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FISCALITE, MESURES INCITATIVES, SUBVENTIONS ET ENVIRONNEMENT

Ne serons traités ici uniquement les sujets Politiques en rapport avec l'environnement. La modération sera ici très attentive au bon déroulement des discussions dans le respect des autres et des idées de chacun.

Modérateurs: Admin, Modérateurs

Messagede DELAIR » Jeu Sep 10, 2009 5:32 pm

DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Stratégie de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique

Artemare (Ain) – Jeudi 10 septembre 2009
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires et les élus,
Mesdames, Messieurs,
Notre monde est parvenu à un moment de vérité. La crise économique mondiale que nous traversons n’est
certes pas encore terminée. Mais nous devons aujourd'hui décider si nous voulons créer un monde différent de celui
d'avant la crise, un monde plus soutenable, plus respectueux de l'environnement, un monde plus juste. Certains
imaginent déjà que, les premiers signes de stabilisation apparaissant à peine, ils pourront faire comme si la crise
n'avait pas existé. Ce serait une très grave erreur. Le monde ne sera plus jamais comme avant : c'est dès à présent
qu'il nous faut agir pour écarter les périls qui menacent non seulement notre pays, mais l'humanité et la planète toute
entière.
Pendant des décennies, l’Homme ne s’est préoccupé de la nature que pour mieux l’exploiter. L’héritage de
ces excès, c’est à notre génération qu’il appartient de le gérer, désormais. Et le plus terrible des défis qui nous est
posé, est celui du réchauffement climatique. Sans action corrective de notre part, le réchauffement en cours menace
de s’accélérer : entre +1,8° et +4° d’ici à 2100, avec un risque d’une nouvelle élévation du niveau de la mer compris
entre 18 et 59 cm. Il est temps d’agir.
J’ai l’intime conviction que c’est dans ces moments de grande difficulté que se prennent les décisions qui
tracent l’avenir. De la crise économique inédite que nous connaissons, doit naître un monde nouveau.
Chacun de nos concitoyens doit se sentir concerné par cet enjeu. Chacun doit comprendre la justesse de
notre ambition. Chacun doit pouvoir y trouver sa place. Car il ne s’agit pas ici de bâtir une société de la
décroissance, une société qui tournerait sciemment le dos au progrès, qui prétendrait nous faire renoncer au confort
ou à la mobilité. Nous n’avons pas à choisir entre l’écologie et l’économie. Nous n’avons pas à choisir entre la
justice et la prospérité. Nous avons à trouver les chemins qui conduisent à une croissance plus juste car ses fruits
seront équitablement répartis, plus sobre en carbone et véritablement durable, qui non seulement respectera les
hommes et l’environnement, mais se nourrira de la dynamique de l’innovation et des technologies vertes.
Depuis mon élection, j’ai voulu que notre pays ne cesse de prendre de l’avance face aux défis
environnementaux, que je sais inéluctables. Le Grenelle de l'Environnement que j’ai proposé et que Jean-Louis
BORLOO met en oeuvre depuis deux ans est le symbole et le vecteur de cet effort de la France pour se porter aux
avant-postes de la croissance durable.
Au-delà de mesures importantes sur la biodiversité, l’agriculture durable ou la valorisation des déchets, le
Grenelle de l'Environnement a été conçu comme un vaste plan de préparation de notre pays à l’économie de l’aprèspétrole,
à l’efficacité énergétique, à la croissance des énergies renouvelables dans notre consommation. Plus de 400
milliards d’euros d’argent public et privé seront investis d’ici à 2020. Plus de 600 000 emplois sont attendus. J’ai la
conviction que nous en créerons encore davantage.
Avec le Grenelle de l'Environnement, la France s’est donnée l’objectif de réduire de près de 40% la
consommation d’énergie dans les bâtiments et les logements d’ici à 2020. Des consommations d’énergie en forte
baisse, c’est un gain immédiat de pouvoir d’achat pour tous. C’est sortir de notre dépendance par rapport aux
hydrocarbures, qui fait que, lorsque le pétrole monte, la facture énergétique des plus modestes d’entre nous peut
s’élever jusqu’à représenter une ponction insupportable de 15% des revenus. Nous avons décidé d’aider nos
concitoyens à s’équiper en systèmes solaires, en pompes à chaleur, en systèmes de chauffage au bois. Et nous avons
créé un prêt à taux zéro pour financer les travaux d’isolation, ouverts à tous, jusqu’ 30 000 euros sur 10 ans. En à
peine trois mois, près de 25 000 éco-prêts à taux zéro ont déjà été conclus. Nous dépasserons, cette année, notre
objectif initial d’1,2 Md€ de travaux nouveaux financés dans la rénovation thermique des logements.
Avec le Grenelle de l'Environnement, la France s’est donnée l’objectif de devenir le leader mondial des
énergies décarbonées, en développant les énergies renouvelables et en s’appuyant sur le savoir-faire industriel
français en matière de nucléaire. Dans les années à venir, nous allons consacrer autant d’argent à la recherche en
matière d’énergies renouvelables qu’à celle sur le nucléaire : ce sont 200 M€ de plus, chaque année, pour donner à
notre pays une avance technologique dans les secteurs clés du stockage de l’énergie, des énergies marines, des
biocarburants de 2ème génération et de l’énergie solaire. L’annonce récente de l’implantation en France d’un leader
mondial des panneaux solaires n’a rien d’une coïncidence.
Enfin, avec le Grenelle de l'Environnement et le plan de relance, la France a engagé un programme unique
de construction d’infrastructures durables. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, un canal sera
construit en France, entre la Seine, le Nord et l’Europe. Les travaux de quatre lignes à grande vitesse sont sur le
point de commencer. D’ici à 2020, à Paris et en régions, c’est également près de 2 000 kilomètres nouveaux de
transports en commun en site propre que l’Etat va accompagner. Partout, pour les hommes comme pour les
marchandises, il s’agit de créer des alternatives fiables et régulières au transport routier.
Après avoir investi dans les infrastructures, nous allons aussi investir massivement dans le fret ferroviaire. Il
nous faut ouvrir de nouvelles autoroutes ferroviaires, créer, enfin, les moyens du fret à grande vitesse, développer
des opérateurs ferroviaires dans nos grands ports, garantir aux trains de fret des sillons de circulation prioritaires.
Forte de ces engagements, la France a porté l’ambition du Grenelle tout au long de sa Présidence de l’Union
européenne. Il s’agissait de négocier le « paquet climat-énergie » : le plus formidable plan de réduction des
émissions de CO2 jamais adopté. Par cette décision, l’Europe est devenue le plus grand laboratoire d’invention des
technologies « vertes » de demain. C’est parce que nous nous sommes donnés les premiers des objectifs à nul autre
pareils, que les technologies européennes seront demain les plus avancées.
En décembre prochain, à Copenhague, se jouera la conclusion d’un accord mondial sur le climat. D’ici là, la
France entend continuer à plaider sans relâche pour que l’ensemble des nations du monde s’engage de manière
volontariste dans la réduction de leurs émissions de gaz carbonique. Notre message est simple : nous, les Européens,
avons tiré les conséquences de notre responsabilité dans le changement climatique. Nous nous sommes engagés à
réduire de 20% nos émissions entre 2005 et 2020 et nous sommes prêts à aller plus loin, jusqu’à 30% si chacun
prend ses responsabilités. En même temps nous demandons au reste du monde d’aller dans le même sens. Le reste
du monde cela veut dire l’Asie, les Etats-Unis, et aussi les pays émergents.
* * * * *
Face à l’urgence climatique, face aux menaces que fait planer notre dépendance au pétrole, face à la
nécessité de transformer notre modèle de croissance, il est temps que la France adapte en profondeur les incitations
de son système fiscal, et crée une véritable fiscalité écologique. Comme certains pays nordiques l’ont fait avec
succès, il est temps pour la France de renforcer les prélèvements qui pèsent sur les activités polluantes, pour alléger
d’autant les impôts qui pèsent sur la production et sur le travail. C’est étrange : il nous a fallu plusieurs siècles de
politique fiscale pour parvenir à cette idée qu’il vaut mieux taxer les comportements néfastes à la collectivité, plutôt
que ceux qui lui sont utiles. Chacun s’accorde à présent sur cette idée de bon sens. Pour ma part, j’ai décidé de la
mettre en pratique.
J’en ai pris l’engagement au printemps dernier : une fiscalité écologique nouvelle, la taxe carbone sera
créée : elle portera dès 2010, sur le pétrole, le gaz et le charbon, en fonction de leur contenu en gaz carbonique qui
est le principal gaz responsable du changement climatique. Cette fiscalité nouvelle n’a qu’un seul objectif : inciter
les ménages et les entreprises à modifier progressivement leurs comportements pour réduire la consommation des
énergies fossiles qui émettent du CO2. Cette fiscalité stimulera les économies d’énergie, réduira la facture pétrolière
et gazière du pays comme celle des familles et permettra de développer davantage les technologies vertes.
J’indique que, dans ce contexte, l’électricité ne sera pas touchée par la taxe carbone. La production
d’électricité émet en France très peu de CO2, grâce à notre parc nucléaire, à l’énergie hydraulique, à la biomasse
mais aussi, de plus en plus, grâce aux nouvelles énergies renouvelables. Nous sommes en Europe le pays qui a le
plus d’énergies renouvelables. Quelle cohérence y aurait-il à encourager les Français, d’un côté, à s’équiper en
voitures électriques ou en panneaux solaires, et, d’un autre côté, à les taxer davantage ?
La taxe carbone sera universelle et payée par tous les consommateurs d’énergies fossiles. Pour les émetteurs
de CO2 les plus massifs qui représentent un gros tiers des émissions nationales, le paquet « climat-énergie »
européen a d’ores et déjà prévu une harmonisation européenne. 1 400 grands sites industriels en France devront
réduire drastiquement leurs émissions de CO2, - 21% d’ici à 2020, sous peine de devoir acheter très cher des quotas
d’émissions supplémentaires. Pour tous les autres émetteurs de CO2, pour les ménages, et pour toutes les entreprises
non soumises à des quotas d’émissions, rien n’était prévu. C’est la taxe carbone qui s’appliquera demain à tous.
Pour poursuivre la réduction de nos émissions, pour engager la France sur la voie de l’après-pétrole,
changer nos comportements est devenu indispensable. Et c’est aujourd’hui réalisable : depuis bientôt deux ans, le
bonus-malus automobile a démontré combien une incitation financière, même limitée, pouvait orienter
profondément les choix de consommation de nos concitoyens : les ventes de véhicules propres représentaient à
peine 15% du marché à la fin de l’année 2007. A la fin du mois d’août 2009, les véhicules émettant moins de 130
grammes de CO2 représentent 54% des ventes. A l’inverse, la part dans les ventes des véhicules fortement
émetteurs de CO2 est passée de 30 à 10% entre la fin de l’année 2007 et le mois dernier. Les Français sont donc
prêts à s’engager dans la mutation indispensable de leur consommation d’énergie, pourvu que les signaux qu’ils
reçoivent soient clairs et que le contrat qui leur est proposé soit juste. Je veux m’engager ici sur les grands principes
qui régiront l’introduction de la taxe carbone.
Premier principe : la taxe carbone sera introduite de manière progressive. J’ai conscience que
l’introduction d’une nouvelle fiscalité, fût-elle écologique, suscite de fortes inquiétudes. Le débat de ces dernières
semaines n’a rien fait pour éclairer nos concitoyens, pris entre ceux qui refusaient la taxe carbone après l’avoir
acceptée hier, et ceux qui exigeaient qu’elle soit créée au niveau le plus élevé possible. C’est pourquoi j’ai voulu
m’exprimer moi-même sur ce projet dans lequel je crois profondément. Je crois dans la vertu profonde du
mécanisme pollueur-payeur. Il s’agit ici, en plus, d’engager un processus résolument nouveau, inconnu en France,
de transfert de notre fiscalité du travail et de la production, vers des activités polluantes que nous entendons
décourager. Un tel changement supposait un peu de réflexion et nécessitera encore, j’en suis sûr, beaucoup
d’explications.
Je veux, à cet égard, remercier tout particulièrement Michel ROCARD qui a accepté de présider un large
processus de réflexion sur la taxe carbone. La conférence d’experts a accompli un travail remarquable. J’ai bien
noté que celle-ci et Michel ROCARD lui-même nous avaient recommandé de prendre comme référence une
contribution d’une valeur de 32 euros par tonne de CO2. Cette position, qui découle d’un important travail
d’analyse et d’une large concertation, possède sa cohérence.
Cependant, sur le marché où s’échangent aujourd’hui les quotas d’émissions entre grandes entreprises, la
valeur de la tonne de CO2 se situe en moyenne depuis sa création en février 2008 autour de 17 euros. Qui
comprendrait que les ménages et les PME soient imposés sur une base deux fois plus élevée que celle des grandes
entreprises soumises à quotas d’émissions ? En responsabilité, j’ai donc décidé que le niveau de départ de cette
fiscalité nouvelle serait fixé par référence à la valeur des quotas d’émission de CO2 sur le marché du carbone. J’ai
l’intention que l’introduction de la taxe carbone soit un succès pour notre pays. C’est pourquoi je dis à tous les
défenseurs les plus ardents de la taxe carbone, que nous mettrions en péril la réussite de cette mesure en demandant
à nos concitoyens de s’adapter à une évolution trop brutale des prix de l’énergie. Pour une valeur de 17 € par tonne
de CO2, la taxe carbone représentera déjà un effort significatif : près de 4,5 centimes par litre de fioul et de gasoil, 4
centimes par litre d’essence et environ 0,4 centimes par KWh de gaz.
Je n’ai, par ailleurs, aucunement l’intention de réduire en quoi que ce soit les ambitions fixées par le
Grenelle de l’Environnement, celles d’une division par quatre de nos émissions entre 1990 et 2050. Je sais
pertinemment que cet objectif est le seul conforme à notre engagement de limitation du réchauffement climatique à
2° d’ici au milieu du siècle.
Qu’il soit donc bien clair, que le niveau de la taxe carbone aura vocation à s’élever progressivement au fil
du temps. Là encore, je ne fuirai pas mes responsabilités. Il conviendra simplement de trouver le juste rythme pour
sa montée en puissance. En tout état de cause, je veux l’affirmer : quelle que soit la future progression de la taxe
carbone si la fiscalité écologique progresse, sa compensation aux Français devra augmenter également, et dans les
mêmes proportions.
Deuxième principe auquel je tiens particulièrement : la création de la taxe carbone n’augmentera pas
les prélèvements dans notre pays. C’est pour moi une règle absolument intangible. Elle signifie que la création de
la taxe carbone va s’accompagner de la baisse, voire de la disparition, simultanée et équivalente, d’autres impôts.
L’objectif de la fiscalité écologique n’est pas de remplir les caisses de l’Etat, mais d’inciter les Français et les
entreprises à transformer leurs comportements. La création de la taxe carbone se fera donc – j’en prends ici
l’engagement très ferme – sans dommage pour le pouvoir d’achat des Français et sans pénaliser la compétitivité de
nos entreprises.
Plus précisément, je souhaite, pour les ménages français, que la création de la taxe carbone s’accompagne,
soit d’une réduction de l’impôt sur le revenu pour tous les ménages qui le paient, soit du versement d’un chèque vert
équivalent pour tous les ménages non imposables. Et je souhaite que chaque ménage français bénéficie bien, selon
sa situation, soit de l’un, soit de l’autre. Je veux que tous aient accès à cette compensation. Face à un problème
universel comme le changement climatique, il serait injuste qu’il y ait, d’un côté, ceux qui paient et, d’un autre côté,
ceux qui sont aidés. D’autant que, comme chacun le sait, les Français sont loin d’être égaux face aux dépenses
d’énergie. Celles-ci dépendent très fortement de la taille de la famille et de son lieu de vie. Plus la famille est
importante, plus un véhicule devient indispensable dans le ménage et plus le logement doit être grand. De même,
plus la famille vit à la campagne, éloignée des centres urbains et plus il est nécessaire de posséder un véhicule, plus
rare de disposer facilement de transports en commun, et moins il est fréquent d’avoir accès au gaz de ville. J’ai donc
souhaité, dans un esprit de justice, que la compensation en faveur des ménages soit différenciée, selon la taille de la
famille, et selon que celle-ci vit en zone urbaine où il existe des transports en commun, ou bien en zone rurale.
Au total, pour une valeur de 17 € par tonne de CO2, un ménage avec deux enfants qui vit en zone urbaine
bénéficiera dès le mois de février prochain d’une réduction de 112 € sur son premier tiers provisionnel s’il paie
l’impôt sur le revenu. S’il ne le paie pas il recevra, à la même date, un chèque vert de 112 €
Un ménage avec deux enfants qui réside dans une zone rurale où il n’existe pas de transport en commun
bénéficiera lui, à la même date, d’une réduction d’impôt de 142 € s’il paie l’impôt sur le revenu. S’il ne le paie pas
il recevra un chèque vert de 142 €.
C’est donc par réduction d’impôt ou chèque vert pas loin de 3 milliards d’euros financés par la taxe qui
seront reversés aux ménages. Bien entendu, chaque famille supportera la taxe carbone sur ses consommations
d’énergie, ce qui l’incitera à les réduire. C’est le principe pollueur-payeur. Mais réduire ses consommations sera
d’autant plus facile, que chaque famille bénéficiera en compensation d’un chèque ou d’une réduction d’impôt
forfaitaire, afin que la taxe carbone n’ampute pas son pouvoir d’achat. Au final, ceux qui décideront de réduire leurs
consommations d’énergie seront donc doublement gagnants : ils verseront moins de taxe carbone mais recevront au
titre de la compensation la même somme que s’ils n’avaient pas économisé. Voilà comment, grâce à un mécanisme
de bonus-malus, nous allons donner les moyens aux Français de changer leurs comportements pour réduire les
consommations d’énergie et les émissions de CO2. Le malus, c’est la taxe carbone. Le bonus, c’est le chèque vert
versé aux familles ou la réduction d’impôt de même montant.
S’agissant des entreprises, celles-ci bénéficieront en 2010, année de création de la taxe carbone, de la
suppression de la part de la taxe professionnelle qui pèse sur l’investissement. Nos entreprises trouveront dans cette
réforme ambitieuse la compensation des coûts de la taxe carbone en même temps qu’elles pourront enfin investir
sans être fiscalement pénalisées. Certains secteurs, toutefois, ont une dépendance particulièrement forte vis-à-vis
des carburants, comme les transports, l’agriculture ou la pêche. Je demande au Gouvernement de trouver
rapidement les voies et moyens, tout en conservant l’incitation aux économies d’énergie de la taxe carbone, d’éviter
qu’elle ne porte une atteinte excessive à la compétitivité de ces secteurs. L’efficacité de la lutte contre le
changement climatique ne progressera pas, si la taxe carbone aboutit à favoriser davantage l’importation de produits
agricoles, de produits de la mer, ou bien encore à désavantager les transporteurs français, par rapport à des
concurrents moins exigeants sur les normes environnementales.
Et c’est dans le même esprit que j’ai fait adopter pendant que j’avais l’honneur de présider le Conseil
européen, la possibilité d’instituer une taxe carbone à nos frontières. Il ne serait pas admissible que dans le même
temps que nous faisons des efforts pour produire et consommer des produits propres, des importations viennent
nous concurrencer grâce à l’avantage compétitif que représenterait le non respect des engagements internationaux
en matière de réductions des émissions de gaz carbonique. Tout le monde serait alors perdant : le climat et l’emploi
dans notre pays. Je note que la Chambre des Représentants des Etats-Unis a voté voici quelques semaines un texte
proposant également une taxe carbone aux frontières. Je note aussi que l’organisation mondiale du commerce a jugé
un tel dispositif parfaitement compatible avec ses règles. C’est un combat que je vais mener. La taxe carbone aux
frontières est le complément naturel de la taxe carbone intérieure. Bien plus, la taxe carbone aux frontières est vitale
pour nos industries et nos emplois. Elle exige d’abord la création de la taxe carbone en France. Notre combat contre
la pollution et le changement climatique ne doit pas se faire au détriment de nos industries.
Troisième principe : la transparence ! Je veux qu’une commission indépendante garantisse une
transparence totale sur les compensations de la taxe carbone Vous l’avez compris, je veux des règles claires de
compensation de la taxe carbone pour les ménages et pour les entreprises. Je propose donc la création d’une
commission permanente et indépendante de suivi de la fiscalité écologique française. Sa mission sera de suivre
l’évolution des recettes de la taxe carbone, d’identifier la part respective des ménages et des entreprises, et de
vérifier le respect des engagements de compensation à 100% des ménages et des entreprises. Cette commission sera
composée de représentants indépendants issus de la société civile, d’experts, de membres des associations de
défense de l’environnement, de représentants des principaux secteurs contributeurs et d’élus, qui seront choisis, de
manière paritaire, dans les rangs de l’opposition et de la majorité.
Quatrième principe : l’Etat continuera d’accompagner puissamment les efforts des ménages pour
réduire leurs consommations énergétiques et s’orienter vers les énergies renouvelables. L’ensemble des
mesures incitatives développées dans le cadre du Grenelle de l'Environnement seront maintenues et prolongées.
Elles se cumuleront avec la restitution de la taxe carbone pour aider nos concitoyens à investir. Je veux parler des
avantages fiscaux pour l’acquisition de logements économes en énergie cumulables avec l’eco-prêt à taux zéro pour
l’équipement et l’isolation thermique, du bonus-malus pour l’automobile, du super bonus de 5 000 € pour acquérir
un véhicule électrique.
Dans le domaine crucial des transports, les avancées technologiques permettent désormais de voir venir la
mise sur le marché de véhicules électriques ou de véhicules hybrides rechargeables dans les prochains mois. Jean-
Louis BORLOO présentera le 23 septembre le plan véhicules électriques et hybrides que j’ai annoncé au dernier
Mondial de l’Automobile. Ce plan doit permettre aux constructeurs automobiles d’offrir à tous les Français d’ici 16
mois la possibilité d’acheter un véhicule électrique ou hybride à des conditions de prix acceptables en bénéficiant du
super bonus de 5 000 €. Vous le voyez, en même temps que la taxe carbone incitera les Français à se détourner des
énergies fossiles, je veux que nos concitoyens aient tous les atouts en main pour s’adapter, pour investir et pour
réduire leur facture énergétique.
Mesdames, Messieurs, la création d’une taxe carbone est tout sauf une décision anodine. Elle constitue un
choix stratégique mûrement réfléchi, un virage fiscal majeur, ainsi qu’une décision économique de toute première
importance.
La taxe carbone est une innovation considérable en matière de fiscalité. Mais j’insiste : la totalité de la
recette, je l’ai dit, sera redistribuée aux Français. Mais il s’agit de s’engager, enfin, sur une voie permettant de
prélever toujours mieux : d’un côté, de prélever davantage sur des activités qui coûtent à la collectivité et, d’un autre
côté, de réduire peu à peu les prélèvements qui pèsent sur le travail des Français et sur l’activité économique en
France. La création de la taxe carbone est, à cet égard, la première étape d’une révolution fiscale, appelée à se
déployer sur plusieurs décennies. Avec la taxe carbone, la France va se donner de nouveaux moyens de réhabiliter
le travail et de conforter la vocation industrielle de notre pays.
Avec les investissements du Grenelle de l'Environnement, notre pays s’est appliqué à ouvrir et à développer
toutes les solutions alternatives possibles, en matière de transports durables, d’énergies renouvelables et d’habitat
sobre en énergie et sobre en carbone. En instaurant une fiscalité écologique sur les énergies fossiles, c’est
l’ensemble de la mécanique de la croissance verte que nous allons mettre en mouvement. Parce que la taxe carbone
va inciter nos concitoyens à consommer « vert », elle offrira des débouchés nouveaux, massifs et prometteurs pour
tous nos industriels qui seront capables de produire « vert ». Avec la taxe carbone et les mesures du Grenelle de
l'Environnement, l’Etat va créer les conditions d’une explosion du marché des produits « propres » dans notre pays.
La France sera le premier pays de cette taille à franchir ce pas. Il s’agit, pour tous nos industriels, de ne pas manquer
cette occasion, à l’image de l’entreprise CIAT que j’ai visitée tout à l’heure, sur le marché très prometteur des
pompes à chaleur.
Mesdames, Messieurs, l’Etat prend ses responsabilités pour créer les conditions d’une nouvelle révolution
industrielle et technologique. Dans les mois à venir, je ne doute pas que les travaux de la commission présidée par
Alain JUPPE et Michel ROCARD nous recommanderont un nouvel effort dans ce domaine. Et l’Etat répondra
présent face aux défis industriels du changement climatique. En retour, j’attends une mobilisation totale de nos
entreprises : des constructeurs automobiles, des concepteurs d’équipements du foyer, des fournisseurs d’énergie, des
fabricants d’équipements utilisant les énergies renouvelables, des installateurs de matériaux innovants. Voilà ce que
je demande aux entreprises françaises. C’est un contrat gagnant – gagnant. Nous incitons et nous aidons 62 millions
de Français à réduire leurs consommations d’énergie et à limiter leurs émissions. Et nous créons un immense
marché pour les biens « verts » et les services « propres », respectueux de l’environnement. Mais l’Etat ne fera pas
tout. Aux entreprises également d’investir puissamment ces secteurs nouveaux, d’innover, de proposer les solutions
attendues par nos concitoyens. C’est cela que j’attends des PME françaises. C’est cela que j’attends de nos
champions nationaux. Je recevrai à l’Elysée prochainement les dirigeants des grandes entreprises françaises,
notamment du secteur de l’énergie, pour examiner avec elles leurs projets d’investissements « verts » en France
pour les années à venir.
Vous le voyez, Mesdames, Messieurs, il en va de la fiscalité écologique comme de tant d’autres choses : il y
a ceux qui en parlent, et il y a ceux qui la font. C’est pour moi, profondément, une question de responsabilité. Une
question de responsabilité vis-à-vis de nos enfants et des générations à venir, car cette mesure contribuera à dessiner
un monde meilleur pour eux. Une question de responsabilité vis-à-vis des Français d’aujourd’hui. Je leur ai donné
ma parole, il y a deux ans et demi, en signant le pacte écologique proposé par Nicolas HULOT, où la création d’une
taxe carbone figurait au second rang, après celle de constituer un vaste ministère du développement durable, celui
qu’occupe aujourd’hui Jean-Louis BORLOO. En signant le Pacte écologique, je me suis engagé, comme d’autres
candidats, à faire le nécessaire, si j’étais élu, pour introduire en France une fiscalité forte sur les énergies polluantes.
Cet engagement, je l’ai réitéré dans le Grenelle de l'Environnement, en demandant qu’on le mette à l’étude. Deux
ans et demi plus tard, cet engagement est sur le point d’être mis en oeuvre, comme je mettrai en oeuvre tous les
autres engagements du Grenelle de l'Environnement.
La situation est trop grave pour se mentir ou pour faire semblant. Toute ma vie, j’ai voulu réhabiliter la
politique. Au-delà des grands mots, réhabiliter la politique, c’est croire qu’il n’y a jamais de fatalité. C’est croire n’y
a pas de problème, si grand soit-il, qu’une Nation comme la nôtre ne puisse affronter résolument si elle le décide.
Qu’il s’agisse de la moralisation du capitalisme mondial ou du changement climatique. Réhabiliter la politique,
c’est croire que la parole des responsables politiques doit garder un sens. Et il n’y a aucune fatalité à ce que le temps
qui passe, les difficultés du moment ou la démagogie ambiante viennent à bout des plus belles idées, des
engagements les plus indispensables et des combats les plus nobles. Voilà l’éthique que je porte dans mon action.
Du courage, je n’en manquerai pas. Ceci dit je sais aussi que j’aurai besoin de votre soutien à tous.
Les réactions aux annonces de Nicolas Sarkozy sur la taxe carbone
[ 10/09/09 - 17H49 - actualisé à 17:55:00 ]

Là où certains saluent un dispositif "équitable, progressif" ou l'existence d'un régime "dérogatoire pour les ruraux", les antitaxe dénonce un système "complexe et injuste". Le fait de ne pas inclure l'électricité dans le dispositif fait l'objet de plusieurs critiques.
- Sébastien Genest, président de France Nature Environnement : ne pas inclure l'électricité est une "erreur historique". "Ce n'est plus unetaxe carbone, c'est une taxe EDF. L'électricité n'est pas concernée, les grands groupes industriels ne paieront pas la taxe carbone alors qu'ils bénéficient de quotas gratuits et bénéficieront d'une exonération de la taxe professionnelle". "Cerise sur le gâteau, l'électricité a gagné un bonus sur la voiture électrique que tous les Français ne pourront pas se payer", ajoute FNE qui regrette "l'absence d'information claire concernant la progressivité de cette taxe dont l'efficacité "dépend d'une progression ambitieuse, au delà de 100 euros la tonne en 2030".

- Aurélie Filippetti, secrétaire nationale du Parti socialiste (PS) à l'énergie, pointe un manque "de lisibilité, d'anticipation et de justice sociale". Selon elle, l'exclusion de l'électricité du champ de la taxe est "regrettable" et montre que le Président "a cédé aux lobbies". Son montant n'est "pas suffisamment incitatif pour une transition vers une économie plus sobre en énergie", qui juge "qu'aucune lisibilité n'a été donnée sur son évolution dans la loi de finance 2010". Enfin, "les compensations données aux ménages ne doivent pas être égales pour tous, ce qui serait une inéquité fiscale majeure. En effet, sur les 3 milliards d'euros reversés aux Français, 300 millions iront aux 10% les plus aisés",. Pour elle "c'est bien en fonction des revenus des ménages qu'il fallait moduler la compensation."

- François Bayrou, président du Mouvement démocrate (Modem) : dénonce un dispositif "injuste socialement et écologiquement" "C'est une dangereuse injustice de traiter différemment les ménages qui se chauffent au gaz ou au fioul et ceux qui se chauffent à l'électricité". "Qu'est-ce qui justifie qu'un foyer qui se chauffe au gaz ait à supporter une hausse de sa facture, qui sera de l'ordre de 8 à 10%, et qu'un foyer qui se chauffe à l'électricité ne soit pas soumis au même effort de solidarité?". Reprochant au chef de l'Etat de donner un "coup de pouce au lobby nucléaire", il souligne que "l'électricité aux heures de pointe fait appel à des centrales au gaz. C'est très injuste socialement et c'est très injuste écologiquement, car il est faux de dire que l'électricité n'est pas émettrice de gaz à effet de serre".

- Gérard Larcher, président UMP du Sénat : "Le système choisi est équitable, progressif, il prend en compte le mode de vie des urbains et des ruraux" et "se fixe un objectif européen"."En proposant une fiscalité désormais basée non seulement sur le capital et le travail mais aussi sur la pollution, le chef de l'Etat démontre sa profonde volonté d'accompagner les Français dans leurs changements de comportements".

- Frédéric Nihous, président de CPNT, accueille avec "satisfaction" la "prise en compte par le pouvoir exécutif de ses revendications pour la taxe carbone en prévoyant un dispositif compensatoire, certes à définir, pour les ruraux". "Les ruraux doivent bénéficier d'une discrimination positive et d'un système écologique incitatif et compensatoire et non être les boucs émissaires de la désertification rurale alors qu'ils en sont les victimes".

- Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, dénonce une "taxe poudre aux yeux écologique". "Le gouvernement s'est mis dans le piège d'une usine à gaz inextricable: soit il étrangle les ménages, notamment les plus modestes, avec une fiscalité trop lourde, soit il redistribue l'intégralité des sommes prélevées, mais sans aucune efficacité écologique."

- Jean-Luc Mélenchon, Parti de gauche: "Avec Sarkozy, l'écologie est devenue une nouvelle méthode pour tondre la population aujourd'hui en lui promettant des pâquerettes pour demain. On est loin de sortir du modèle productiviste avec de telles méthodes". "L'essentiel de cette taxe frappera les ménages dont les dépenses en transport individuel et en mode de chauffage sont des dépenses contraintes sans alternative".

- Yannick Jadot, eurodéputé Europe-Ecologie, déplore un "rendez-vous raté entre Nicolas Sarkozy et l'écologie". "Beaucoup de grands mots, de prétention à l'histoire et quelques vrais mensonges ou approximations". "Prisonnier de son soutien inconditionnel au nucléaire, malgré ses dégâts écologiques et sociaux et son coût économique énorme, le président a pris le risque de casser la cohérence d'une taxe carbone déjà minimaliste".

- Denis Baupin, adjoint Verts au maire de Paris : "Le problème, c'est que le Dr Sarkozy a fait un diagnostic juste mais que le traitement qu'il propose n'est absolument pas à la hauteur", c'est comme de soigner "une maladie grave avec de l'aspirine.



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Messagede alambic » Jeu Sep 10, 2009 5:42 pm

Une blague de carambar est habituellement plus courte.
Tu l'as mangé tout seul ou tu as partagé (le carambar) :)
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Messagede MKL » Ven Sep 11, 2009 11:05 am

600.000 emplois ? Ce n'est même pas ce que la crise va détruire !

Mr Sarkozy est très optimiste (comme d'habitude) sur le nombre de créations "d'emplois verts", alors que la plupart des études donnent plutôt une estimation de 400.000, en doublant les investissements prévus par le gouvernement...

J'ajouterai que dans certains secteurs d'activité, l'écologie va directement détruire de l'emploi par la révolution technologique qu'elle implique, un exemple :

la...voiture électrique! Personne n'en a conscience, mais d'après les spécialistes, un véhicule électrique de série pourrait parcourir jusqu'à 1 million de km sans quasiment jamais passer par le garagiste (hormis pour les pneus/freins/changement des batteries 1 fois ou 2), je vous laisse imaginer les dégâts sociaux dans l'industrie de la petite mécanique automobile...

Il est donc urgent de trouver les moyens les plus efficaces et macro-économiquement équilibrés de créer des emplois en masse sans compter sur la croissance, qu'elle soit verte ou non.

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Messagede pedro431 » Ven Sep 11, 2009 5:27 pm

Parole et parole.
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Messagede Lord69 » Ven Sep 11, 2009 11:21 pm

Comment tuer l'écologie en deux leçons :

1) faire confiance à l'UMP
2) y'a pas de deux :)
L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul (Gandhi)
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Messagede DELAIR » Sam Sep 12, 2009 7:21 am

Boah les socialistes veulent les gober !!!

Je l'avais bien dis qu'Hulot était un Ane qu'on a attaché au piquet..


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Messagede pedro431 » Sam Sep 12, 2009 3:53 pm

Si cette taxe servait à une quelconque mesure écologique, mais non, elle va simplement tombée dans les caisses de l'état.
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Messagede jinglebell » Mer Sep 16, 2009 10:59 am

Je vois quand même un côté positif là-dedans. On sait le mal que les français ont à accepter le principe de création de nouveaux impots.
Là, finalement, la droite rend peut-être service aux écologistes. Quand (il y aura forcément alternance un jour) les verts reviendront au gouvernement, ils pourront se servir du dispositif actuel comme base pour une vraie fiscalité verte plutôt que de devoir créer ex nihilo un nouvel impôt, ce qui est toujours politiquement très compliqué.
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Messagede pedro431 » Mer Sep 16, 2009 4:24 pm

Je vois quand même un côté positif là-dedans. On sait le mal que les français ont à accepter le principe de création de nouveaux impots.

jinglebell Je crois pas que nous vivons dans le même pays
Je te mets un petit récapitulatif de ce que NOUS FRANCAIS payons.

Impôt sur le revenu.
" TVA
" CSG déductible
" CSG non déductible
" CRDS.
" 65% + TVA sur le carburant
" Taxe foncière
" Taxe d'abitation
" Redevance télé
Je ne parle pas des retenues SECU, CAF, ARRCO etc
Assurance obligatoire de toutes sortes avec retenue de solidarité pour le dégât des eaux et tempête
Bientôt hausse des taxes EDF (très bénéficiaire)
Bientôt taxe carbone, la liste n'est pas exhaustive.
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Messagede DELAIR » Jeu Sep 17, 2009 10:49 am

Evaluer le montant de sa taxe carbone
16/09/2009 12:18


Evaluerpar Sabine Casalonga


pour aller plus loin
Vers l’outil de simulation http://www.taxe-carbone.clcv.org/

L’Association de consommateurs et d’usagers, CLCV, a mis en ligne un outil permettant à chacun d’estimer le montant de la taxe carbone qu’il pourrait payer dès 2010.
Ce simulateur se fonde sur les propositions de modalités annoncées par le Président de la République le 10 septembre dernier (1). Il prend en compte les consommations annuelles en carburant, fioul et gaz, la situation familiale ainsi que l’accès aux transports en commun dans la zone d’habitation du futur contribuable.

(1) Dans le JDLE «La taxe carbone ne contente personne»

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