L'article complet ici :Le Monde.fr a écrit:L'industrie agroalimentaire sait-elle contrôler les OGM ? La question se pose, alors que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a rendu public, mercredi 11 octobre, le bilan annuel de ses contrôles. En 2005, sur 69 échantillons prélevés dans des produits alimentaires, 17 contenaient des traces d'organismes génétiquement modifiés. Leur quantité était cependant inférieure au seuil réglementaire de 0,9 %. Cette publication intervient alors que du riz transgénique a été découvert cet été dans les circuits commerciaux, comme le confirme la DGCCRF. Mais cet épisode n'est que le plus récent d'une série commencée depuis plusieurs années.
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Ces dérapages posent de façon aiguë la question de la détection des OGM. Pour les plantes transgéniques autorisées, les choses sont relativement simples. Depuis 2004, la réglementation européenne fait obligation aux producteurs d'OGM de communiquer les éléments permettant d'identifier ces produits lorsqu'ils sont commercialisés. (...)
Désormais, chaque variété doit être identifiable. Face à un produit de composition indéterminée, comme de la farine, les contrôleurs peuvent, par le repérage des séquences d'ADN propres à chaque espèce, vérifier, par exemple, s'il s'agit uniquement de maïs ou si des traces de soja s'y trouvent. Ils recherchent la présence d'OGM dans l'échantillon, grâce à des séquences spécifiques, appelées "promotrice" et "terminatrice".
On peut pousser les investigations plus loin et identifier la variété d'OGM elle-même si l'on dispose des séquences fournies par les producteurs. La quantification est la dernière étape des tests, puisqu'au-dessus d'un seuil de 0,9 % de présence fortuite d'OGM, le produit alimentaire doit être étiqueté comme tel.
Pour des produits très transformés, comme les huiles ou les arômes, où il ne subsiste pas d'ADN, cette quantification est impossible. La preuve de l'absence d'OGM est alors administrative, via la mise en oeuvre de la traçabilité des produits de base employés, elle aussi encadrée par une directive européenne.
En France, plusieurs laboratoires publics sont chargés du contrôle. Celui de la DGCCRF, situé à Strasbourg, réalise environ 350 tests par an. "C'est très peu, mais nous ciblons essentiellement les matières premières, afin d'être le plus en amont possible d'éventuelles contaminations", précise Patrick Philippe, responsable de l'unité biologie du laboratoire. Celui-ci sait identifier un soja transgénique, dix maïs et cinq colzas. Mais, jusqu'alors, il ne s'intéressait pas au riz...
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Pour les OGM autorisés, les procédures semblent rodées. En revanche, face à des OGM non identifiés, comme les riz américain et chinois, les contrôleurs sont plus démunis et contraints de procéder par élimination : tout OGM ne faisant pas partie des plantes autorisées est rejeté. "Mais pour identifier une semence spécifique, il faut parfois quinze analyses, regrette Yves Bertheau. Il faudrait améliorer les méthodes afin de réduire le processus à une étape, mais ce n'est pas prévu par la réglementation".
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"Globalement, les opérateurs n'ont pas intérêt à frauder s'ils veulent conserver les marchés", note cependant Yves Bertheau. Les autorités américaines ont montré récemment de l'intérêt pour la réglementation européenne sur la traçabilité. Et la pression des distributeurs américains, échaudés par quelques retraits de produits, pourrait faire bouger les lignes.
Une difficulté particulière se pose pour les semences : alors que pour l'alimentation, un seuil de 0,9 % de présence fortuite d'OGM a été arrêté, aucune directive européenne ne fixe le seuil admissible pour les OGM non autorisés venant contaminer les semences.
En principe, aucune trace ne devrait être tolérée dans les échantillons de semence analysés : c'est la position suivie par l'Italie ou la Grèce. Mais les inspecteurs de Grande-Bretagne ou des Pays-Bas admettent un taux de 0,5 % de présence fortuite. En France, la DGCCRF se range à la position la plus stricte, mais la DGAL admet un taux de 0,1 %.
Cette attitude, qui peut entraîner la pollution des semences de l'agriculture biologique, est critiquée par les promoteurs de cette filière. En revanche, pour les semenciers conventionnels (ni OGM ni biologiques), cette tolérance est indispensable pour baisser leurs coûts face à des concurrents américains qui ne subissent pas une telle contrainte. "Il nous serait indispensable de savoir dans quel cadre juridique on travaille", estime Philippe Gracien, porte-parole du Groupement interprofessionnel des semences (GNIS). Ce flou ne peut en effet qu'entretenir les polémiques et l'inquiétude du consommateur.
Article paru dans l'édition du 14.10.06
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 895,0.html
Un article intéressant qui prouve bien qu'il est très difficile de contrôler la présence d'OGMs ou pas dans notre amélioration et ce n'est pas le peu de vérifications qui va nous rassurer
Beaucoup d'argent est en jeu et en général, dans ces conditions, ce sont les petits qui perdent, et dans notre cas, les petits sont les producteurs bio ...






"Il y a 2 choses qui sont infinies, l'univers et la bêtise humaine. Quoique pour l'univers je n'en suis pas sûr" Albert Einstein 



