de Mr.ecologie » Mer Nov 26, 2008 12:28 pm
Il est passé hier, suivi d'un débat avec Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Prof. Andreas Kortenkamp, Responsable du service de toxicologie de l'université de Londres et François Veillerette, Président de « Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures ».
Produits de beauté, jouets, emballages... : ces produits que nous manipulons au quotidien nuisent-ils à la fertilité masculine ? Une enquête exceptionnelle (Prix Europa 2008) sur les composants chimiques qui menacent notre santé.
Diminution spectaculaire de la qualité et du nombre de spermatozoïdes (- 50 % en cinquante ans), explosion des cancers du testicule (multipliés par quatre en soixante ans), augmentation des malformations génitales du petit garçon à la naissance (non-descente des testicules, pénis de petite taille)... : notre capacité à nous reproduire serait-elle menacée ? Et pourquoi ? À partir de résultats scientifiques éloquents et d'entretiens avec des chercheurs, le film enquête sur cette tendance potentiellement aussi inquiétante que le réchauffement planétaire. Aujourd'hui, du Danemark aux États-Unis en passant par la France, les scientifiques s'accordent pour lui attribuer une origine commune : des substances chimiques qui envahissent notre environnement et perturbent notre système endocrinien. Des études rigoureuses attestent que ces perturbateurs endocriniens ont des effets très néfastes sur le système reproductif masculin. On savait que les perturbateurs endocriniens, présents dans les pesticides, étaient responsables de la "féminisation" de nombreuses espèces sauvages (alligators, batraciens, poissons, oiseaux...). Il est aujourd'hui démontré que les êtres humains n'échappent pas au phénomène. Au premier rang des molécules incriminées, le bisphénol A et les phtalates, omniprésents dans notre quotidien : assouplissants du plastique, fixateurs de parfums, cosmétiques, meubles, emballages alimentaires, PVC, jouets, tee-shirts... À quand l'interdiction des substances suspectes au nom du principe de précaution et l'analyse des interactions qu'elles produisent ? Aux alertes scientifiques, les puissants lobbies industriels opposent une prétendue maîtrise des risques encourus. En 2006, un tournant a pourtant eu lieu avec l'adoption par l'Union européenne de la directive Reach, qui oblige les industriels à prouver l'innocuité de leurs produits. Reste à l'appliquer. C'est aussi cette longue bataille pour remettre de l'ordre dans la "grande foire des aberrations sexuelles qu'est devenue la nature" que chronique ce film, remarquablement documenté.
Rediffusion SAMEDI 29 NOVEMBRE à 9h40 sur Arte
RACINES 49: Réseau d'Associations et de Collectifs d'Informations pour une Nature et un Environnement Sauvegardés:
http://www.racines49.org/