Chantal Jouanno ne se mouille pas pour les ours des Pyrénées
La secrétaire d'État à l'Écologie Chantal Jouanno à Toulouse aujourdhui, s'est rendue à la réunion de Comité de massif pyrénéen pour évoquer un plan en faveur de la biodiversité. Résultat :
"Je ne veux pas instaurer un dispositif de réintroductions systématiques d'ours, car j'estime que l'écologie doit se faire avec les populations locales", a-t-elle déclaré.
« Deux ours vont être réintroduits prochainement dans les Pyrénées ». C'est un membre de l'administration qui l'affirme sous couvert d'anonymat. Quand ? « Ils seront lâchés à l'automne », ajoute-t-il. Où ? « En Béarn, dans le massif du Barétous ». D'où viendraient-ils ? « D'Espagne, des Cantabriques ».
L'hypothèse de nouvelles réintroductions avait été évoquée en janvier par la secrétaire d'État à l'Écologie, Chantal Jouanno. Mais interrogé avant-hier, les services du ministère nous répondent : « Il ne s'agit que d'une rumeur ! »
Chantal Jouanno vient pourtant ce lundi à Toulouse. Elle va annoncer « un plan sur la biodiversité », et indique qu'elle « reviendra sur la situation particulière de l'ours, du bouquetin, du vautour fauve et du desman des Pyrénées ». Elle ne se contentera sans doute pas de déclarations de bonnes intentions.
La ministre précise aussi « qu'elle ira à la rencontre des membres du Comité de massif des Pyrénées afin de proposer l'élaboration d'une stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité, prenant pleinement en compte les dimensions économiques et humaines des territoires pyrénéens ainsi que leurs richesses patrimoniales ».
La question de l'ours est un sujet qui fâche et divise. Les fourches sont déjà levées. Lundi, plusieurs centaines de Pyrénéens, hostiles à l'ours, viendront en bus à Toulouse pour manifester. « Il ne fait aucun doute que la secrétaire d'État vient vanter… les bienfaits des lâchers d'ours », réagit dans un communiqué l'Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées, l'Addip, qui appelle au rassemblement.
D'un côté des éleveurs, des élus, qui ne veulent plus de l'ours croqueur de brebis, même si les attaques sur les troupeaux dues aux plantigrades ne représentent qu'1 % des prédations.
De l'autre, les associations de protection de l'environnement qui réclament « d'urgence » de nouvelles réintroductions de plantigrades. « La protection des espèces animales est une des obligations des pays membres de l'Union européenne », rappellent-elles.
Les positions sont tranchées, paraissent inconciliables. L'une après l'autre, les ministres se repassent la patate chaude. D'abord Nelly Ollin, puis Chantal Jouanno.
Après un round d'observation d'un an, la secrétaire d'État arrive avec un plan. « Vous avez déclaré que vous ne serez pas la ministre qui renoncerait à sauver l'ours, et nous vous faisons confiance. Mais l'ours ne peut attendre », demande le CAP-ours, un collectif d'associations.
Les membres du Comité de massif pyrénéen sont dubitatifs. Parmi eux, Marc Carballido, vice-président du conseil régional Midi-Pyrénées : « Les Pyrénées ont des difficultés économiques : l'agriculture de montagne souffre, le tissu industriel se délite, on assiste à la casse des services publics. On pense que le massif pyrénéen doit être vivant, et que l'on doit conduire en priorité des actions en direction des hommes ».
Le conflit entre les pro et les anti ours commence aussi à lasser.
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/07 ... enees.html
J'ai du mal à me rendre compte si l'ours pose autant de problèmes que les anti-ours le disent.
Est-ce que ce n'est pas comme avec les grèves des transports ? On se souvient plus facilement des jours où il y a eu des problèmes que des jours où tout s'est bien passé.





Ca ne vas pas les calmer ça !
"Il y a 2 choses qui sont infinies, l'univers et la bêtise humaine. Quoique pour l'univers je n'en suis pas sûr" Albert Einstein 

