Modérateur: Modérateurs

CORWIN a écrit:Mes condoléances! ta situation a l'air pire que la mienne. Le champ est au nord donc pas du coté des vents dominants et la bande non cultivée après ma clôture est relativement efficace, conjuguée à la haie, pour retenir un max de granulés.
et 





mais j'essaies de voir si filtrer l'eau du robinet ne serait pas plus économique que les bouteilles en plastique...
)


En France, le seuil maximal autorisé est de 50mg/L. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande 25mg/L, et l'EPA (Environnemental Protection Agency) aux Etats-Unis, 10mg/L. Une eau trop nitratée induit l'apparition d'agents cancérogène. Pour les enfants, bébés, femmes enceintes et personnes âgées, le seuil maximal conseillé est de 5 à 10mg/L
Selon J. Orzagh "la fixation des sels minéraux par l'organisme est un processus complexe, extrêmement difficile à mesurer expérimentalement à cause des flux d'échanges. Pour être assimilables, ces minéraux (ions) doivent être enveloppés (chélatés) par des molécules organiques. Ces ions chélatés ne se trouvent que dans notre alimentation, pas dans l'eau de boisson" Seile exception : la prise au griffon (directement à la source) dans le cadre des cures, d'eau-minéralisées dont les minéraux seraient bio-disponible pour l'organisme. l'OMS affirme "les effets bénéfiques de la consommation des eaux minérales n'ont jamais été sérieusement prouvés".
Pour le biophysicien Yann Olivaux, la minéralité de l'eau doit répondre aux critères de la bio-électronique avec un minimum de 10mg/L et un maximum de 150mg/L. Alors que la teneur maximale en sels minéraux imposée par la loi est passée de 500mg/L en 1961 à 1500mg/L aujourd'hui, cette réglementation ne concerne pas les eaux en bouteilles qui peuvent afficher jusqu'à 2 500mg/L !




L’eau du robinet: un produit «ultracontrôlé»
12/04/2007 11:08 Agnès Ginestet
De la source au verre, les points de surveillance sont multiples et les normes de plus en plus exigeantes. Le goût devient aussi un paramètre majeur que les opérateurs prennent en compte pour assurer la satisfaction des consommateurs.
Agnès Ginestet
Les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass) ou les services communaux d’hygiène et de santé (SCHS) des villes sont officiellement chargés de contrôler l’eau potable. Dans le cas des délégations de service public, les opérateurs réalisent également une autosurveillance, car conformément au Code de la santé publique (1), «toute personne qui offre au public de l'eau en vue de l'alimentation humaine, à titre onéreux ou à titre gratuit et sous quelque forme que ce soit, y compris la glace alimentaire, est tenue de s'assurer que cette eau est propre à la consommation».
«Les prélèvements et analyses sont fonction des débits d’eau utilisés et de la taille de la population», explique Alain Baron, de la Ddass de la Haute-Garonne. Ainsi, à Toulouse, ville d’environ 430.000 habitants où Veolia eau gère la production et la distribution d’eau potable, des milliers d’analyses de paramètres sont réalisées chaque année, qui correspondent à la sortie d’usine et à la distribution.
La Ddass et Veolia ont des points de prélèvements communs et distincts répartis sur la ville. «En 2005 et en 2006, aucune anomalie bactériologique n’a été détectée», indique Alain Baron. Depuis décembre 2003, la réglementation (2) impose le contrôle de 54 paramètres bactériologiques et physico-chimiques. De son côté, le gestionnaire mesure aussi en continu, sur l’eau brute et l’eau traitée, des paramètres comme le pH, la turbidité et la matière organique, et réalise des contrôles à différents stades du process de production de l’eau potable.
«Globalement, les exigences de qualité augmentent. A Orléans, nous sommes en avance par rapport à ce qui va nous être demandé», indique Michel Andres, directeur de l’usine d’eau potable de la ville opérée par la Lyonnaise des eaux, où un procédé d’ultrafiltration a été installé en 2006.
L’information circule rapidement entre organe officiel et gestionnaire. Si une anomalie est constatée, la Ddass prévient le gestionnaire. «On lui demande de s’expliquer et de rectifier si besoin», indique Alain Baron. «La Ddass nous demande de purger, de voir si c’est un problème de traitement et de refaire un contrôle», confirme Marie-Pierre Aubry, responsable qualité produit chez Veolia eau à Toulouse. Le gestionnaire doit, lui aussi, prévenir la Ddass s’il observe une anomalie. «Notre échange quotidien va au-delà de la simple réglementation», analyse Marie-Pierre Aubry.
Outre la sécurité sanitaire, les gestionnaires prennent de plus en plus en compte un autre paramètre: le goût. Pour analyser l’impact de la mise en place de plusieurs stations de désinfections au chlore sur le réseau de distribution toulousain en 2007, Veolia eau va prendre en compte le témoignage de 70 personnes formées au goût de l’eau et réparties sur la ville. «Ensuite, on tiendra l’équilibre entre la sécurité sanitaire et le goût», explique Marie-Pierre Aubry. De façon similaire, à Orléans, la Lyonnaise des Eaux a analysé l’impact de sa nouvelle opération d’ultrafiltration. Les dégustations réalisées par 30 consommateurs ont permis de constater que le goût de chlore est beaucoup moins détecté par la population.
Malgré tous ces progrès, un rapport de 2005 du ministère chargé de la santé, utilisant des données de 2002 , a montré que 5,8% de la population avait reçu de l’eau dont la qualité n’étaient pas conforme en permanence aux limites de qualité microbiologique, que 9% était alimentée par une eau dont la teneur en pesticides n'était pas conforme en permanence aux limites de qualité réglementaire, et que 2% des débits d’eau produits n'étaient pas conformes à la limite de qualité en nitrates de 50 mg/l .
(1) article L.1321
(2) Décret relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l'exclusion des eaux minérales naturelles, version consolidée au 27 mai 2003, JORF du 22 décembre 2001
Dans un communiqué du 23 janvier, l’entreprise Brita, qui commercialise des purificateurs d’eau domestique (carafes et cartouches filtrantes, filtres pour fontaines à eau…), a souhaité exprimer son soutien à Eau de Paris au sujet de la polémique qui l’oppose à Cristaline (1).
A travers sa dernière campagne de publicité, la marque d’eau en bouteille Cristaline a vivement critiqué la qualité de l’eau du robinet, en particulier du fait de l’utilisation de chlore pour produire de l’eau potable. Selon Brita, cette substance est «indispensable à la qualité sanitaire de l’eau», et les filtres que l’entreprise fabrique permettent de faire disparaître l’odeur ou le goût désagréable qu’elle peut engendrer. Le groupe a également indiqué que ses systèmes de purification réduisent la teneur en calcaire de l’eau, et que les éléments des cartouches pour carafes sont recyclables. «Filtrer son eau domestique limite la pollution induite par la fabrication, le transport et le rejet des bouteilles en plastique», indique le communiqué.
Le groupe Brita bénéficie finalement ici d’une opportunité pour promouvoir ses produits qui certes concurrencent l’eau en bouteille, mais aussi rendent l’eau du robinet «plus pure».
(1) Voir les articles du JDLE «L’eau en bouteille contre l’eau du robinet» et «Bertrand Delanoë lance une procédure pénale contre Cristaline»
«L’eau en bouteille, une menace écologique plus qu’économique»
12/04/2006 13:23 par Claire Avignon
Christophe Lime, maire-adjoint à l’eau et à l’assainissement de la ville de Besançon, revient pour le JDLE sur la campagne de promotion de l’eau du robinet qui inclut la création d’une marque «La Bisontine».
Pourquoi avoir créé «La Bisontine», une marque pour l’eau distribuée par la ville de Besançon?
Nous avons voulu reprendre les mêmes outils que les industriels qui vendent leur eau en bouteille. Il y a plus d’un an, nous avons fait une enquête d’opinion sur la connaissance des habitants de Besançon concernant l’eau distribuée. L’analyse des résultats a mis en avant des craintes sur sa qualité, notamment sur son odeur, liée à l’utilisation du chlore, et sur les coûts. Il s’agit d’ailleurs d’un état d’esprit général en France. Nous avons voulu répondre à ces appréhensions par une campagne de communication qui explique le processus de contrôle de la qualité de l’eau, et son intérêt environnemental.
Quel est l’objectif de la création de la marque?
Selon nous, créer un nom, une marque, est synonyme de qualité.
Mais comment cette marque va-t-elle se faire connaître, sans bouteille d’eau comme support?
D’abord par la campagne d’affichage qui a commencé fin mars et qui doit se terminer en mai. Par ailleurs, lors de la Foire comtoise qui doit se dérouler fin mai, le stand de la ville vendra une carafe d’eau à 5 euros qui portera le logo «La Bisontine». 5.000 carafes sont commandées. Le but est qu’elle soit présente sur toutes les tables des Bisontins.
L’eau distribuée par la régie publique est-elle vraiment menacée par l’eau en bouteille?
Non, bien sûr. L’eau bue au robinet ne représente qu’une infime partie de l’eau utilisée par les Français, le gros de la consommation provenant des douches, du jardinage, du ménage, etc. L’eau en bouteille n’est pas une menace économique mais une menace environnementale. Elle nécessite l’utilisation de transports émetteurs de gaz à effet de serre, du plastique, etc. Nous voulons également rappeler aux Bisontins que l’eau en bouteille est au moins 100 fois plus chère que l’eau distribuée par la régie municipale.


Admin a écrit:Merki Zouzou, en effet, très intéressant car il répond clairement à des questions que l'on se posait auparavant ... à savoir, est- ce que le taux de nitrate n'était pas trpo élevé en France, la réponse est sans appel : Clairement OUI !!![]()

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