Le 25 novembre prochain, un colloque va être organisé, à l'initiative de Mme Kosciuskot-moriset sur le thème "Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant" !
Dans un environnement saturé de chimie, les difficultés de reproduction et les malformations génitales chez les hommes sont désormais suffisamment avérées pour justifier d'alerter la population et de mobiliser les chercheurs.
N'oubliez pas que le soir du colloque, ARTE va diffuser une enquête sur le sujet intitulée "Mâles en péril" !!De nombreuses études européennes et américaines ont fait apparaître une diminution de moitié du nombre de spermatozoïdes en 50 ans, tandis qu'augmentait le nombre de cancers des testicules - qui se développent généralement chez les jeunes hommes - et les malformations génitales chez les petits garçons.
Un colloque sur le thème "Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant", organisé le 25 novembre par la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, doit permettre un partage d'expériences entre scientifiques européens.
"Il y a ceux qui disent qu'on ne sait pas tout et qu'il vaut mieux ne pas en parler et ceux, dont moi, qui considèrent qu'on en sait suffisamment et que plus on en parle, plus on fait avancer la connaissance et la prévention", a-t-elle résumé mardi devant la presse.
En ligne de mire: les phtalates et le Bisphénol-A, des substances omniprésentes au quotidien, utilisées pour assouplir les plastiques, qui agissent comme des hormones féminines et sont considérés comme des "pertubateurs endocriniens".
"Les mécanismes sont différents mais le résultat est le même: une féminisation", explique le Pr Bernard Jégou, président du conseil scientifique de l'Inserm.
"Et ce n'est pas seulement l'individu exposé qui est concerné, mais aussi la génération suivante", insiste-t-il: "Nous sommes porteurs de l'exposition de nos arrières grands-parents aux perturbateurs endocriniens".
A ce jour, indique-t-il, les études n'ont été conduites que dans les pays du nord et ont fait apparaître "un déclin avéré des spermatozoïdes dans les grandes villes comme Paris ou Edimbourg, avec une grande variabilité d'une région à l'autre". En France, Lille est ainsi mieux lotie que Toulouse., président du conseil scientifique de l'Inserm.
"Et ce n'est pas seulement l'individu exposé qui est concerné, mais aussi la génération suivante", insiste-t-il: "Nous sommes porteurs de l'exposition de nos arrières grands-parents aux perturbateurs endocriniens".
A ce jour, indique-t-il, les études n'ont été conduites que dans les pays du nord et ont fait apparaître "un déclin avéré des spermatozoïdes dans les grandes villes comme Paris ou Edimbourg, avec une grande variabilité d'une région à l'autre". En France, Lille est ainsi mieux lotie que Toulouse.
Mais pour l'Afrique, l'Amérique Latine et la majorité de l'Asie, "c'est le trou noir".
Pendant des décennies, les Etats ont laissé s'installer sur le marché des produits dont ils n'avaient pas les moyens de financer les tests pour s'assurer de leur inocuité. Aujourd'hui, le règlement européen Reach oblige les industriels à enregistrer leurs molécules et à prouver leur inocuité, ce qui permettra à terme de dire "quelles sont celles qui posent problème".
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie constate que "le monde politique a évolué sur le sujet et fait plus facilement place au doute".
Présidente du groupe parlementaire Santé et Environnement, en 2006, Nathalie Kosciusko-Morizet avait peiné à convoquer une journée de débats sur le sujet: l'industrie, hostile, avait trouvé à l'Assemblée de nombreux relais pour contrer son action.
"C'est aujourd'hui plus facile comme ministre que comme député", s'amuse-t-elle.
Elle est soutenue par le ministère de la Santé: Roselyne Bachelot devrait annoncer lors du colloque des mesures d'information en direction du grand public, surtout des femmes enceintes, a indiqué Didier Houssin, Directeur général de la Santé au ministère.
Même s'il continue de penser "qu'il est difficile de mettre l'accent sur des produits sur lesquels un doute subsiste, alors qu'il n'y a que des certitudes sur l'effet nocif du tabac et de l'alcool", M. Houssin admet qu'il convient d'adopter "une vision large des risques".
Le soir du colloque, la chaîne franco-allemande Arte diffusera à 21h00 le film enquête "Mâles en péril" sur le sujet, suivi d'un débat.





"Il y a 2 choses qui sont infinies, l'univers et la bêtise humaine. Quoique pour l'univers je n'en suis pas sûr" Albert Einstein 




