On est dans 2 optiques différentes toutefois.
Dans le cas de la recherche sur les énergies alternatives, on est carrément dans la recherche appliquée, on est même plus dans la technique que dans la science. Le but c'est d'obtenir des produits, utilisables très rapidement. C'est intéressant, en effet, et je doute pas que des industriels pas trop frileux seraient prêts à financer ce type de recherche, car il y a du pognon à la clef.
L'ITER, on en parle pour l'énergie de fusion nucléaire, sûre et pas polluante, mais faut pas se leurrer. Si un jour il y a des retombées industrielles, ce sera dans très longtemps, et la plupart des décideurs seront plus à leur poste pour s'en féliciter. Avant cela, du moins on l'espère, il y aura sans doute des retombées scientifiques, mais qui de même ne serviront à rien parce qu'on en sera pas encore à ce stade.
Or, faut voir un truc, c'est que la plupart des objets qu'on utilise, à la base, on les a parce qu'un jour on a perdu du pognon à financer des types qui voulaient simplement comprendre le monde. En leur temps, on aurait pu en dire autant de Galilée ou Newton, pourquoi diable regarder les étoiles ou faire des hypothèses sur la gravité quand à côté il serait plus utile d'améliorer le fonctionnement des moulins à eau !
Après, c'est clair que ça vaut le coup d'essayer de faire des progrès techniques aussi, il y a des retombées (surtout financières) immédiates, mais faut pas oublier le long terme, la recherche fondamentale dont les retombées arriveront après notre génération, de la même façon que l'on a profité des recherches de nos prédécesseurs...



