AveCox a écrit:L'idée est bonne voir même excellente. Le seul hic à mon sens c'est que bien souvent les améliorations environnementales réalisées grâce à ces compensations sont réalisées dans les pays du sud. Les gens qui vont là bas, y vont fort probablement en avion et se prennent en quelque sorte de chouettes vacances mais je ne pense pas que ça soit la meilleure méthode.
Salut, même si tu ne vas pas en vacances là bas, tu peux compenser... Quand à réaliser des réductions d'émissions dans le sud, pour le GERES (CO2solidaire) le choix s'est imposé de lui même puisque l'ONG met en oeuvre des projets de développement dans ces pays depuis plus de 30 ans.
AveCox a écrit:L'idéal serait plutôt d'améliorer la situation sur place. Que les compensations soient utilsées sur le lieu où l'environnement est dégradé par ces émissions dans la logique "penser globalement et agir localement".
Penser global, tout est là ! Les pollutions classiques (marée noire, pesticides, oxydes d'Azote...) ont souvent des impacts locaux, d'où la nécessité d'agir in situ pour en limter l'impact.
Considérant les gaz à effet de serre, si l'émision es locale, les impacts sont globaux. Pensez donc que si nous avons des assurances, des technologies de pointe, des services publics, etc. qui nous permet de faire face aux menaces prévisibles du changement climatique, les populations des pays du sud en sont généralement démunies, alors même que ce sont les plus menacées (sécherresses, innondations, desertification, etc.).
Le GERES a mis l'accent sur des projets qui visent à la fois à améliorer les conditions de vie des populations et à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il me semble pertinent qu'une compensation volontaire puisse aussi aider les populations du sud à viser un développement social et économique tout en respectant le climat.
D'où le nom "CO2solidaire" pour cette initiative.
AveCox a écrit:Par exemple en finançant grâce à ces compensations des améliorations en matières d'infrastructure des transports publiques ou en favorisant l'économie sociale locale.
Est-ce le rôle d'une ONG ou d'une entreprise? Est-ce que votre financement écologique doit nécessairement financer ce qui normalement incombe à l'état et à la collectivité?
Et rassurez vous nous ne sommes pas loin de voir venir une ou plusieurs taxes carbone, qui sont certainement déjà dans les cartons de l'union européenne.
Un aute problème se pose: la mise en oeuvre de réductions en France (par exemple) impose tout un tas de procédures pour supprimer ces économies du registre officiel national, puisque je rappelle que la France a des engagements chiffrés dans le cadre du protocole de Kyoto. D'ailleur je ne suis pas sur que nous ayons légitimité à collecter des fonds dans ce cadre là.
AveCox a écrit:les problèmes d'environnement se règleront ensemble et pas chacun dans son coin.
Exactement. "Pas chacun dans son coin" inclue par ailleur les populations les plus démunies de la planète...
Par ailleur le GERES prend soin de préciser que la compensation volontaire n'a de valeur qui si elle s'accompagne d'une prise de conscience et d'une démarche individuelle plus responsable. Même chose pour les entreprises: nous demandons à ces dernières de respecter une charte qui leur impose de mettre en oeuvre des actions de réduction en complément de leur engagement avec CO2solidaire.
Cordialement.