Une bonne nouvelle vue sur Le Monde.fr :
Bon OK, leur soucis premier n'a pas été l'environnement ( sinon ils l'auraient fait plus tôt ) mais une volonté de rester compétitif sur le marché. Il n'empêche que l'environnement devrait gagnant au final ... et ça, c'est une bonne nouvelle !La Poste et la SNCF ont décidé de créer un opérateur commun de fret postal à grande vitesse en France et en Europe, une façon de donner un nouvel élan au secteur en difficulté du transport de marchandises et un moyen de faire face à une concurrence de plus en plus âpre. Les bases de cette future société commune ont été présentées, lundi 20 novembre, par la SNCF et La Poste : elle devrait être opérationnelle fin 2008, avec pour but de tripler l'offre de fret ferroviaire à grande vitesse.
"A terme, l'objectif de cette filiale est de faire passer le trafic de cinquante-six mille tonnes par an à environ cent cinquante mille", a expliqué Jean-Paul Bailly, PDG de La Poste lors d'une conférence de presse commune avec Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF, et François Loos, ministre délégué à l'industrie. Aujourd'hui, 12 % du courrier est acheminé par avion, 3 à 5 % par train et le reste par route, a précisé Gabriel Hentzen, responsable du programme fret postal à grande vitesse de La Poste.
"PARTENARIAT PUBLIC-PUBLIC"
Selon Mme Idrac, "l'environnement est favorable au développement du fret ferroviaire en général et du fret à grande vitesse en particulier" en raison de "l'évolution du prix du pétrole et [de] l'engorgement des infrastructures" qui peuvent freiner le fret aérien et routier. La création de ce futur opérateur ferroviaire "s'inscrit dans une volonté stratégique de développement de l'activité de la SNCF dans le fret", a insisté la présidente de la SNCF, dont la branche marchandises est en difficulté, touchée de plein fouet par l'ouverture à la concurrence des lignes nationales depuis mars.
Pour rogner des parts de marché, la SNCF et La Poste prévoient notamment la création d'une plate-forme TGV à l'aéroport de Roissy, près de Paris, qui permettra de relier Strasbourg, Dijon, Rennes, Lyon, Bordeaux et Lille. De trois actuellement, le nombre de rames consacrées au fret postal passera à dix. Ce "partenariat public-public", selon le terme de Jean-Paul Bailly, permettra aussi à La Poste de se préparer à la libéralisation totale du secteur en 2009.



(gréve, flexibilité faible...)



