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Pareil !!Lord69 a écrit:Et je suis farouchement antiagrocarburant.


Questions sur les aller-retours de l'Europe sur les bio-carburants
vendredi 18 avril 2008, 17:18:47 | jferre@noos.fr (José Ferré)
Lu dans Romandie News, daté du 17 avril : “Le commissaire UE à l'Environnement Stavros Dimas a jugé qu'il fallait reconsidérer les priorités en matière de biocarburants. Et cela s'il s'avérait que les objectifs fixés avaient des répercussions négatives sur l'environnement et les pays pauvres.
"L'objectif de l'Union européenne d'obtenir d'ici 2020 que 10% des carburants soient issus de plantes ne doit pas être la priorité absolue si le prix à payer pour cela est que la nature et les hommes en pâtissent", a déclaré M. Dimas dans une interview au quotidien allemand Die Welt à paraître jeudi.
Les objectifs fixés par l'UE en matière de biocarburants ne doivent pas avoir pour conséquence la faim dans le monde ou la dégradation de la nature, a-t-il ajouté, selon un communiqué diffusé par le journal.
"Nous devons tout faire pour que le besoin croissant en matières premières agricoles ne mène pas au déboisement de forêts tropicales, à la transformation sans limites de surfaces agricoles, à la destruction de la diversité des espèces et à la création d'une course aux aliments", a déclaré M. Dimas.
Les biocarburants sont de plus en plus souvent montrés du doigt en raison de la hausse vertigineuse des prix des denrées agricoles, qui provoque des troubles dans les pays pauvres.
La production massive de biocarburants est aujourd'hui "un crime contre l'humanité" du fait de son impact sur l'envolée des prix alimentaires mondiaux, avait estimé lundi Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, sur une radio allemande.“
Intéressant.
Qu'on me permette de proposer un autre sujet de réflexion, tout aussi passionnant : à partir de quelles études, publiques ou privées, menées par quels experts, selon quels process, assortis de quelles procédures de contrôle, l'Union Européenne en est-elle venue a se donner l'objectif de 10% des carburants issus de plantes ?
En d'autres termes, quels Dr Folamour inconséquents, quels fonctionnaires incompétents et irresponsables, quels lobbies égoïstes gouvernent l'Europe ?
(contrairement aux apparences, cette question n'a rien de poujadiste. Elle est le reflet d'une inquiétude sincère sur les capacités réelles d'experts auto-proclamés et sur la légitimité d'institutions sans contrôle démocratique).



L'agriculture paysanne attaquée en justice
Le gouvernement veut interdire l’association
loi 1901 Euskal Herriko Laborantza Ganbara
(1440 membres donateurs, 10 salariés), qui
défend l’agriculture paysanne et durable en
Pays Basque.
Grave remise en cause de la liberté d'association
Euskal Herriko Laborantza Ganbara (= « Chambre d'Agriculture du Pays Basque » en langue basque) est une association loi 1901 qui a pour objet le développement d'une agriculture paysanne et durable en Pays Basque. Elle compte aujourd'hui 10 salariés et est forte du soutien de 1440 donateurs. Euskal Herriko Laborantza Ganbara, qu'est ce que c'est ? Les paysans basques membres de la Confédération Paysanne, majoritaires en Pays Basque mais minoritaires dans le département demandaient en effet depuis 10 ans une chambre d'agriculture spécifique du Pays Basque pour mener une politique favorable aux petites exploitations (majoritaires en Pays Basque) et promouvoir une agriculture paysanne et écologiquement responsable. La Chambre d'Agriculture officielle des Pyrénées-Atlantiques est en effet tenue par le lobby FNSEA/grands maïsculteurs, favorable à une agriculture industrielle, favorisant la concentration en grandes exploitations, l'irrigation intensive, l'usage toujours plus poussé des pesticides et ayant lancé le projet aberrant d'une usine de bio-éthanol fabriqué à base de maïs à Lacq. Malgré le caractère largement majoritaire de cette demande (appuyée par 110 maires -toutes tendances confondues- sur les 159 que compte le Pays Basque) et 10 ans de mobilisation ininterrompue, le gouvernement va camper sur un refus intransigeant. En janvier 2004, la branche locale de la Confédération Paysanne (qui s'appelle ici ELB) avertit le gouvernement que s'il ne créée pas cette Chambre d'Agriculture du Pays Basque d'ici un an, c'est elle qui le fera. ELB mobilise alors l'ensemble de la société civile du Pays Basque et le pari est tenu : Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) est créée le 15 janvier 2005, installée dans des locaux situés dans le petit village d'Ainhice-Mongelos (64 220). Basque si le gouvernement l'avait créée : développement de systèmes autonomes et économes, développement de circuits courts de commercialisation, promotion de pratiques culturales moins consommatrices en engrais et en pesticides, politique visant à favoriser la transmission des fermes à des jeunes (et non leur concentration progressive), organisation d'un salon annuel de l'agriculture paysanne et durable intitulé Lurrama-La Ferme Pays Basque (3 éditions à ce jour, en 2006 parrainée par Edgar Pisani, en 2007 parrainée par Jacques Testart et en 2008 parrainée par Albert Jacquard, ayant réuni chacune entre 26 000 et 35 000 personnes). Le succès est impressionnant. Paysans et population locale adhèrent massivement à la démarche. L'Etat veut interdire l'association ! Mais l'Etat ne l'entend pas de cette oreille. Pour lui, cette association fait de l'ombre à la Chambre d'Agriculture officielle et au projet planifié pour l'agriculture en Pays Basque, à savoir réduire et concentrer considérablement le nombre d'exploitations (« Il faut choisir entre être nombreux ou heureux » dixit un Président de la Chambre d'Agriculture des Pyrénées-Atlantiques). (...) Le jeudi 29 janvier 2009 à Bayonne, à la suite d'une plainte officielle du Préfet, l'association et son Président, Michel Berhocoirigoin, seront traînés devant le tribunal correctionnel : au delà de la peine risquée (un an de prison ferme et 15 000 euros d'amende), c'est carrément l'interdiction de l'association qui est en jeu.
+ d'info et pétition sur
http://www.ehlgdoitvivre.org

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