loulie a écrit:ton commentaire sur les persones '' âgées '', ça n'est pas une généralité !
Je connais passablement de jeunes cons aussi !
Oui, bien sûr, tout est question d'éducation et d'influence... Il est clair aussi que quelqu'un ayant vécu en appartement n'a pas ce conditionnement comme quoi il faut chasser le moindre brin d'herbe, puisqu'il n'a pas vécu dans un environnement où il y avait des brins d'herbe à chasser !
Et puis ayant grandi à la campagne avec des parents qui arrachaient les mauvaises herbes du jardin, j'ai toujours trouvé dommage de ne pas laisser vivre ces pauvres plantes que je ne trouvais pas laides, comme quoi ce n'est pas une règle absolue !
Après mon explication est peut-être fausse, mais d'après les observations qui ont été faites, l'idée comme quoi la nature est "sale" est plus le fait de personnes de l'âge de la retraite que de jeunes de 20 ans. Peut-être aussi que ce sont elles qui s'expriment le plus pour râler aussi ! Mais ça reste une moyenne, pas une loi.
Par contre, outre-Atlantique, les mentalités sont peut-être très différentes... qu'en est-il ?
''quelques herbes qui dépassent''... ça vaut pour un jardin paysager aménagé par une volonté humaine ! Dans un jardin sauvage, un bout de paradis terrestre laissé à lui-même, il n'y a jamais rien qui dépasse![]()
Je pensais surtout aux endroits comme les terrasses chez les particuliers... l'herbe qui pousse entre les dalles, c'est mal vu !
Ou en ville aussi, l'herbe entre les pavés, ça fait "pas entretenu", il faut des panneaux explicatifs en plus pour dire que la municipalité entretient bien cette zone, mais sans herbicide...
Dans une de mes vies antérieures, pendant 5 ans, en travail autonome avec un associé, j'ai dessiné des jardins et des cours, en ville, en banlieue, en campagne.. j'ai surtout travaillé à partir de plantes semi-indigènes et très rustiques qui pouvaient évoluer les unes avec les autres, chaque fois que je pouvais. Je me suis retirée à cause de conflits sempiternels toujours les mêmes, avec les r.alisateurs... il aurait fallu que je dessine pour leur assurer de l'ouvrage chaque année à venir pesticider, sarcler, tailler... j'étais apprécié de mes clients mais pas des entrepreneurs, que, en plus, je devais parfois superviser ! pouache ! l'ambiance !!
Les mentalités évoluent lentement, et je pense qu'aujourd'hui ça passerait mieux. Mais on est loin de l'idéal. Dans mon asso on a un jardin naturel au sein de jardins familiaux. Les voisins sont curiux, s'interrogent, mais si les jugements "pas entretenu", "sale", sont peu fréquents (moins que si ç'avait été il y a 20 ans), il n'y a pas non plus d'imitation...
l'idée n'est pas de changer un herbicide pouache pour un herbicide bio ... l'idée c,est de NE PLUS TOUCHER À RIEN partout où c'est possible et de voir évoluer les choses
Tu connais les jardins Gille Clément ? Je trouve la démarche intéressante, même si je serais moins dans la recherche d'esthétisme si j'avais un jardin.
Dans l'absolu, on pourrait dire que le fait de relever ce défi, de laisser faire la Terre partout où c'est possible de la laisser faire, présente certainement des avantages matériels, et spirituels. Je sais, par expérience, que ma perception et mon expérience de la Vie Végétale Terrestre est différente de la plupart des gens, même écolos que je connais...
Tu as parfaitement raison. J'ai le problème avec mes parents, qui ont du mal à comprendre que faire du bio en remplaçant simplement le type de pesticide n'est pas le plus efficace.
Mais c'est un sacré modèle de pensée à refaire... Les gens impliqué dans des asso naturalistes le comprennent mieux, sans doute car ils voient d'abord les choses en terme d'écosystème. Mais pour les bonnes âmes peu informées, c'est différent... j'ai lu quelque part ici l'idée comme quoi c'était bien de virer les friches pour les remplacer par quelque chose.
Après, c'est peut-être aussi mon intérêt pour la vie et les écosystèmes qui me fait ressentir les choses comme toi, parce que petite-fille d'agriculteur, c'est clairement pas dans mon éducation ! Il faut dire aussi qu'avec mon gros poil dans la main, j'ai toujours esquivé les travaux du jardin, et trouvé que la beauté du liseron était un bon argument pour ne pas l'enlever. Du coup, j'ai pas été formattée à l'idée qu'un jardin, ça se cultivait comme mes parents et mes grands-parents, et j'ai commencé direct à chercher autre chose... Il me tarde d'avoir un jardin pour mettre ces idées en application ! Malheureusement comme t'as pu lire sur l'autre topic, dans mon cas (boulot dans une grande ville aux abords de laquelle la nature est menacée par les lotissements, vie sans voiture, vie associative intense...), le pavillon/jardin à 3 km de toute habitation, c'est vraiment pas un choix éco-citoyen !






