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COPENHAGUE 2009 - Analyse et débats...

Ne serons traités ici uniquement les sujets Politiques en rapport avec l'environnement. La modération sera ici très attentive au bon déroulement des discussions dans le respect des autres et des idées de chacun.

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COPENHAGUE 2009 - Analyse et débats...

Messagede DELAIR » Mer Aoû 26, 2009 1:20 pm

L'ultimatum climatique, l'appel pour la conférence de Copenhague


Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique


A vous...
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Messagede Lord69 » Dim Aoû 30, 2009 9:55 am

http://www.copenhague-2009.com/

C'est à cette adresse pour signer :)
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Messagede DELAIR » Lun Aoû 31, 2009 12:29 pm

Oublie volontaire, car j'aime pas les pétitions..

A voter ... :P
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Messagede DELAIR » Ven Sep 18, 2009 3:26 pm

De l’insolvabilité du carbone aux dividendes du climat

Selon le G-8 et les plus éminents climatologues, il est impératif de limiter le réchauffement climatique à des températures qui ne dépassent pas de 2°C les niveaux pré-industriels. Si ces promesses ne demeurent pas lettres mortes, les conséquences seront radicales.
Claus Leggewie dirige l’Institute for Advanced Study in the Humanities à Essen (KWI) et est membre du Conseil allemand pour un changement global (WBGU).
31/08/2009 13:00
Cela implique pour commencer que, jusqu’en 2050, l’ensemble des émissions de carbone dans l’atmosphère ne doit pas dépasser 700 gigatonnes. Au rythme actuel des émissions de carbone, ce « budget » sera dépensé en une vingtaine d’années ; si les émissions augmentent ainsi qu’il est prévu, le monde deviendra « insolvable » en termes de carbone. Donc les efforts pour limiter les émissions de CO2 et d’autres gaz à effet de serre doivent être mis en oeuvre le plus rapidement possible. Perdre du temps entraînerait des coûts astronomiques et ne permettrait pas d’atteindre l’objectif des 2°.

Le nord, plus fortuné, ne peut pas continuer comme par le passé. Les pays industriels émergents ne doivent pas poursuivre la voie empruntée par les anciennes nations industrielles vers la prospérité et le reste du monde ne la suivra probablement. Pourtant, les négociations préparatoires sur les limites d’émissions avec les 192 pays signataires en vue du Sommet de Copenhague en décembre 2009 n’ont pour l’instant montré aucun signe d’une volonté de changement radical.

Un accord sur le climat doit être plus simple, plus juste et plus flexible que celui du Protocole de Kyoto. Pour y parvenir, le Conseil allemand pour un changement global (WGBU) suggère que soit adoptée un système de budget. L’idée est que, à l’avenir, tous les états se verront attribuer un budget national d’émissions par habitant basé sur les trois éléments constitutifs d’un accord climatique juste : la responsabilité historique des principaux pays industriels, la capacité d’action actuelle de chacun des pays et une provision globale pour la survie de l’espèce humaine.

La tâche est immense. Au niveau planétaire, il faut procéder à une « dé-carbonisation » immédiate de l’économie mondiale. Tous les pays doivent réduire leur utilisation d’énergies fossiles et adopter les énergies renouvelables le plus tôt possible. Mais comme les pays de l’OCDE (les Etats Unis et l’Australie en tête) dépasseront bientôt leur budget carbone malgré d’importants efforts, ils doivent coopérer avec les pays émergeants dont le budget est encore positif. Rompre le nœud gordien des négociations sur le climat exige de proposer des transferts de technologie et de moyens financiers en échange de la possibilité de dépasser son budget national.

Une politique de climat global responsable implique donc un changement fondamental des relations internationales et il faut un certain courage pour mettre en place les innovations institutionnelles nécessaires à la gouvernance globale. Jusqu’à maintenant, la richesse des nations était basée sur la combustion du charbon, du gaz et du pétrole. Mais, si l’on veut respecter l’objectif des 2°C, le XXIème siècle pourrait être le témoin de pays qui ne seront pas trop engagé dans la « carbonisation » (comme une grande partie de l’Afrique) ou qui finiront par abandonner cette voie (comme l’Inde et le Pakistan), et qui pourront s’enrichir en aidant les sociétés qui doivent rapidement « dé-carboniser ».

Pour le moment, tout cela paraît encore utopique. En l’état actuel, le système de permis d’émission, ou principe du pollueur-payeur, est loin d’être juste et efficace et la création d’une banque centrale du climat serait un atout majeur. Cette institution enregistrerait et superviserait les transferts de crédits d’émissions. Elle s’assurerait aussi que les échanges de droits d’émissions n’aillent pas à l’encontre de l’objectif fixé par le montant global du budget, par exemple par la vente complète des crédits inutilisés par un pays émergeant au début de la période du contrat.

Pour y parvenir, la Banque Centrale du Climat doit avoir les moyens de ses ambitions. Ce qui implique qu’elle soit responsable et qu’elle soit légitimée démocratiquement – ce qui n’est pas malheureusement le cas des agences internationales telles que la Banque Mondiale.

Il faudra aussi procéder à des changements supplémentaires dans la gouvernance globale. Ces ajustements comprennent la consolidation de négociations face à face entre les anciennes et les nouvelles puissances (les Etats Unis, l’Union Européenne et la Chine) ainsi qu’entre les nations développées et émergeantes, dont certaines nouvelles puissances régionales comme le Mexique, l’Egypte, la Turquie et l’Indonésie.

Dans ce cadre, l’ancien G-7/8 ne peut plus fonctionner de façon hégémonique mais plutôt comme un genre de courtier et centre préparatoire. Simultanément, et dans le cadre d’une architecture variable de négociations, il faudra établir des liens avec le nombre incalculable des conférences des Nations Unies ainsi qu’avec les associations politico-économiques régionales telles que l’Union Européenne, le Mercosur ou l’Union Africaine.

Cette architecture flexible (et malheureusement fragile) de négociations multi-niveau ne peut fonctionner que si elle est basée sur une morale claire, si elle a une légitimité démocratique suffisante et si elle trouve un soutien dans les sphères d’action tant nationales que locales. Les responsables du monde trouveront bien plus facile de tendre vers des objectifs de coopération élargie s’ils sont soutenus par une vision de l’avenir au sein même de la société civile.

Une société sans carbone n’est pas un scénario de crise, mais plutôt une vision réaliste d’un affranchissement des vieilles habitudes couteuses et risquées du sur-développement. En 1963, lorsque le monde évitait de justesse la catastrophe nucléaire, le physicien Max Born écrivait : « la paix du monde dans un monde rendu plus petit n’est plus une utopie, mais plutôt une nécessité, une condition pour la survie de l’humanité. » Ces mots n’ont jamais été aussi vrais.



Claus Leggewie dirige l’Institute for Advanced Study in the Humanities à Essen (KWI) et est membre du Conseil allemand pour un changement global (WBGU).

Copyright: Project Syndicate, 2009.
www.project-syndicate.org
Traduction Frédérique Destribats

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Messagede DELAIR » Ven Sep 25, 2009 11:36 am

Sarkozy se plante encore sur « le trou dans la couche d'ozone »Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 24/09/2009 | 19H47

« C'est pas gagné pour Copenhague », se disent les écolos, au lendemain de l'interview du chef de l'Etat sur TF1 et France 2. Nicolas Sarkozy s'est méchamment emmêlé les pinceaux, affirmant que « le carbone crée un trou dans la couche d'ozone », alors que le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre responsable du réchauffement de la planète -rien à voir donc avec la couche d'ozone.
Le contexte : Laurence Ferrari lui lance une question sur la taxe carbone : « Pourquoi avez vous pris cette décision ? » Voici ce que répond le Président, toujours sur un ton très tranché :

« Quelle est la situation ? Des scientifiques et des savants du monde entier se sont réunis pendant des mois et des mois pour dresser un constat, c'est le constat qui est accablant : le monde va à sa perte si on continue à émettre du carbone qui crée un trou dans la couche d'ozone et qui brise les équilibres de la planète, ça c'est un constat (…) Qu'est ce qu'on fait Laurence Ferrari ? Rien ? »

Récidive inquiétante

Le plus grave, c'est que le Président n'en est pas à sa première bourde sur un sujet ô combien important pour comprendre les enjeux des discussions qui auront lieu à Copenhague en décembre.

Déjà, dans un reportage réalisé en juillet 2008 au moment du lancement du deuxième réacteur nucléaire EPR, il déclarait que les gaz à effet de serre « font le trou dans la couche d'ozone ».

Depuis juillet 2008, on peut supposer qui ses conseillers ont du lui expliquer la différence entre les deux phénomènes. Nicolas Hulot, « l'homme qui parle à l'oreille de Sarko » selon Le Nouvel Obs, aurait pu en profiter pour rappeler au nouveau héraut de la taxe carbone des bases scientifiques essentielles.

Il confond un vide et un plein

Hervé Naillon, riverain de Rue89 et conseil en développement durable, met les point sur les i (ou rebouche les trous de mémoire du président) :

« Le président confond deux problèmes qui n'ont rien à voir et n'ont pas émergé en même temps :


•Le trou dans la couche d'ozone a été découvert en 1985 grâce aux satellites la Nasa positionnés au dessus de l'antarctique. Si l'ozone (O3) est un polluant néfaste au niveau du sol, généré par la pollution automobile, il a par contre des vertus salavatrices au niveau de la stratosphère à 20 à 40 km, car il nous protège des rayonnements ultraviolets qui sont mortels.
•Le réchauffement climatique a émergé avec le premier rapport du GIEC en 1997 : le dioxyde de carbone ou CO2 n'est pas un polluant, mais le principal gaz à effet de serre. Ce gaz fait partie de la vie, le problème n'est pas sa présence mais son augmentation à très grande vitesse du fait de l'activité humaine, qui entraine un réchauffement de la planète, responsable de dérèglements climatiques dont les effets sont incontrôlables.

Donc le président mélange un vide (le trou dans la couche d'ozone) et un plein (le CO2). »


Les Verts se sont fendus d'un communiqué de presse. Leur porte-parole Jean-Louis Roumégas est sévère :

« C'est tellement symptomatique d'un Nicolas Sarkozy qui veut jouer à l'écolo mais qui n'y connaît rien. On est dans l'approximation totale. »

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Messagede Loupo » Ven Sep 25, 2009 11:43 am

C'était pareil avec le nucléaire : tout le monde se souvient du débat Royal/ Sarkosy :mrgreen:
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Messagede pedro431 » Ven Sep 25, 2009 3:30 pm

A quoi va servir Copenhague ??? encore de la poudre aux yeux, un peu partout sur la planète on installe des centrales charbon, de l'Afrique du sud à la chine en passant par les USA et l'Allemagne.
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Re: COPENHAGUE 2009 - Analyse et débats...

Messagede drazic » Lun Oct 05, 2009 12:25 pm

Il y a un début de prise de conscience, mais pas encore d'acte (surtout du coté politique).
Car il y a un écart important entre la mobilisation citoyenne a travers le monde et la volonté politique qui par leurs vetos, ces conciliations entre parti politique accouche de souris.
Les sommets se suivent et se rassemblent, malheureusement.

De l'autre coté, la mobilisation des blogs, sites bats sont plein. Le dernier en date est Blog Action Day ( http://blogactionday.org/) :

: Un évènement qui réunit le bloggers du monde entier dans le fait de poster est un événement annuel qui unit le bloggers du monde dans le fait de poster de la même édition le même jour tout seuls blogs avec le but de discussion et de jeter des étincelles autour d'une édition d'importance globale. Le Jour d'Action de Blog 2009 sera le plus grand jamais événement de changement social sur le web. Un jour. Une édition. Des milliers de voix. Lire la suite : http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/ ... blogs.html

Je pense que l’on finira par faire entendre sa voie et que les dirigeants politiques seront bien obliger de le prendre en compte et de se « bouger le cul »

NB : voir sur mon blog
Les mobilisations, concerts sur Copenhague. Bref tout sur « Copenhague 2009, ultimatum climatique » et ces enjeux. Mobilisation : http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/petitions/
Et tout sur Copenhague : http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/copenhague-2009/
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Re:

Messagede Admin » Mer Oct 14, 2009 7:17 pm

DELAIR a écrit:« C'est pas gagné pour Copenhague », se disent les écolos, au lendemain de l'interview du chef de l'Etat sur TF1 et France 2. Nicolas Sarkozy s'est méchamment emmêlé les pinceaux, affirmant que « le carbone crée un trou dans la couche d'ozone », alors que le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre responsable du réchauffement de la planète -rien à voir donc avec la couche d'ozone.
Le contexte : Laurence Ferrari lui lance une question sur la taxe carbone : « Pourquoi avez vous pris cette décision ? » Voici ce que répond le Président, toujours sur un ton très tranché :

« Quelle est la situation ? Des scientifiques et des savants du monde entier se sont réunis pendant des mois et des mois pour dresser un constat, c'est le constat qui est accablant : le monde va à sa perte si on continue à émettre du carbone qui crée un trou dans la couche d'ozone et qui brise les équilibres de la planète, ça c'est un constat (…) Qu'est ce qu'on fait Laurence Ferrari ? Rien ? »


C'est exactement ce qui est expliqué dans le dernier reportage d'ARTE au sujet du nucléaire ... les dirigeants politiques n'y connaissent rien dans certains domaines techniques qui sont loin de leurs cursus personnels ! C'est le cas pour Sarkozy ( et d'autres) sur le sujet du climat ou du nucléaire ...
Ils se font donc conseiller par qui ? Des membres d'associations militantes indépendantes ?
Non, plutôt par des groupes d'experts auprès desquels les différentes entreprises concernées exercent un lobbying afin d'influencer les décisions politiques en leur faveur ...

non ?
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Messagede Lord69 » Jeu Oct 15, 2009 7:25 pm

C'est un des travers de nos démocraties en effet. :-(
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