Et merci à François qui m'a proposé de m'envoyer des infos de ce qui se passe en Chine. Voici donc ce qu'il peut nous fournir sur ce sujet :
Ce n'est pas souvent que l'on parle des bons côtés de la Chine ... c'est fait !La Chine s’engage dans un important programme de valorisation de la boue et de la vase marine ou fluviale. L’état préoccupant des tirants d’eau dans les ports et les zones d’estuaire ; l’accroissement des flux comme le besoin de répondre à l’énorme demande du marché de la construction expliquent cet intérêt. Deux interrogations animent les autorités chinoises. Pourquoi ne pas valoriser les boues et la vase au lieu de s'en débarrasser par enfouissement ou stockage ? Pourquoi ne pas utiliser cette matière "renouvelable" et accessible plutôt que des matières fossiles en voie d’épuisement ! Le projet est de valoriser la boue et la vase de manière à réaliser des matériaux de construction (remblayage des routes ou de parkings, bordures de trottoir, parpaings, sous-couches, bordure de trottoirs, allées piétonnes, produits moulés, dalles, briques).
Le lit du Chang Jiang (Yangtze) représente le gisement le plus important avec une masse de plus de cent millions de mètre cubes. D’autres zones sont jugées prioritaires, notamment, en mer de Bohai. La vase de mer est déjà exploitée en Chine pour le remblayage des routes dans certaines provinces (Jilin, Shandong et ville de Tianjin). Elle intervient dans l’élaboration des sous-couches avant application d’asphalte. En outre, à partir de boues, une entreprise du Guangdong a élaboré des briques artisanales. 30 millions de m3 de boues et vase de mer pourraient être traités à échéance de 2010.
En Chine, les besoins sont considérables avec un taux de croissance du marché de la construction de l’ordre de 15/20% l’an. Le pays a besoin de matières dites alternatives ou des éco-matériaux. A cet égard, la société franco-chinoise Paneurochina & Zhong Ou lu, établie à Tianjin, participe à un projet de recherche sur le traitement de la vase de mer. D’après une étude réalisée par le Ministère chinois de l’Industrie, le marché des matériaux de construction accueillerait volontiers des produits de substitution à caractéristiques physico-chimiques équivalentes (852 700 sociétés de construction sont répertoriées en Chine). Le marché potentiel est évalué autour de 5 milliards de dollars à l’horizon 2010.
Sources, Ministère de l’Industrie de la RP de Chine
Info : China Messengers




) afin d'assurer le flux. Le hic, se sont les boues de draguages, elles sont toxiques et personnes n'en veut!




