Le Hibou grand-duc Nom commun : Hibou grand-duc Nom scientifique : Bubo bubo Ordre : Strigiformes Famille : Strigidés Habitat : Montagnes et grandes forêts avec vieux arbres (conifères). Recherche surtout les parois rocheuses boisées difficiles d’accès et peu fréquentées. Son territoires peut comprendre cependant des plaines et moins fréquemment des vergers. Répartition : de l’Afrique du Nord Ouest au Japon en passant par les îles britanniques et l’Inde. En France l’aire de reproduction se réduit aujourd’hui au Sud Est jusqu’en Auvergne, le Sud des Pyrénnées et quelques bastions au Nord Est du pays… Statut de l’espèce : Classée sur la liste rouge des espèces menacées ! !
Rapace nocturne principalement, le grand-duc d’Europe est un super-prédateur c’est-à-dire qu’il se place en haut de la chaîne alimentaire puisqu’il est autant capable de se nourrir d’insectes, de rongeurs, de passereaux que de corbeaux, de jeunes cerfs, de renards ou encore d’autres rapaces diurnes ou nocturnes. Bref, il s’attaque à tout animal d’un poids inférieur ou égale au sien. Sa technique de chasse est en quelques sortes presque infaillible grâce à tous ses atouts ! Les atouts du hibou grand-duc… Cet oiseau fait parti d’un ordre réputé pour ses battements d’ailes silencieux empêchant aux proies de repérer l’assaillant lorsqu’il s’approche. De plus sa vue perçante, lui transmet tout mouvement dans la nuit la plus sombre et cette même vue est possible à 360° puisque tout les striigiformes sont capables de tourner leur tête complètement pour regarder derrière eux. Un dernier atout : ses serres tranchantes et son bec crochu. En fait lorsque le hibou repère une proie du haut de son perchoir, il s’élance sans bruit vers le pauvre animal qui meurt le plus souvent sous le choc des serres et au cas échéant, le prédateur achève sa proie, après l’avoir emmené dans les hauteurs, à l’aide de son bec imposant. Des menaces… Ce hibou est victime, comme tout prédateur, de sa réputation de pilleur de bétail et de poulailler. Empoisements, tirs de chasse, pillages et destructions des nids et enfin électrocutions avec les poteaux électriques ont rendu l’espèce menacée d’extinction sur l’ensemble de l’Europe (moins d’impact en Asie) depuis les années 40. Certes les effectifs ont légèrement augmentés jusqu’à aujourd’hui mais l’espèce reste dans un état critique. En fait les scientifiques ont établi que les populations fortes ne sont que peu touchées par les massacres occasionnés par les pylônes électriques alors que ces derniers font des ravages dans les régions encore peu colonisés par l’espèce. Et des solutions. Dans certains pays comme l’Allemagne et la Norvège, des programmes de réintroduction ont été mis en œuvre avec reproduction en captivité puis lachage des individus en zones à repeupler. La France s’y met peu à peu et de nombreuses zones de reproduction naturelle sont protégées (même si une grande partie reste sans protection) alors que l’espèce est strictement protégée sur l’ensemble de son aire de répartition.
ci-dessus: photo prise par Roland Clerc. Voir son site et ses galleries...Ici! Rare et difficile à observer, c’est un animal aux mœurs solitaires, excepté la période de reproduction durant laquelle le mâle et la femelle se partage les tâches pour l’éducation et le nourrissage des jeunes. Il faut savoir que les couples sont fidèles toute leur vie mais se séparent à la fin de la période de reproduction. Le " nid " est une enclavure dans une paroi rocheuse où la femelle pond 2 à 3 œufs. Il arrive que le plus robuste des oisillons supprime le second pour assurer sa propre survie (cas de sécheresse importante par exemple…). Le saviez-vous ? – Les parents vont tous deux à la quête de nourriture pour les jeunes mais seule la femelle donne la becquée aux jeunes. – Avant chaque chasse, le mâle signale sa présence sur tout son territoire et si un des mâles voisins répond faiblement (lorsqu’il est malade ou bléssé) alors le mâle en question s’empare du territoire du concurrent. – C’est l’un des seuls rapaces capables de tenir tête à l’aigle royal. – Lorsqu’un individu rabbat ses aigrettes, c’est qu’il devient egressif : Attention ! Pour plus d’info : - Rapaces de France, Pierre Darmangeat aux éditions Artémis
- Inventaire de la faune de France, MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE aux éditions Nathan
- Collection " A la découverte du monde sauvage ", Fiche n°68 : Le grand-duc d’Europe
- Le guide ornitho, Svensson, Mullarney, Zetterström et Grant aux éditions Delachaux et niestlé
- Fiche de l’espèce sur Oiseaux.net…
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