C'est un sujet qui revient souvent sur le tapis dès que l'on aborde celui de la lessive écologique !
Comme beaucoup de monde, on veut bien faire et l'on se rend bien compte que notre lessive classique n'est pas ce qu'il y a de mieux pour notre environnement même si le linge sent bon par la suite ...
Donc, on se dirige dans le premier magasin BIO du coin et on achète un kilo de noix de lavage en pensant ... ça y'est !!! Je vais pouvoir le dire aux copains et copines, je lave mon linge avec un produit naturel à la mode écolo ... pas si sûr !!
Si l'on en croit ecoconso.be, les noix de lavage ne serait pas forcément le produit vers lequel se dirigé pour ses lessives ...
En principe, il s’agit bien d’une alternative écologique aux lessives traditionnelles. Mais... analysons les autres implications de l’utilisation d’un tel produit.
Que se passe-t-il si nous, Européens, devenons consommateurs de noix de lavage ? La situation déjà fragile de ces écosystèmes risque d’empirer par une exploitation abusive due à la méconnaissance ou à l’indifférence.
L’exploitation des noix de lavage n’ont pas fait l’objet d’études d’inventaire forestier aux fins d’aménagement et d’exploitation de la forêt. Les produits qui ont connu un soudain succès d’intérêt économique comme le karité, la spiruline ou le gommier ont eu besoin d’une gestion rationnelle de la ressource. Il faut que les différents acteurs prennent conscience de la nécessité de préserver les équilibres locaux.
Si la demande augmente et que les populations locales se voient privées de noix pour leur propre usage, quelle solution leur reste-il ? Des lessives en poudre ? C’est peut-être une extrapolation, mais le risque existe !
La problématique est posée : l'utilisation finale du produit est peut être écologique mais en bon consommateur européen que nous sommes, nous avons perdu ( l'avons nous eu un jour ? ) l'habitude de réfléchir à la filière complète du produit du moment où il est cueilli jusqu'au moment où il est dans rejeté par notre machine !
Qu'est-ce qui nous garantit que la production du produit se fait dans des conditions environnementales et sociales durables ??
Voyons ce que nous dit ecoconso :
Commercialisation du produit :
Nous avons peu d’informations (et encore moins de garanties !) sur les conditions de production des sacs de noix qu’on achète. Nous ne savons pas réellement si les personnes qui ont fait la cueillette sont rémunérées correctement, ni si cette cueillette est gérée de façon intégrée, ni dans quelles conditions sanitaires les noix ont été conditionnées. Les noix peuvent-elles moisir pendant le transport ou le stockage ? Si c’est le cas, cela peut-il nuire à notre santé ?
Récemment, on assiste à l’apparition de marques de noix de lavage qui s’inscrivent dans la démarche du commerce équitable. Ne portant pas de label internationalement reconnu, comment s’assurer de la véracité de leur revendication et de son indépendance ?
De nombreuses questions sont en attente de réponse et la prudence s’impose.
Penser globalement pour agir localement :
Parcourir la moitié du globe au nom d’un nettoyage écologique, ce n’est pas vraiment une fleur que l’on offre à l’environnement. A l’heure où le secteur des transports est pointé du doigt pour être l’un des majeurs responsables des émissions des gaz à effet de serre, il vaut mieux réfléchir à nos choix de consommation.
Pourtant, des alternatives près de chez nous existent ! On peut trouver dans les rayons des copeaux de savon de Marseille multiusages qui donnent un résultat de lavage très satisfaisant. La composition est simple, hypoallergénique et respectueuse de l’environnement. Des marques engagées dans le respect de la santé et de l’environnement commercialisent également des produits répondant à des critères de fabrication et de formulation qui méritent notre attention (par exemple : Sonett, Ecover, Biotop, Disana...). Elles sont souvent produites dans notre pays ou ses voisins et sont totalement indépendantes des marques multinationales qui monopolisent le marché.
Et finalement, j'achète quoi ? :
Les noix de lavage lavent de manière écologique mais avec une efficacité limitée en les utilisant telles quelles. Si l’on ajoute à cela les incertitudes qui planent sur leur production, on se retrouve devant un produit qui comprend encore trop d’inconnues. Il restera toujours, de plus, le problème du transport. Faire venir de très loin un produit écologique n’est pas très cohérent.
Comme je l'ai dit dans un autre topic, le savon de marseille peut être une alternative mais encore faut-il en trouver sans huile de palme car nous savons que l'exploitation de cette huile condamne les orang-outans à plus ou moins long terme ... Il faudrait trouver du savon de marseille sans huile de palme, vous connaissez ??












