Oui, mais le CEA, n'est pas l'ASN
Peut-être, mais ils collaborent... L'ASN établi les normes et le CEA trouve les solutions techniques pour les appliquer.
Quand au calcul pour estimer le risque de fusion d'un réacteur, il est établi par des calculs statistiques des risques d'emballement d'une réaction de fission. Les réacteurs français sont dimensionnés pour que les réactions ne s'emballent pas : ainsi, 50% des 2 neutrons produits lors de la réaction de fission sont absorbés par la fameuse eau pressurisé des réacteurs enrichie en ions bore. Mais il y a un risque infinitésimal qu'ils ne jouent pas leur rôle et que la réaction s'emballe.
Pour ce qui est de la mine d'Arlit, sa production d'Uranium était de 80.000 tonnes en 2001, avec un cours du minerai (UO2) de l'ordre de 100$/kg, on peut estimer que le chiffre d'affaire est de 8 milliards de $ pour 2001.
Ensuite, il faut savoir que le Niger oscille entre 2ème et 3ème exportateur mondial d'Uranium et que l'Uranium représente 90% du montant financier des exportations du Niger.
Bref, je ne sais pas quel est le bénéfice net de la mine ni quel est le montant reversé aux actionnaires, mais ce qui est sûr, c'est que l'exploitation de l'uranium doit rapporter entre quelques dizaines de millions et 1 milliard de $ au Niger en fonction des années.
La part des actions de la mine qui appartient au Niger doit bien représenter au moins 10 milliard de $.
Sincèrement, je ne pense pas que le Niger fasse une mauvaise affaire avec la mine d'Arlit.
le nucléaire n'existe pas depuis cent mille ans
Détrompes-toi ! Sur Terre, il existe depuis 4,5 milliard d'années et c'est grâce aux réactions nucléaires qui se font dans le manteau magmatique de la Terre qu'il ne fait pas -260°C à la surface !
Ah oui, les "complotiste de bolchéviks reconvertis en verts" c'est Greenpeace.
D'ailleurs, plusieurs fondateurs de Greenpeace sont aujourd'hui en faveur de l'énergie nucléaire, notamment Bob Hunter.
Je pense que cette affaire de train qui transporte des déchets (que la France est un des seul pays à savoir reconditionner avec le Japon, les USA depuis peu et bientôt la Chine (tout ça grâce à Areva et au CEA, eh oui), voir le contrat tout récent pour l'installation d'une usine de vitrification en Chine) est plus un coup de pub de la part de Greenpeace qu'une sincère expression de leurs convictions profondes.
Ensuite, pour ce qui est de ton DNB (rapport d'ébullition critique), là encore c'est du grand n'importe quoi.
Ce rapport est celui entre le flus thermique rentrant et le flux thermique sortant d'un déchet conditionné. Il faut qu'il reste en dessous d'une certaine valeur pour ne pas risquer que les déchets rentrent en ébullition et soient de ce fait beaucoup plus contaminants.
Pourquoi il n'y a aucun risque ?
Le combustible à l'intérieur d'une centrale nucléaire peut atteindre des températures proches des 500°C.
Lorsqu'on change le combustible usagé, il est refroidit dans un bassin d'eau de 4m de haut à l'intérieur de la centrale. L'eau a la propriété de bloquer les rayonnement radioactifs et en particulier les flux de neutrons (il faut quelques mètres de bétons pour les stopper).
Le combustible usagé est refroidi 3ans en centrale.
Il est ensuite conditionné dans un colis qui empêche les rayonnements de le traverser et envoyé à l'usine de la Hague. En gros, c'est à cet instant là que c'est le plus dangereux : les déchets sont conditionnés sous une forme pas très stable, mais pas pour longtemps...
Arrivés à la Hague, ils sont encore refroidis dans une piscine puis traités chimiquement pour séparer l'Uranium, le Plutonium, les déchets technologiques (gaines du combustible) et les déchets radioactifs à vie longue et haute activité : les actinides mineurs et produits de fission qui sont ensuite vitrifiés (c'est à dire qu'on produit un verre à partir des déchets pour éviter la contamination).
Ces verres sont ensuite conditionnés dans des matrices de béton. C'est ce type de déchets qui est actuellement dans un train entre la Hague et le site d'entreposage avant enfouissement en Allemagne.
La température de ces verres à la sortie de l'Usine est de 300 à 400°C (la température de fusion d'un tel verre est de 1000°C à 2000°C, ce qui laisse de la marge avant l'ébullition : le colis radioactif ne peut que perdre en activité et se refroidir).
Tu comprendras bien que le DNB est difficilement atteignable dans ces conditions. A moins que le train ne prenne feu.
C'est d'ailleurs pour cela qu'on transporte les déchets nucléaires en train : c'est le moyen de transport le plus sûr... sauf quand il est bloqué par des petits cons un peu excités. Heureusement, il n'y a pas souvent de casseur qui jettent des cocktail molotov dans ce genre de manifestation plus confidentielle.