de Narduccio » Ven Oct 10, 2008 5:50 pm
Le terme de cogénération est apparu dans les médias dans la fin des années 80-début des années 90. Ce terme était utilisé par des spécialistes bien avant, sans que je puisse dire depuis quand.
Originellement, on a cherché à augmenter le rendement des installations en se servant au maximum de toute l'énergie utilisée. Mais parfois ça posait des problèmes. Ainsi une chaudière pouvait être réglée pour produire beaucoup de vapeur à basse énergie pour chauffer une installation, ou à produire moins de vapeur, mais à haute énergie pour produire de l'électricité. Il est évident que le rendement n'est pas identique et dépend du prix de vente de l'électricité. Que celle-ci soit chère et il est plus intéressant d'avoir un système qui produit beaucoup d'électricité, quitte à se servir de la vapeur sortie de la turbine pour chauffer les installations. Mais, s'il n'y a pas assez de vapeur, il vaut mieux mettre en place une chaudière qui va seulement produire de la chaleur avec un rendement optimisé pour cela.
Dans les années 60, on a eu tendance à proposer une séparation des fonctions pour avoir des machines optimisées avec chacune un objectif différent. Dans les années 80, on a eu tendance à revenir vers une seule machine pouvant concilier un bon rendement dans les 2 cas. Mieux, en faisant des chaudières bien étudiées, on a réalisée des installations qui avaient le meilleur compromis possible.
Mais, il faut bien savoir de quoi on parle. Ainsi, on voit parfois des professionnels mettre en avant le fait qu'une installation de cogénération permet d'atteindre un rendement de 60%. Si on compare avec une chaudière qui ne servirait qu'à produire de l'électricité et dont le rendement plafonne aux alentours de 40%, c'est très honorable. Si on compare à une installation de chauffage bien concue et qui a une rendement de 95-98%, est-ce si bien ?