La nouvelle a fait très peu (voir pas du tout) de bruit dans les médias internationaux (sauf en Nouvelle Zélande où plusieurs journaux en ont fait leurs gros titres)
Voici ce que dit le site internet d'un quotidien néo-zélandais : http://www.scoop.co.nz/stories/BU1105/S ... -court.htm
Greenpeace trop politique pour se présenter comme un organisme de bienfaisance d'après la cour de justice Néozélandaise.
Lundi 9 Mai 2011, La cour supérieure de Nouvelle Zélande (NdT qui n'a pas vraiment d'équivalent juridique en France, mais qui est une sorte de cour qui valide les décisions des cours inférieures, mais comme c'est une décision d'appel, on pourrait dire cour d'appel) a statué que le lobbyiste environnemental Greenpeace-Nouvelle Zélande est trop impliqué dans des causes politiques pour être considéré comme un organisme de bienfaisance.
Le Juge Paul Heath a rejeté Vendredi dernier un recours en appel déposé en 2010 par Greenpeace qui voulait s'inscrire auprès de la Commission des Organismes de Bienfaisance (Charities Commission)
Le Juge Heath a déclaré que les activités politiques de Greenpeace ne pouvaient pas êtres considérées comme "purement accessoires" à ses fins de bienfaisance et que la commission d'appel a eu raison de la disqualifier de l'enregistrement auprès de la Charities Commission à cause de ses activités illégales.
"Bien que la recherche de la paix puisse être "digne", cela ne rentre pas nécessairement dans le cadre de la bienfaisance" a-t-il déclaré.
"La commission a eu raison de conclure que des activités non-violentes mais potentiellement illégales (comme l'effraction), visant à mettre (aux yeux de Greenpeace) des activités peu vertueuses sous les feux de l'opinion publique étaient un élément qui la disqualifiait de l'enregistrement en tant qu'organisme de bienfaisance", a conclu le Juge dans son verdict.
"En termes qualitatifs, les fins caritatives de Greenpeace peuvent être atteintes sans le recours à ce type d'activités politiques qui la privent de son droit d'enregistrement auprès de la Charities Commission"
En Novembre dernier, Greenpeace a déclaré que ses objectifs de promouvoir le désarmement et le paix n'étaient pas au centre de ses objectifs, et que d'après des sondages d'opinion public, ils étaient considérés comme un organisme caritatif.
Le Juge Heath a rejeté cet argument en disant "la mesure dans laquelle Greenpeace s'appuie sur ses activités politiques pour faire avancer ses causes signifie que les activités politiques ne peuvent pas êtres considérées comme "purement accessoires" aux fins caritatives de Greenpeace".
Il a déclaré que Greenpeace se considérait "plus comme un avocat qu'un éducateur", et a cité des exemples d'action non-violentes perpétrées par Greenpeace évoquées à la commission d'appel comme par exemple une protestation contre un usage croissant du charbon dans l'entreprise "Fonterra Cooperative Group", et une campagne d'opposition à l'importation d'huile de palme qui visait aussi l'exportateur de produit laitiers (Fonterra Cooperative Group)
Bref...
Retournons en France :
Greenpeace y est une ONG à laquelle on peut par exemple, donner de l'argent et avoir des déductions d'impôts.
Comme toute ONG, elle doit être politiquement indépendante et d'intérêt public.
L'indépendance politique de cette association en France est très ambiguë : http://lesverts.fr/recherche.php3?reche ... ce&x=0&y=0
Et l'intérêt public... Est-ce d'intérêt public de bloquer des trains de déchets nucléaires et de perturber tout le système ferroviaire ? etc...
La France devrait suivre l'exemple de la Nouvelle Zélande et enlever son statut d'ONG à Greenpeace.



