveaux OGM à l’assaut de l’Europe http://www.bastamag.net/spip.php?article592
•Faucher des OGM de Monsanto est un crime, empoisonner des millions de personnes n’en est pas un http://www.bastamag.net/spip.php?article622

CHUIS MORT APRES TOUT CA...
smrabb
EN BALLADE . . . . .
Je ne jette pas un papier par terre, c'est le début de la haine...
les hommes précédent la forêt, les désert les suivent" CHATEAUBRIANT
La maison botanique : http://www.maisonbotanique.com/centre-e ... rognes.php
et http://fr.youtube.com/watch?v=jQRKWSRfF0w
Un humain : http://www.petergarrett.com.au/
N'as rien a voir : http://www.trackmania.com
Avatar de l’utilisateur
DELAIR
Quoi? J'ai dit une connerie?
Quoi? J'ai dit une connerie?
 
Messages: 3365
Images: 1
Inscription: Ven Oct 07, 2005 2:46 pm
Localisation: ICI

Re: Nouvelles sur le front des OGM

Messagede pedro431 » Ven Jan 22, 2010 4:58 pm

L'avenir promet.
Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n'est pas forcément le pot qui est vide.
Confucius
pedro431
Panda
Panda
 
Messages: 742
Inscription: Lun Aoû 18, 2008 4:38 pm
Localisation: nord du limousin

Re: Nouvelles sur le front des OGM

Messagede DELAIR » Ven Jan 29, 2010 2:25 pm

Des traces d’OGM décelées dans le coton bio indien
TEXTILE | L’affaire fait tache dans une filière qui cherche depuis quelques années à promouvoir la fibre écologique. H&M et C&A sont notamment concernés.


É. N. | 23.01.2010 | 00:01


Les fashionistas «responsables» sont encore une niche pour l’industrie textile. Mais selon une récente étude de l’Institut français de la mode, la part des vêtements bio et éthiques croît de manière rapide (1,5% du marché hexagonal en 2008 contre une proportion encore presque nulle en 2007). De grandes marques s’approvisionnent notamment en coton organique, cultivé selon des normes environnementales et vendu au final de 10 à 15% plus cher.

Fraude avérée pour Delhi
Hier, le Financial Times allemand expliquait toutefois que des traces d’OGM avaient été retrouvées dans des fibres dûment certifiées en Inde, le premier pays producteur de coton bio. Une fraude qui avait été découverte, et sanctionnée, par les autorités de Delhi en avril 2009. Parmi les distributeurs concernés, H&M et C&A. Les deux chaînes de vêtements déclarent mener leur propre enquête à l’interne.

«Nous avons acheté 3400 tonnes de coton bio indien en 2009, certifiés par la société hollandaise Control Union, explique Verena Cottier, porte-parole d’H&M en Suisse. Pour l’instant, nous ne savons pas exactement quel est le pourcentage de l’assortiment Organic Cotton touché par ce problème. En cas de doute, les clients peuvent, sans autre, retourner leurs achats dans nos filiales.»

De son côté, Coop, qui commercialise plus de 400 vêtements sous le label Naturaline, n’est pas concernée par cette fraude, assure son porte-parole Nicolas Schmied, qui précise que le distributeur se fournit exclusivement auprès de la société suisse Remei AG. Enfin, la firme vaudoise Switcher, qui entend convertir l’entier de son assortiment au coton bio dès 2011 – aujourd’hui, cela représente 15% de ses achats en coton – va soumettre ses T-shirts à des tests supplémentaires dans un laboratoire zurichois.

Plus de 50% du coton produit avec des OGM
Reste que pour Tobias Meier, de chez Helvetas, l’affaire mérite surtout des éclaircissements. «On ne sait pas qui sont les auteurs de la fraude et de quels résidus OGM il s’agit, explique-t-il. Si cela concerne des semences génétiquement modifiées, ce serait alors un vrai scandale. Mais si ce sont des poussières, portées par le vent en provenance d’un champ voisin, la problématique est autre. A savoir les critères à mettre en place dans ce domaine pour délimiter le seuil de tolérance aux OGM. Ceux-ci sont en discussion au sein des organismes de certification.»

Car pour le responsable du commerce équitable de l’ONG basée à Zurich, le véritable scandale réside dans la culture globale du coton, dont plus de 50% de la production est génétiquement modifiée. Parmi les grands pays producteurs, l’Inde mais aussi la Chine.
smrabb
EN BALLADE . . . . .
Je ne jette pas un papier par terre, c'est le début de la haine...
les hommes précédent la forêt, les désert les suivent" CHATEAUBRIANT
La maison botanique : http://www.maisonbotanique.com/centre-e ... rognes.php
et http://fr.youtube.com/watch?v=jQRKWSRfF0w
Un humain : http://www.petergarrett.com.au/
N'as rien a voir : http://www.trackmania.com
Avatar de l’utilisateur
DELAIR
Quoi? J'ai dit une connerie?
Quoi? J'ai dit une connerie?
 
Messages: 3365
Images: 1
Inscription: Ven Oct 07, 2005 2:46 pm
Localisation: ICI

PrécédenteSuivante

Retourner vers OGM et Semences

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités