• Publicité

Le FORUM ECO-CITOYEN est désormais fermé ! Il reste ouvert uniquement pour l'accès à la lecture des sujets à considérer comme base de donnée. Merci à tous pour votre participation et à bientôt sur de nouveaux supports !

Des subtances chimiques dans notre alimentation

Gérer sa santé de manière à privilégier les soins naturels et la prévention.

Modérateur: Modérateurs

Des subtances chimiques dans notre alimentation

Messagede Admin » Lun Déc 20, 2010 8:20 pm

Bonjour,

Je souhaitais me faire le relais d'une enquête dont j'ai entendu parler à la radio et dans divers média concernant les résidus chimiques que l'on peut retrouver dans notre assiette. Cette enquête a été réalisée par le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures(qui est devenu désormais simplement "Générations Futures")!
Image

Aujourd’hui, un homme sur 2 et une femme sur 3 est ou sera touchés par le cancer en France. Nous sommes donc tous et toutes concernés par cette terrible maladie. Face à cette épidémie, nous avons décidé de lancer une campagne sur Environnement et Cancer. Le premier volet de cette campagne est donc cette enquête sur l’exposition de la population, par l’alimentation, à des substances chimiques suspectées d’être cancérigènes.

Notre but est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s’imposent .

C’est parce que nous nous en inquiétons aussi que nous avons souhaité faire cette enquête. Depuis que nous travaillons sur le sujet de l’alimentation et de la contamination des aliments, notamment par les pesticides, nous n’avons de cesse de nous interroger sur l’exposition alimentaire « réelle » à laquelle une personne, particulièrement un enfant, est soumise durant une journée. A combien de substances chimiques différents sommes nous exposés dans une journée par notre alimentation ? A quel type de substances ? Les seuils fixés par les agences officielles sont-ils respectés ? Combien de substances soupçonnées d’être cancérigènes et/ou perturbant le système endocrinien ingérons nous de manière quotidienne ?

  • 80% des français sont inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes ou les céréales
  • 80% sont soucieux des polluants que peuvent contenir le poisson ou la viande.
  • Près d'un Français sur deux estime à ce sujet que les autorités publiques de l'Union européenne n'entreprennent pas suffisamment d'actions pour protéger les consommateurs de ce risque
.

C’est pour tenter de répondre à ces questions que nous avons souhaité mener l’enquête. Malheureusement les résultats de nos analyses vont bien au-delà de ce que nous craignions. Si dans la quasi-totalité des cas les seuils légaux (normes, limites) sont respectés pour chaque substance prise individuellement, nous avons été impressionnés par le nombre important de molécules différentes retrouvées susceptibles d’avoir des propriétés cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien.

Le message que ce rapport porte est que, au vu des résultats de cette enquête, il est du devoir de nos représentants de trouver des moyens de réduire de manière substantielle l’exposition, notamment alimentaire, de la population aux substances chimiques suspectées d’être cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien.

Cet objectif est atteignable. Pour nombre de ces substances des solutions de substitution existent déjà. Ainsi pour ce qui est des pesticides et des additifs, la production d’aliments sans résidus est possible comme le prouve l’agriculture biologique.

Mise en garde sur cette enquête a écrit:Cette enquête est basée sur l’analyse des aliments des repas d’une seule journée. La composition du menu résulte d’un choix parmi des aliments de consommation courante. Elle ne prétend pas être parfaitement représentative de la consommation alimentaire française moyenne et ne prétend pas refléter exactement l’état moyen de la contamination par des substances chimiques des aliments vendus en France. Par ailleurs, nous n’avons pas fait rechercher tous les substances chimiques possibles dans tous les échantillons, mais nous avons fait rechercher les substances les plus courantes dans chaque type d’aliment. Enfin, les résultats contenus dans ce dossier n’ont pas de valeur statistique significative au regard du faible nombre d’échantillons analysés, mais sont illustratifs de la problématique traitée.

Cette enquête vise à éclairer les questionnements que nourrissent le public et nos organisations concernant la contamination des aliments par des mélanges à faible doses de substances chimiques classées, par des instances officielles, cancérogènes certaines, probables ou possibles ou soupçonnées d’être perturbatrices du système endocrinien.

Nous tenons à rappeler qu’il est important d’avoir une alimentation diversifiée et équilibrée riche en fibres, vitamines, calcium et autres éléments nutritifs nécessaires au bon développement d’un enfant et à la santé des adultes. Ainsi, nous tenons à rappeler les recommandations inscrites dans le Plan National Nutrition Santé (PNNS) notamment :
  • Manger au moins 5 fruits et légumes par jour
  • A chaque repas et selon l’appétit manger des pains, céréales, pommes de terre et légumes secs
  • Avoir 3 rations de lait et produits laitiers (yaourts, fromages) par jour
  • Limiter la consommation de sel, de matières grasses ajoutées et de produits trop sucrés
  • Boire de l’eau à volonté

Image

http://www.mdrgf.org/

Un exemple pour le déjeuner :
Image


Leurs conclusions et leurs demandes :
Demandes

Les éléments supra montrent la réalité de l’impact des cocktails des substances chimiques à faible dose et les demandes du conseil européen pour que ces impacts soient mieux pris en compte. Actuellement, l’impact des cocktails chimiques ingérés par voie alimentaire n’est pas évalué. A fortiori, l’impact de ces résidus alimentaires conjugué avec ceux des autres substances chimiques auxquels nous sommes exposés tous les jours (par l’air intérieur ou extérieur, par les cosmétiques, par les biocides…) n’est pas évalué non plus. Cette situation est inacceptable.

C’est pourquoi au vu de l'actuelle épidémie de cancers (358 000 nouveaux cas en 2010, un homme sur deux et une femme sur trois sera touché par cette terrible maladie au cour de sa vie), nous demandons l'application du principe de précaution dans l'objectif de diminuer au maximum l'exposition environnementale, et notamment alimentaire, de la population à des substances soupçonnées d'être cancérigènes ou PE.

Cela signifie pour les aliments :

  • interdire l’usage de pesticides au champ et lors du stockage des CMR 1 à 3 et des PE 1 ou 2
  • interdire l’usage des additifs possiblement cancérigènes ou PE tel que le BHA
    interdire l’usage à des fins alimentaires de tous les plastiques pouvant contenir des phtalates et/ou du BPA
  • Pour ce qui est des autres substances préoccupantes, il faut tout faire pour réduire au maximum les sources d’émission de ces substances soupçonnées d'être cancérigènes ou PE dans l’environnement.

Au niveau institutionnel, nous demandons dans le cadre de notre campagne environnement et cancer :

  • la mise en place un véritable volet environnement dans le 2° Plan Cancer.
  • de mettre le principe de précaution au cœur du PNSE2, notamment en agissant sur les cancérigènes possibles (CMR3) et les perturbateurs endocriniens.
  • De mettre en place des actions fermes de substitution immédiate pour les substances cancérigènes, certaines ou probables, et non une simple réduction de leurs émissions.

Voir : http://www.environnement-et-cancer.com
Avatar de l’utilisateur
Admin
Webmaster
Webmaster
 
Messages: 8780
Photos: 112
Inscription: Mar Sep 20, 2005 7:29 am
Localisation: Proche de vous
A remercié: 8 fois
A été remercié: 2 fois

Publicité

Retourner vers Santé

 


  • Articles en relation
    Réponses
    Vus
    Dernier message

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités

  • Publicité