Pour le Clem' ils devraient trouver une solution pour le démanteler en Europe mais pour les futurs Clem' ... on reviendrait à la case départ :?:Le Monde a écrit:L'ancien porte-avions Clemenceau, aujourd'hui rebaptisé Q790, devrait arriver à Brest à la mi-mai. Le maire (PS) de la ville, François Cuillandre, a obtenu du ministre de la défense l'assurance que le gouvernement "n'a pas l'intention de laisser le navire pourrir longtemps dans un coin de la rade". "J'ai été rassuré, précise le maire, mais j'ai dit aussi que, pour moi, il n'est pas question que le bateau soit encore dans mon champ de vision à l'été 2008. Il me semble que ce n'est pas trop demander."
Pourquoi cette date-limite ? En raison de la grande fête maritime de Brest, qui a lieu tous les quatre ans, et attire les plus grands bateaux à voile du monde. Il n'est pas envisageable, insiste François Cuillandre, que la silhouette rouillée de l'ex-porte-avion vienne troubler cette fête colorée du patrimoine maritime mondial.
L'état-major de la marine compte manifestement sur la mission interministérielle créée par le premier ministre pour réfléchir à la création d'une filière de démantèlement des navires en fin de vie. Cette mission, qui sera forte d'une dizaine de spécialistes, pourra commencer à se mettre au travail le 15 avril afin de rendre son verdict vers le 1er mars 2007.
Celui-ci - la plupart des experts en sont convaincus - ne devrait pas être très différent de la solution qui avait été envisagée à l'origine : dépollution partielle des bateaux contaminés (notamment désamiantage) en Europe, et "déconstruction" dans un chantier asiatique, après une formation poussée de son personnel et de stricts contrôles sanitaires et environnementaux. pacont
En France, le problème pourrait se limiter aux "5 à 10 navires d'Etat" qui cessent leur activité chaque année. Comme il est difficile d'imaginer qu'après avoir été désamianté au maximum, le "Clem" puisse reprendre le chemin de l'Inde, une solution nationale ou européenne devra être trouvée.
Mardi 4 avril, l'ex-porte-avions a doublé le cap de Bonne-Espérance. Un porte-parole de la société néerlandaise ITC (International Transport Contractors), qui est chargée du remorquage du navire, a reconnu, lundi 3, que les conditions météorologiques dans cette zone réputée dangereuse, où se mêlent les courants en provenance de l'océan Atlantique et de l'océan Indien, n'étaient pas fameuses, mais que "cela devrait aller".
En prévision de cette navigation dans les parages des "vagues scélérates", l'ex-Clemenceau a changé de remorqueur, à la mi-mars, au large du port kenyan de Mombasa : le Sumatras a passé le relais à un remorqueur plus puissant, le Sable Cape, de 1 714 tonnes et 9 000 chevaux.
L'ancien fleuron de la marine nationale poursuivra ensuite son périple le long des côtes africaines, à la vitesse de 6/7 noeuds. Aucun navire de la marine nationale ne l'accompagne dans ce voyage retour, aucun marin n'est à bord, ceux du Sable Cape se contentant de "vérifications visuelles" de temps en temps.
Laurent Zecchini
Article paru dans l'édition du 07.04.06
Si c'est le cas, je serais vraiment furax !!










