PARIS, 17 août 2006 (AFP) - La moitié des cours d'eau et près d'un tiers des nappes souterraines françaises contrôlées en 2004 étaient contaminées de façon significative par des pesticides, selon des données publiées jeudi par l'Institut français de l'environnement (Ifen).
En rivière, 96% des 607 points contrôlés présentaient au moins un pesticide, c'est-à-dire une substance chimique utilisée pour lutter contre les mauvaises herbes, les insectes et les maladies en agriculture, mais aussi pour désherber les voies ferrées ou les jardins par exemple.
Pour les eaux souterraines, 61% des 910 points de contrôle révélaient une concentration de pesticides.
Et les niveaux de contamination sont souvent significatifs: en eaux de
surface, 49% des points de mesure ont une qualité "moyenne à mauvaise", et en eaux souterraines, 27% des points nécessiteraient un traitement spécifique d'élimination des pesticides s'ils étaient utilisés pour la production d'eau potable, selon les données de l'Ifen disponibles sur son site internet.
Ces points de contrôle ne constituent pas un échantillon entièrement
représentatif de l'ensemble des cours d'eau et des nappes souterraines en France mais ils permettent de donner un aperçu de la contamination des eaux par les pesticides, a précisé l'institut.
Ces valeurs sont très proches de celles figurant dans le sixième bilan
annuel des pesticides dans les eaux concernant l'année 2002 qui avait été publié en 2004, selon l'Ifen.
L'Ifen, à la demande du ministère de l'Ecologie, dresse régulièrement depuis 1998 un état de la contamination des eaux par les pesticides (produits phytosanitaires utilisés pour la protection des végétaux ou biocides pour la protection de biens d'équipement comme le bois de charpente).
La France est le premier utilisateur européen de pesticides et le troisième mondial après les Etats-Unis et le Japon.
Les quantités vendues en France ont atteint des sommets dans les années 1990 avant de s'orienter à la baisse.
Même si la dépêche semble finir sur une note d'espoir (ça a baissé depuis 91), c'est tout de même affligeant de constater que rien n'a plus bougé depuis 2002....
Je note aussi les solutions proposées (par corinne Lepage, citée dans une autre dépêche) :
Le parti "déplore que le plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides, présenté le 28 juin 2006, ne soit pas de nature à enrayer cette dégradation inexorable des ressources en eau", a-t-il indiqué dans un communiqué.
"Seule la mise en place d'une politique de soutien à l'agriculture
biologique et aux systèmes de production intégrés apparaissent véritablement efficaces pour supprimer ou réduire l'utilisation des pesticides de synthèse", a-t-il ajouté.
"Cette politique pourrait être complétée par l'instauration d'une taxe
suffisamment dissuasive sur les pesticides, calquée sur l'expérience danoise", a-t-il aussi proposé.
Ben voui... Qu'est-ce qu'on y gagne, à faire plaisir à quelques lobbys vendeurs de pesticides ?
Ah, mais au fait, vous savez quoi ? Une des matières 1ères indispensable à la fabrication des pesticides serait... le pétrole !
Ce serait pas une bonne nouvelle, le prix du baril ?









