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irrigation et gaspillage de l'eau

Diversité des cultures, élevage industriel, Politique Agricole Commune, pesticides et santé, OGM, les sujets ne manqueront pas en ce qui concerne l'Agriculture

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Messagede Cassandre » Ven Juil 28, 2006 10:31 pm

Nos choix de consommation aussi, citoyen, voici ton bulletin de vote ! >Image
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Messagede Lord69 » Ven Juil 28, 2006 10:32 pm

Evidemment c'est un tout ! :-) :D
L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul (Gandhi)
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Messagede zouzou » Dim Aoû 13, 2006 9:18 am

Je repasse juste pour signaler un article intéressant du "Monde" d'aujourd'hui :

Chaque semaine en période de sécheresse, les agents du Conseil supérieur de la pêche (CSP) de Dordogne évaluent l'état des rivières. Le débit du Vern est "dérisoire", note le garde François Compagnon. Au fond de l'Estrop, il ne reste que quelques flaques. La Chalaure est à sec. "Toutes nos rivières souffrent beaucoup. La Vézère, l'Isle et la Dronne atteignent des niveaux préoccupants", résume Patrick Nuques, chef de la brigade.

Les routes du département serpentent entre de vastes champs de maïs bien verts, qui serviront bientôt à l'alimentation du bétail. Depuis une quinzaine d'années, le maïs irrigué s'est développé sous l'impulsion de la politique agricole commune. Cette année, il a poussé grâce à quelques pluies trop rares et à l'eau prélevée dans la nature. Les autorisations de prélèvement pour les 1 500 "irrigants" sont négociées chaque semaine, au sein de la cellule sécheresse, où les représentants du monde agricole sont présents en nombre.

Face à eux, la Fédération de pêche se trouve en position de faiblesse. "Nous n'avons pas énormément de moyens de faire pression, reconnaît son président, Jacques Laguerre. Les agriculteurs sont propriétaires d'une bonne partie des cours d'eau sur lesquels nous pêchons." Les représentants de l'industrie touristique sont absents. Seuls les gardes du CSP plaident fortement en faveur du milieu naturel, face au rôle économique et politique prépondérant du monde agricole. Selon M. Nuques, "certaines restrictions sont déclenchées beaucoup trop tard".

SEPT GARDES POUR LE DÉPARTEMENT

Les gardes sont chargés notamment de faire respecter les interdictions d'irrigation. Mais ils ne sont que sept pour tout le département, la moitié en été. Dans ces conditions, combien un agriculteur a-t-il de chances d'être contrôlé ? "Autant que de gagner au Loto !", plaisante M. Nuques.

Depuis 2004, une politique en la matière a été élaborée, en concertation avec la direction départementale de l'agriculture (DDA). En 2005, une centaine de contrôles ciblés ont eu lieu et 11 procès-verbaux ont été dressés. Même si les amendes restent faibles, l'opération "a porté ses fruits", affirme Eric Goursolle, responsable de la police de l'eau à la DDA. "Cette année, nous n'avons quasiment pas eu d'appels de dénonciations de riverains, contrairement à l'année dernière", constate-t-il. "Ils savent qu'on tourne, renchérit M. Nuques. De jour comme de nuit."

Aujourd'hui, les gardes n'ont repéré aucun arrosage illicite. Quelques canons à eau fonctionnent bien, mais ils sont autorisés car certains disposent de leurs propres réserves d'eau. D'autres s'approvisionnent dans les nappes souterraines. Ils sont au moins 300 en Dordogne. Or ces forages se multiplient, officiellement ou non. "Cela sera l'un des gros enjeux de la décennie à venir, relève M. Goursolle. Nous voyons que les nappes souterraines ne se rechargent pas suffisamment."

Un procès-verbal sera quand même dressé contre le propriétaire d'une microcentrale hydroélectrique qui met à sec un bras de rivière, sans respecter un débit minimal. Les gardes sont excédés : le coupable a déjà été verbalisé plusieurs fois. Dans le lit asséché, "tout est détruit", tempête M. Nuques.

Depuis quelques années, les truites, qui ont besoin d'eau abondante et fraîche, ont énormément régressé dans le département. "Les invertébrés, qui sont le premier maillon de la chaîne alimentaire, sont décimés, le nombre de poissons et la diversité des espèces baissent", résume M. Nuques. Et les brusques lâchers d'eau depuis les barrages abîment également les rivières. "Pour nous, l'idéal serait de ne rien prélever. Nous savons que ce n'est pas possible. Mais il faut au moins maintenir un débit raisonnable dans les rivières", martèle le garde.


Outre inciter aux changements de culture, il faudrait donc aussi... renforcer la surveillance !
... Mais c'est bien ce qui est ennuyeux : de constater qu'il y a peu de moyens de surveillance, et trop peu de gardes.... :-(
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