Pour comprendre la situation, il est nécessaire de TOUT examiner.
Les deux ourses qui sont mortes depuis un an, étaient "ciblées" et persécutées par des éleveurs.
Quelques jours avant le "dévissage" de Palouma, une battue de décantonnement avait eu lieu au col du Soulor.
Pour Franska, tout le monde a pu voir, à la télévision, la battue avec coups de fusil (ce qui montre que les éleveurs sont aussi des chasseurs, comme Monvertvallon).
C'est ce qui explique cette traversée de route à 4 voies et pendant le jour.
Aussi, on ne peut pas assimiler le comportement d'un ours
sans cesse harcelé, erratique parce que décantonné, au comportement normal d'un ours brun...qui, même en Slovénie, ne se comporte pas ainsi.
Des ours de la même provenance ont été relâchés en 1994 et se sont aussitôt et parfaitement intégrés aux Pyrénées sauf cette malheureuse Mellba à qui les collègues de Monvertvallon n'ont pas laissé le temps.
Monvertvallon a écrit:Les Pyrénées de 2007 ne sont pas celles des siècles précédents, l'élevage n'est pas celui de certains de nos voisins.
On ne peut déporter les populations humaines des pyrénées pour faire place à l'ours.
Il ne s'agit pas de déporter les populations humaines (l'économie s'en charge), mais de cohabiter. Il faut que les troupeaux soient gardés et protégés.
Ce n'est pas le cas actuellement et ceux qui veulent "la peau de l'ours" veulent en fait maintenir une situation qui n'est ni "normale", ni acceptable.
D'immenses troupeaux (avec des pertes très importantes là où l'ours et le loup sont absents) sont laissés sans soins et sans surveillance, l'éleveur faisant "ses affaires" (mieux qu'ils veulent bien le dire) avec les survivants à l'été.
D'ailleurs, en Auvergne, dans le Jura, au Pays Basque (où il n'y a ni ours ni loups) on ne les a pas entendus, jusqu'à ce qu'ils comprennent l'intérêt financier qu'il y a à faire du foin avec la faune sauvage ...
Même ces pauvres vautours deviennent au Pays Basque un obstacle à la "survie" de l'Homme en montagne!
Maladies, blessures accidentelles, orages, coups de froid, attaques de chiens (y compris ceux des éleveurs eux-mêmes)...
La présence des ours n'est pas un gros problème quand on leur f...la paix et que les troupeaux sont gardés, protégés et soignés. C'est ainsi qu'on définit habituellement, l'élevage.
Les éleveurs de bonne volonté sont d'ailleurs aidés (et cela crée des emplois: il y a un "gisement" de travail du côté de la garde et de l'entretien des troupeaux) ce qui permet de préserver une tradition et une culture.
On peut d'ailleurs observer qu'elle s'est maintenue seulement là où il y a des ours et des loups, comme en Espagne, au Portugal, ou en Italie.
Faire aussi bien que nos voisins est-il impossible?
Avec un peu d'humilité et de raison, je crois que que non.
Quant à la crainte de l'Homme (ou l'agressivité contre lui), concernant l'ours, elle n'est pas liée à la chasse.
Les ours relâchés en 1994, venus eux aussi de Slovénie, et leur descendance ont eu un comportement vis à vis des hommes tout à fait comparable à celui des ours pyrénéens de souche.
Ce que dit Monvertvallon est absurde pour deux raisons:
1) Les ours pyrénéens de souche ne sont plus chassés depuis 50 ans environ. Combien d'attaques?
http://www.loup-ours-berger.org/2006/04/ours_histoire.html
2) Les ours bruns sont chassés en Slovénie.
http://www.aves.asso.fr/article.php3?id_article=353
Curieusement, il n'y a qu'avec les chasseurs qu'il y a eu violence...et de leur fait seulement.
Les ourses ont eu un comprtement normal : suivies d'ourson(s) elles ont attaqué les chiens qui leur couraient après.
Tout le reste n'est qu'imagination débordante: les chasseurs animés du désir de tuer attribuent souvent à la faune sauvage leurs propres tendances agressives...
En fait la question que nous pose Monvertvallon est celle de la place de la nature et de la vie sauvage dans un espace "économique".
Il semble répondre "aucune place"...
Quand il dit "on" flingue, "on" ceci, "on" cela, il oublie de préciser deux choses:
Qui est "on"?
Tantôt c'est une minorité agissante et violente qui a commis des exactions (comme les violences commises à Arbas) tantôt il s'agit de mesures prises (avec l'argent public) pour préserver une espèce conformément aux engagements pris par la France...et l'Europe dont il vante habituellement les mérites.
Et donc qui décide de quoi et comment.
Monvertvallon esquive la question.
C'est ça qui n'est pas sérieux.