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"Il y a 2 choses qui sont infinies, l'univers et la bêtise humaine. Quoique pour l'univers je n'en suis pas sûr" Albert Einstein 

« Art. L. 541-10-2. - A compter du 1er janvier 2007, il est fait obligation aux producteurs, importateurs et distributeurs de bouteilles de bière en verre de pourvoir à leur récupération et à leur réemploi par un système de consigne.
Article L. 541-10-2 du code de l'environnement
(Loi nº 2005-1720 du 30 décembre 2005, article 87)
A compter du 1er janvier 2006, toute personne qui fabrique, importe ou introduit sur le marché national à titre professionnel des équipements électriques et électroniques ménagers relevant des catégories mentionnées à l'annexe I A et à l'annexe I B de la directive 2002/96/CE du Parlement européen et du Conseil, du 27 janvier 2003, relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques est tenue de pourvoir ou contribuer à la collecte, à l'enlèvement et au traitement des déchets d'équipements électriques et électroniques ménagers indépendamment de leur date de mise sur le marché. Dans le cas où les équipements sont vendus sous la seule marque d'un revendeur, ce dernier est tenu de pourvoir ou contribuer à la collecte, à l'enlèvement et au traitement des déchets d'équipements électriques et électroniques en substitution de la personne qui fabrique, importe ou introduit sur le marché national ces équipements.
Les coûts de collecte sélective des déchets d'équipements électriques et électroniques ménagers supportés par les collectivités territoriales sont compensés par un organisme coordonnateur agréé qui leur reverse la fraction équivalente de la contribution financière qu'il reçoit des personnes mentionnées au premier alinéa.
Pendant une période transitoire courant à compter du 1er janvier 2006 et jusqu'au 13 février 2011, et au 13 février 2013 pour certains de ces équipements figurant sur une liste fixée par arrêté des ministres chargés de l'écologie, de l'économie, de l'industrie et de la consommation, les personnes mentionnées au premier alinéa ainsi que leurs acheteurs font apparaître, en sus du prix hors taxe, en pied de factures de vente de tout nouvel équipement électrique et électronique ménager, les coûts unitaires supportés pour l'élimination de ces déchets.
L'élimination de ces déchets issus des collectes sélectives est accomplie par des systèmes auxquels ces personnes contribuent financièrement de manière proportionnée et qui sont agréés ou approuvés par arrêtés conjoints des ministres chargés de l'économie, de l'industrie, de l'écologie et des collectivités territoriales.
Ces coûts unitaires n'excédent pas les coûts réellement supportés et ne peuvent faire l'objet de réfaction. Les acheteurs répercutent à l'identique ces coûts unitaires jusqu'au consommateur final et l'informent par tout moyen prévu à l'article L. 113-3 du code de la consommation.




, je me rappelle même qu'il y avait des étoiles sur les bouteilles consignées) et on les rapportait à l'épicier ou au supermarché (c'était Mamouth) et ça marchait très bien.





La consigne revient, le recyclage récompense enfin
Rue 89 - 07/10/2011 à 20h12 - Marion Gorisse
Dans un Carrefour de Seine-et-Marne, une machine donne 5 centimes en bon de réduction en échange de chaque canette et bouteille en plastique recyclée. Importé des Etats-Unis, ce « récupérateur » est unique en son genre dans l'Hexagone.
En un mois, c'est déjà devenu une habitude : chaque semaine, Isabelle et ses filles viennent déposer leurs canettes et bouteilles plastique au centre commercial de Pontault-Combault.
« Ça plaît beaucoup aux enfants de déposer les déchets dans la machine. »
Sonia et Katia, 9 et 11 ans, se chamaillent en effet pour qui en insèrera le plus dans la « RVM » (Reverse Vending Machine, « distributeur inversé » en traduction littérale) flambant neuve à l'entrée du magasin. Deux sacs vides et 36 bouteilles plus tard, la récompense arrive : 1, 80 euro. « On cumule les bons avant de les dépenser ! » raconte la mère de famille.
1,40 euro à dépenser à La Brioche dorée
Autre habitué rencontré en ce mercredi après-midi, Nordine, 32 ans, vendeur dans le magasin SFR du centre commercial. « J'ai deux bébés, alors à la maison, on consomme beaucoup de bouteilles d'eau », explique t-il.
« La démarche est intéressante, le recyclage est indispensable pour diminuer la pollution. »
Et en prime, ça paie aussi la pause-café : son 1,40 euro, Nordine les dépensera à La Brioche dorée, l'une des cinq enseignes de la galerie marchande participant à l'opération.
Reverser son gain à une association
Une petite révolution en temps de crise ? Pas vraiment, à première vue, car la consigne n'a rien de novateur. Abandonnée à grande échelle dans notre pays depuis les années 80, elle est encore monnaie-courante chez nos voisins européens et notamment en Allemagne : une loi l'impose même depuis 2003 sur les emballages jetables de bière, d'eau minérale, de boissons rafraîchissantes et sur tous les emballages d'un contenu de 1,5 litre et plus.
Trônant à l'entrée D du magasin, la RVM verte créée par la société américaine Envipco (l'un des leaders du marché avec l'allemand Wincor Nixdorf, le norvégien Tomra et l'australien Envirobanks) affiche les préceptes de l'écologie grand public :
« La planète est entre vos mains, faites la différence ! »
Mais au-delà d'une démarche écolo, l'intérêt est bien économique. Trié et compacté – une canette est réduite de vingt fois son volume et une bouteille plastique de quinze –, le déchet acquiert de la valeur dans la filière : il pourra ainsi être valorisé auprès d'un partenaire chargé du recyclage, comme Veolia par exemple.
En outre, ayant désormais une valeur marchande pour le consommateur – et c'est en cela que la démarche est novatrice –, il permet de le fidéliser à un centre commercial et de l'inciter à l'achat dans une enseigne cliente.
Mieux encore, il associe le magasin à un geste écolo et citoyen. « A terme, nous souhaiterions offrir un choix au consommateur en lui proposant par exemple de reverser son gain à une association ou de le créditer sur une carte fidélité », explique Grégoire Bureau, directeur général d'Acteco-Recycling, la société qui exploite la machine en France, et l'a proposée au Carrefour de Pontault-Combault.
Un objectif largement dépassé
« Je crois au retour de la consigne. Il faut récompenser les gens pour trier plus, surtout hors de leur foyer », explique-t-il. Ce projet-pilote est mené durant trois mois dans le centre commercial de Pontault-Combault, choisi pour être représentatif des grandes surfaces hexagonales.
« Avec 130 emballages en moyenne collectés par jour, nous dépassons largement l'objectif de 40 déchets que nous nous étions fixés », s'enthousiasme le jeune entrepreneur, ravi de voir que les utilisateurs ne se contentent pas de jeter les emballages des boissons qu'ils viennent de consommer, mais rapportent les déchets de leur domicile.
Après cet essai, qui s'annonce prometteur, l'entreprise Acteco-Recycling projette d'étendre cette formule à une cinquantaine de centres commerciaux dans toute la France en 2012.

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