Spéciale transport d’animaux : quand le travail des associations paye
Début Avril : pris en filature par des enquêteurs de l’association Animals’ Angels, deux camions transportant plus de 700 jeunes agneaux d’Espagne jusqu’un Italie ont été bloqués par les forces de l’ordre à hauteur de Belforte (Italie). Prévenus par les enquêteurs, les carabiniers ont pu dresser une longue liste d’infractions à la réglementation protégeant les animaux en cours de transport, et entraînant de longues heures de souffrance pour les centaines d’agneaux embarqués : animaux entassés au mépris des normes de densité, absence de nourriture, impossibilité d’accéder aux abreuvoirs, animaux tombés au sol et piétinés par les autres. En outre, aucune aire de repos pour le déchargement obligatoire des animaux n’avait été prévue.
Après l'intervention d’une équipe de vétérinaires, les agneaux ont été transférés dans l'aire équipée de Piacenza, pour être nourris, abreuvés, et remis en condition de reprendre leur long voyage. Les deux chauffeurs, résidant au Portugal, ont été condamnés pénalement pour mauvais traitement sur animaux à une sanction globale de 9.000 €.
la deuxième :
Spéciale transport d’animaux : la Grèce devant la Cour Européenne de justice
La Commission Européenne vient de décider d’assigner la Grèce devant la Cour Européenne de justice, en vertu de manquements graves à la législation communautaire dans le domaine du transport d’animaux vivants et de l’abattage. Cette assignation fait suite à de nombreux constats d’anomalies notifiées à la Grèce de 1998 à 2006. Malgré de nombreux rappels de la Commission depuis 1998 et les nombreuses promesses du gouvernement grec, la Commission Européenne se voit aujourd’hui contrainte à cette extrémité.
En effet, et en dépit des enquêtes menées par le l’Office Alimentaire et Vétérinaire (FVO), les normes en matière de bien-être animal demeurent insuffisamment traduites dans la législation grecque et appliquées dans les faits. Concrètement, l’identification des véhicules et l’agrément des compagnies de transport n’est toujours pas obligatoire. En outre, l’absence totale d’aires de repos pour les animaux transportés sur de longues distances à proximité des ports grecs constitue un problème récurrent qui s’ajoute aux graves lacunes constatées dans les abattoirs grecs en matière d’étourdissement préalable des animaux.
source : http://www.pmaf.org/lettres/2007/lettre ... 2007-04-20






