DELAIR a écrit:ahah et dis donc, oui il était bénéficiaire, quand il a été vendu... mais à l'horizon 2010 ? 2015 ?
Le système tel qu'il fonctionnait pouvait toujours rester bénéficiaire. A EDF, il n'y avait pas de retraités, juste des inactifs. Ils continuaient à percevoir une fiche paye et un salaire d'inactivité de service.
DELAIR a écrit:Qui aurait financé ? On préparait la privatisation et on n'allait pas forcer des entreprises privés à avoir des régimes spéciaux de retraite !
L'entreprise sur ces bénéfices. EDF est une entreprise assez particulière, elle est l'une de celle qui dégage le plus de chiffre d'affaire par agent dans son secteur.
DELAIR a écrit:Et quant au agents qui sont au fond de la tranchée, il y a des types, s'ils veullent encore rester dans la philosophie du service public, ils ont des placards sans avancement de carrière...
Pas forcement, puisqu'ils sont souvent parmi ceux qui travaillaient le plus et qui continuent à travailler beaucoup. Le service public est une vocation.
DELAIR a écrit:D'autres se sont retouvés à faire des 120 kilomètres aller retour pour quoi de plus ? polluer l'environnement !!!
Pire dans certains cas.
2 exemples:
On a refondu certains districts de distribution en regroupant les services tertiaires et les services de préparation. Donc, dans certaines villes, les agents venaient à leur atelier, prenaient la camionnette, allaient au centre départemental prendre les dossiers d'interventions chez le contremaître ou le préparateur et retournaient travailler dans leur district. Le soir retour pour aller déposer les dossiers d'interventions et rendre compte ...
DELAIR a écrit:Sans compter quand 6 ans ils sont passer EDF EDF (chais pus koi) et maintenant RTE pour avoir des salaires et des promotions !
Bref on les proménent pour qu'ils se barrent !!!!!
Dans la distribution, l'heure est clairement aux réductions de personnel. Dans le nucléaire on embauche. On manque beaucoup de personnel et surtout de personnel qualifié.
On a récupéré pas mal de gens de la distribution. Mais, ça ne colle pas toujours. Le gars qui est resté 20 ans releveurs. Qui se levait le matin, allait faire sa tournée, puis déposait ses affaires et allait tranquillement à la pêche. Sans chercher aucune évolution de carrière. On en a embauché 1. On l'a gardé 6 mois. Parce qu'apprendre un nouveau métier et se remettre fondamentalement en cause à 40 ans, ce n'est pas facile avec un minimum de volonté. Pourtant, on lui promettait une sacré évolution de carrière, puisque au poste ou il était pris, en fin de sa formation, son salaire aurait été augmenté de 50% et que le fait de travailler en 3x8 lui apportait environ 25% de primes en plus.
DELAIR a écrit:Je ne ferais pas cela avec mes salariés ! J'en aurai honte, mais avec un gros salaire, on s'en fout, on ne vas jamais au fond de la tranchée, ni monté sur les pylones !!!!
Ceux qui vont au fond de la tranchée ou qui montent aux pylones n'ont pas de grosses qualifications. Mais maintenant, c'est réglé ... pratiquement tous ces travaux sont sous-traités.
DELAIR a écrit:Bien sur il faut une place pour tous, mais les salaires, même dans cette entreprise en pleine mutation de privatisation sont à l'image des entreprises du cac 40...
Dans le nucléaire, du fait des très fortes contraintes et de la technicité requise, nous sommes payés environ 20 à 30 % de plus. Mais effectivement, quand on compare aux entreprises étrangères ou aux entreprises du CAC 40, on est assez mal payés.
En fait, les ouvriers sont souvent plus payés que dans la concurrence (mais on a de moins en moins d'ouvriers), tandis que les techniciens, la maitrise et les cadres, nous sommes globalement moins payés. C'est pour cela que nous avons beaucoup de mal à garder nos cadres; ou plutôt, ceux qui restent sont de 2 genres : les tenants du service public et les carriéristes qui pensent compenser sur la durée.
Quand je vois comment sont payés les gens des entreprises qui interviennent chez nous. Il y a quelques privilégiés, souvent de très bons techniciens qui sont très bien payés et puis, il y a les autres qui sont traités comme du consommable. Complétés par des intérimaires. Le gars techniquement bon a le titre de chef de chantier et pratiquement, il dicte aux autres ce qu'ils doivent faire. Ils sont presque des outils qu'il manipule pour réussir sa tâche. Le chef de chantier est très bien traité. Les autres ...