yoda a écrit: le gaz était fourni gratuitement aux habitants de Maracaïbo, du coup.... les habitants devaient laisser le gaz ouvert toute la journée, même quand il ne l'utilisaient pas.
A Bakou en Azerbaïdjan également, parce que l'allumette, ELLE est payante.
L’interdiction du torchage du gaz ne résout rien. Il n’y a pas 36 solutions pour ce gaz associé. Soit on réussit à le commercialiser, sous forme de combustible ou d’électricité, ou de matière première pour fabriquer des engrais ou autres produits, soit on le réinjecte dans le sous-sol, soit on le brûle. La seule option impossible est de l’empêcher de remonter à la surface en même temps que le pétrole.
Le sous-sol du delta du Niger n’est pas favorable à la réinjection du gaz. Les gisements ne sont pas de bons gisements bien épais et bien homogènes, mais au contraire un ensemble multi-couches de niveaux individuellement peu épais. Si on injecte du gaz dans un de ces niveaux, on a toutes les chances de le voir migrer à grande vitesse vers les puits avoisinants encore en production. La demande locale de gaz sous forme de combustibles est négligeable, et ne saurait justifier la construction d’un réseau de gazoducs à haute pression dans le delta.
Avant de se lancer dans la génération d’électricité, il faut se poser beaucoup de questions : qui consommera cette électricité (parce que, dans le delta, les clients ne sont pas légion) ? Qui assurera la distribution du courant (la compagnie pétrolière, ou la compagnie nationale d’électricité) ? Est-ce que les clients paieront leurs factures, ou est-ce que l’électricité sera fournie gratuitement ? Si elle est fournie gratuitement, a-t-on conscience que la consommation va croître de façon folle ? Si la consommation électrique s’emballe, a-t-on pensé à l’accroissement nécessaire de capacité de génération électrique dans le temps (problème du Sénégal) ? Si cette consommation s’emballe, y aura-t-il assez de gaz pour fabriquer l’électricité supplémentaire ? Si la réponse à cette dernière question est oui, que fait-on du gaz excédentaire en ce moment ? On le brûle ?
Maintenant, si on arrêtait la production des pétroles dans laquelle le gaz associé est brûlé, il faudrait supprimer le Nigéria, la Russie, la Libye, et quelques autres (Mme Joly a-t-elle ce pouvoir ?), soit au minimum un tiers des carburants distribués en France. Le rationnement et un doublement ou triplement du prix de l’essence, ça tente quelqu’un ?