Signalons cette nouvelle récente, concernant la lourde condamnation de l'association Kokopelli, qui se charge de conserver, répertorier et diffuser (par la vente entre autre) des légumes anciens menacés de diparition par l'agriculture intensice :
source = http://www.midilibre.com/actuv2/article ... 05783&gard
Edition du 23 Décembre 2006
Kokopelli condamnée par la cour d'appel
Pour Raoul Jacquin, c'est la douche froide. La cour d'appel de Nîmes vient de condamner l'association alésienne alors qu'elle avait été relaxée en première instance à Alès. Selon les déclarations du président de Kokopelli, qui n'a pas pu encore avoir copie de l'arrêt, l'association est condamnée à 20 000 € d'amende.
La cour a également accordé 300 € de dommages aux parties civiles, deux entités interprofessionnelles, le Gnis et la FNPSP, et 1 € symbolique de dommages intérêts ainsi que la publication du jugement dans 4 revues professionnelles.
Raoult Jacquin ne cachait pas hier sa stupeur face à la décision de la cour d'appel, déclarant que « la survie de Kokopelli était en jeu ». « Pas sur le plan financier mais en ce qui concerne les attributions de l'association », précise le président.
Kokopelli, forte de 3 000 membres, diffuse les graines de 1 200 variétés anciennes de plantes, notamment des potagères. Avec pour objectif de sauvegarder ces variétés que l'association estime menacées de disparition. C'est dans la biodiversité et la préservation des variétés que Kokopelli tire sa raison d'être, notamment en diffusant les graines auprès « d'amateurs éclairés », avec un certain succès.
Mais l'association n'a pas inscrit ces variétés au catalogue national, condition incontournable pour pouvoir les diffuser. Car cette démarche a un coût que ne peut assumer financièrement Kokopelli.
C'est un contrôle des services de la Répression des fraudes qui avait épinglé Kokopelli pour un étiquetage non conforme des sachets de graines.
En première instance, devant le tribunal d'Alès, l'association avait eu gain de cause en mettant en avant les directives européennes qui cherchent justement à préserver la biodiversité et prévoient notamment la possibilité de diffuser des variétés anciennes.
La décision de la cour d'appel de Nîmes revient totalement sur cette position. «Nous avons été condamnés pour vente de semences non conformes », précise le président, sans pouvoir en dire plus pour l'instant, n'ayant pas la teneur de l'arrêt. « Mais nous pensons que la cour a retenu le fait que les variétés n'étaient pa inscrites au catalogue national et qu'il s'agissait donc d'une fraude vis-à-vis de l'étiquettage. »
Reste à savoir désormais ce que compte faire l'association qui visiblement ne veut pas baisser les bras. Mais elle est désormais à tout moment à la merci d'un nouveau procès verbal et d'une condamnation si elle continue la vente des graines. Kokopelli va-t-elle poursuivre son action en justice ? Va-t-elle s'adresser à l'Europe qui semble retenir cette notion de biodiversité contrairement à la France ? Ce n'est que dans quelques jours que les responsables de Kokopelli se prononceront après avoir pris connaissance de la teneur de l'arrêt et en avoir discuté.
T.Dg.
En fait, ce texte suivant a été rédigé lorsqu'ils n'avaient pas encore eu l'amende exacte... qui s'élève finalement à :
- 17.130 euros d’amendes
- 2 x 1 euro de dommages et intérêts
- 2 x 300 euros de dédommagement
- près de 2000 euros de frais de publication du verdict et affirmation de la culpabilité de M. Guillet pour vente de semences non inscrites.
Il y a eu aussi un article (pas très bien fait) dans LeMonde du 3 déc à ce sujet....







