Les phénomènes climatiques extrêmes actuels sont-ils à relier avec le réchauffement climatique ? Cyclones, tempêtes, canicules, vagues de froid… tous ces phénomènes climatiques peuvent qualifiés d’extrêmes lorsqu’ils dépassent certains seuils ou lorsqu’ils entraînent des dégâts matériels et humains. La tendance actuelle est de relayer tous ces phénomènes aux changements globaux et au réchauffement climatique. Mais qu’en est-il réellement ? Retour sur quelques phénomènes climatiques extrêmes récents : La saison cyclonique 2005 en Atlantique Nord a été une année exceptionnelle, aussi bien au niveau quantitatif que qualitatif. Le cyclone Katrina reste encore dans tous les esprits, et la ville de la Nouvelle-Orléans portera sans doute pendant longtemps les stigmates de son passage. La tempête tropicale Vince reste également dans les annales, du fait de sa trajectoire particulière qui a frôlé l’Espagne. En France, la canicule de 2003 a été particulièrement longue et intense. Pendant près de 10 jours, les températures ont largement dépassé les 35°C sur tout le territoire. Les 40°C ont été atteints en Bretagne, et de nombreux records ont été battus sur le pays. Au final, on estime à 15 000 le nombre de décès supplémentaires causés par ce phénomène. Enfin, les tempêtes des 26 et 27 décembre 1999 sont encore dans nos têtes : 148 km/h à Ploumanach, 173 km/h sur Paris Orly, 155 km/h sur Clermont-Ferrand ou encore 155 km/h à Metz. La complexité de la machine « Terre » La majorité des scientifiques admet aujourd’hui qu’il existe un phénomène global de réchauffement climatique, qui est notamment du à l’homme et à ses activités. Pour autant, les conséquences de ce phénomène sont encore discutées, et de nombreux experts sont encore très partagés sur la question. Ces divergences de points et de vue (mais aussi de résultats) sont dus essentiellement au fait qu’il est difficile de prendre tous les paramètres existants pour modéliser l’atmosphère et le climat… En effet, le fonctionnement de la Terre, de son atmosphère et des océans est très complexe et les modèles utilisés pour décrire cela sont très simplifiés par rapport à la réalité. Ceci explique un pourcentage d’erreurs relativement important (c’est le cas notamment pour les prévisions météorologiques). Pour mesurer la complexité de tout cela, il suffit de prendre en considération toutes les interactions qui existent entre tous les paramètres (l’orbite de la Terre, son inclinaison, les cycles solaires, les interactions entre les couches de l’atmosphère, les interactions entre atmosphère, hydrosphère…). Tous les paramètres sont liés et dépendent de tous les autres. La difficile explication des phénomènes extrêmes : On vient de voir que la machine Terre est très complexe et qu’il est très difficile de tout modéliser. Cela entraîne un pourcentage d’erreur ou d’imprécision relativement important dans les résultats. En ce qui concerne les phénomènes extrêmes, on connaît aujourd’hui les origines directes de leur formation (la tempête de 1999 est liée à un phénomène de dépression qui a été amplifié par la présence d’un courant jet intense au dessus de la France). Pourtant, on ne connaît pas réellement les causes primaires qui ont conduit à ce phénomène. Les faits extrêmes résultent en général de conditions particulières et rares, qui se cumulent. Il suffit ainsi qu’un seul paramètre soit absent pour que le phénomène ne se réalise pas. Peut-on se prononcer sur la question ? Dans l’état actuel des choses, tout en restant objectif, on ne peut assurer à 100% que les phénomènes climatiques extrêmes sont liés aux changements globaux et au réchauffement climatique. Pour le justifier, il faudrait prouver que les conséquences du réchauffement climatique sont les causes primaires des phénomènes extrêmes. Actuellement, nul n’est certain des causes primaires des phénomènes extrêmes et encore moins des conséquences du réchauffement climatique. Pour autant, il est essentiel de ne pas relâcher la pression quant aux phénomènes globaux : les conséquences ne sont certes pas sûres, mais le principe de précaution s’impose… Pour réagir à cet article sur le Forum Eco-Citoyen - Réchauffement climatique Rédacteur : Sebast2
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