DECHETS ELECTRONIQUES - Greenpeace mène une action « déchets électroniques » en Allemagne. « Haute technologie, hautement toxique » ! Greenpeace appelle l'industrie électronique à la responsabilité. A l'occasion du CeBIT, le plus grand salon international de l'électronique qui se tient à Hanovre, les militants de Greenpeace ont dressé devant l'entrée principale un robot géant composé de déchets électroniques. Objectif de Greenpeace : rappeler qu'avec le développement des outils électroniques toujours plus rapides, plus compacts, plus intelligents, s'accumulent aussi des montagnes de déchets toxiques. Selon l'association Greenpeace le PNUE estime qu'entre 20 et 50 millions de tonnes de e-déchets sont produits chaque année, soit environ 4.000 tonnes par heure. « Le CeBIT est la vitrine étincelante de l'industrie électronique et ne mentionne rien des arrières-cours toxiques du formidable développement du secteur, commente Yannick Vicaire, responsable de la campagne Toxiques de Greenpeace France. Il est criminel d'ignorer les scandaleuses décharges d'Inde ou de Chine et les dangers sanitaires et écologiques du commerce des déchets électroniques. » Le « e-Robot » érigé par Greenpeace est constitué de déchets électroniques, collectés sur les décharges d'Inde et de Chine et estampillés par les grandes marques du secteur. Il est aussi équipé d'écrans vidéos sur lesquels défilent des images des décharges asiatiques, choquantes pour les conditions précaires de travail et de protection de l'environnement. « Il est temps d'ouvrir les yeux sur le contraste entre, d'un côté, la haute technologie déployée par ce secteur et, de l'autre, les techniques ultra-rudimentaires à l'œuvre dans les décharges de pays que nous inondons de nos déchets » déclare sur place Martin Hojsik, coordinateur de la campagne Toxiques à Greenpeace International. Ainsi, les échantillons de poussières collectés l'année dernière par Greenpeace dans des ateliers de « recyclage » chinois, révélaient des concentrations de plomb plusieurs centaines de fois supérieures au niveau moyen mesuré dans l'environnement.
Grâce aux campagnes menées par Greenpeace, plusieurs firmes de l'électronique commencent à relever le défi et s'engagent à éliminer de leurs produits les substances chimiques les plus dangereuses. La semaine dernière, Hewlett-Packard, le leader du secteur longtemps cible de Greenpeace, a ainsi annoncé un plan d'élimination des retardateurs de flamme bromés et du PVC, d'ici 2007, sur l'ensemble de sa gamme. « Aujourd'hui, au CeBIT, Greenpeace pose une question aux industriels : à qui le tour ? Quelle sera la prochaine entreprise à adopter la voie de la responsabilité ? Qui préfère devenir la prochaine cible de notre campagne ? », questionne Yannick Vicaire. Des entreprises comme Hewlett Packard, LGE, Motorola, Nokia, Samsung, Sony et Sony Ericsson se sont déjà engagées à cesser d'utiliser plusieurs substances dangereuses dans un avenir proche. D'autres comme Acer, Apple, Dell, Fujitsu-Siemens, IBM, Lenovo, Panasonic, Siemens et Toshiba refusent encore de telles prises de position.
http://www.actualites-news-environnemen ... emagne.php
Normalement une loi aurait du sortir, puisque ce sujet avait été porté à la réflexion de l'UE :?:
Pour la France, ça aurait du rentrer en vigueur en août 2005
Avez-vous vu quelque chose ?
Déchets électroniques : l'heure du grand recyclage approche
A partir du 13 août prochain, la France appliquera la directive européenne sur la gestion des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE). Ce sont les consommateurs qui financeront le système.
Guillaume Deleurence , 01net., le 19/01/2005 à 19h34
...la suite
http://www.01net.com/article/264255.html







la fabrication des EEE (interdiction de divers produits polluants dans ces équipements : plomb, chrome hexavalent,...)



