L’actualité nous relate quotidiennement son flot de plans sociaux, délocalisations et fermetures d'usines,... le phénomène semble avoir pris une ampleur telle qu’on peut se demander s’il va rester à terme des produits fabriqués en France. Les conséquences sont à la fois sociales (montée du chômage, baisse des versements des cotisations sociales, augmentation de la pauvreté,…), économiques (solde du commerce extérieur négatif, aggravation des déficits publics,…), mais aussi écologiques (augmentation du trafic pour acheminer des produits fabriqués de l’autre côté de la planète, production dans des pays dénués de toute réglementation environnementale,…).
Avant que d’autres pans entiers de notre industrie soient définitivement et complètement partis dans des pays de production à bas coûts, j’ai eu envie de réagir et m’impliquer individuellement. Il est possible de modifier son mode de consommation en favorisant les productions locales et hexagonales.
Cela nécessite une démarche et un effort personnels. Les lieux de fabrication ne sont pas systématiquement indiqués sur les produits ou lorsqu’ils le sont on s’aperçoit que tous les articles du rayon du magasin sont faits en Asie du sud-est.
Pourtant, même dans des secteurs qui ont massivement délocalisé depuis longtemps, il subsiste des fabrications « made in France ». Certaines sociétés sont même éthiquement engagées pour maintenir leur production dans leur lieu d’origine.
On obtient parfois ces informations sur les sites internet des fabricants (généralement ceux qui n’ont pas délocalisé), je n’hésite pas non plus à demander au vendeur.
J'ai aussi trouvé un site internet très bien fait qui répertorie, par secteurs, nombre d’articles produits en France et que chacun pourrait faire connaître. A noter que les informations indiquées que j’ai pu vérifier semblent exactes et fiables.
http://lafabriquehexagonale.com/
Ils expliquent la raison du site :
« Pour promouvoir les entreprises qui ne sont pas parties voir ailleurs si l’herbe était plus verte.
Pour aider les consommateurs à s’y retrouver dans le flou savamment orchestré par les marques qui n’ont surtout pas intérêt à ce que l’on sache où leurs produits sont fabriqués.
Pour préserver les emplois « industriels » et « artisanaux » qui subsistent en France, pour ne pas perdre des savoir-faire que des générations de femmes et d’hommes ont mis des années, parfois des siècles, à acquérir, à peaufiner.
Pour limiter la valse des cargos chargés de vêtements, de chaussures ou de jouets à « deux balles » qui mettront moins de temps pour finir à la poubelle qu’ils n’en ont mis pour venir jusqu’à nous. Parce qu’en consommant ce que l’on produit localement, on ménage notre environnement.
Pour ne plus se contenter de déplorer, de se plaindre. Mais pour agir, maintenant. »
Cette démarche individuelle ne peut avoir d’effet que suivie par un grand nombre… .
Frédéric




